Pourquoi le SIEL ne pouvait que quitter le RBM - Par Gérard Brazon

Publié le 9 Novembre 2016

SIEL a donc rompu les amarres avec le Rassemblement Bleu Marine. Un RBM qui se voulait  le regroupement de partis  patriotes partageant le même idéal de la France indépendante et souveraine sans pour autant être adhérent au Front National.

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Cette attitude avait une valeur à une époque où le Front National souhaitait élargir sa base vers la droite. Une droite nationale qui ne se retrouvait pas dans les discours européistes, immigrationnistes, voire islamophiles des partis de droite classique UMP et Centristes qui ont depuis longtemps, oublié les positions et les discours du général De Gaulle sur la France souveraine et son indépendance. Cette droite culturellement gauchisée aura donc tout trahi y compris son propre logiciel, et son ossature idéologique. Elle est sans colonne vertébrale et se montre ravie de ramper au côté des socialo-communistes en communiant avec les technocrates de Bruxelles.

Le Front National, seul parti de droite nationale voulait augmenter son audience. La diabolisation interdisait les rapprochements. Tous savaient qu’entrer au FN valait la mort politico-médiatique. Il fallait un certain courage, ou une bonne dose d’inconscience pour quitter le RPR, devenu UMP et autres, pour entrer au FN. Le plus souvent, comme simple militant pour les moins gradés. Sans compter la méfiance de ceux qui vous regardez venir, et certains cadres qui n’hésitaient pas à vous faire remarquer d’où vous veniez.

Le SIEL avait donc cette mission de regrouper en son sein, ces patriotes et de les « acclimater » en quelque sorte au FN. Le moment venu, après des campagnes électorales communes, des rencontres et des amitiés entre militants, l’union patriote pouvait se réaliser tranquillement.

Il se trouve qu’avec l’arrivée de Florian Philippot, que l’ancien Président de SIEL Paul-Marie Couteaux avait présenté à Marine Le Pen, la donne changea peu à peu. Cette approche envers les patriotes se trouvant à droite, bascula tout doucement et la direction et son nouveau Vice-Président commença à s’orienter vers les souverainistes de gauche, les socialistes de Chevènement d’où venait Monsieur Philippot. Certes, ce fut fait d’une manière tranquille, sans heurt et sûrement avec l’aval de Marine Le Pen. Les différents Secrétaire de Fédération issus du FN historique furent remplacés par des jeunes hommes, validés par Monsieur Philippot. Après tout, pourquoi pas ! Sauf que ces jeunes étaient d’illustres inconnus le plus souvent, et qu’ils n’avaient aucune expérience politique d’où une nomination qui a donné la sensation d’un fait du Prince.

Le SIEL était sous contrat. Son rôle bien délimité. À lui d’offrir une passerelle pour permettre le passage d’un membre souverainiste issu d’un parti de droite classique, vers un parti souverainiste militant pour l’indépendance de la nation, et les libertés. En clair, à SIEL d’animer ces militants proches dans les idées, mais refusant d’être amalgamé au FN.

Ce contrat avait une contrepartie qui était pour le FN de permettre une visibilité du SIEL, des élus, un traitement équitable et un respect des cadres dirigeants et des militants du SIEL.

Cette contrepartie ne fut jamais mise en place. Les retours ne furent que l’expression d’une sorte de mépris de la part de la direction du FN et de Monsieur Philippot en particulier. Pour cette direction, l’ouverture était désormais à gauche. Le SIEL pouvait attendre.

Il se trouve que le SIEL voulait vivre encore. Il ne se voyait pas dans la peau d’une duchesse Du Barry implorant au bourreau, quelques minutes de plus. Il avait conscience qu’il représentait un potentiel si ce n’est une force en devenir. Le SIEL restant fidèle à ses idées et à travers Monsieur Karim Ouchikh, menait un combat de terrain que refusait désormais le FN. Il était à la tête de manifestations publiques de protestations:

1/ devant l’Ambassade d’Allemagne contre les propos d’Angela Merkel en faveur de l’immigration de masse,

2/ devant l’Ambassade de la Hongrie pour soutenir Victor Orban qui refusait l’accueil des clandestins et autres déserteurs,

3/ soutenait les manifestations de Riposte-Laïque et des vilains islamophobes Pierre Cassen et autres.

4/ était présent à la Manif pour tous.

5/ manifestait avec des partis politiques souverainistes de droite comme Christian Vanneste, des fondations patriotes comme Polémia de Jean Yves le Gallou, participait à des émissions sur TVLibertés, etc.

6/ participait aux journées de Béziers avec Robert Ménard.

Des actions qui réunissaient également de nombreux militants du Front National. Ceux-ci d’ailleurs, ne comprenaient pas la timidité, si ce n’est la frilosité de la direction du FN. Beaucoup posaient des questions en interne. Les réponses étaient toutes les mêmes. Le SIEL était un parti destiné à mourir de sa belle mort après juin 2017.

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La direction si ce n’est une minorité au sein de cette direction, ne voulait plus entendre parler de SIEL jugé dangereux par ses prises de positions sur l’islam, l’immigration, les valeurs judéo-chrétiennes, la France charnelle, la France de Clovis à aujourd’hui, et non celle de 1789, voire celle de 1945. Un peu comme le fait cette gauche qui a en horreur cette France à la culture millénaire. Celle des Rois, des Empereurs et des Républiques.

Sur l’islam en particulier. Les militants de SIEL, sa direction ne pouvaient pas accepter un discours séparant de fait l’islam et l’islamisme. Considérer comme un fait accompli que l’islam est compatible avec les lois de la République alors que nous savons tous, y compris au bureau politique du FN, au Comité central du FN, par tous les militants du FN, qu’il suffit de lire le Coran pour savoir que l’islam n’est pas compatible, si ce n’est sur :

1/ Les droits de la femme jugée « champs de labour« , que l’on peut battre si elle est désobéissante, qu’on lapide si elle est infidèle à son mari, (qu’en pensez-vous Marine, de n’être que « le champ de labour » de votre compagnon Louis dans la pensée coranique compatible ?).

2/Sur le droit de quitter l’islam sans encourir la peine de mort, sur la charia qui appelle à couper les mains, les pieds, etc.

3/ sur l’exécution des homosexuels en les pendant, ou en les jetant du haut des maisons.

4/Sur la valeur du Coran, livre déclaré « incréé » et parole de dieu tombé du bureau d’Allah sur la tête de Mahomet.

Comment renégocier les termes de ce livre barbare avec un dieu « si tolérant et aimant la paix » si amoureux de l’humanité comme chacun le sait en Arabie Saoudite, ou dans les pays musulmans ou conquis par l’islam ? Pour mémoire, certains musulmans ont essayé devant la réalité d’un livre d’abêtissement des peuples. Ils ont été pendus, ou décapités.

Que Marine Le Pen elle-même, que Florian Philippot pensent et disent qu’il est compatible, relève d’une ignorance forte de ce qu’est l’islam. À la manière d’un Ali Juppé qui n’a jamais ouvert le Coran, mais finance une mosquée et une école coranique à Bordeaux.

Alors SIEL, devant ce déficit clair ne retrouvait plus les marques patriotes des origines. Souveraineté, Indépendance, Et Liberté. Devant le mépris de la délégation du FN (Louis Aliot, Gilbert Collard, et Nicolas Bay), face aux propos vexatoires de monsieur Nicolas Bay demandant à la délégation de SIEL de n’être que les toutousdu FN, les exigences intolérables envers SIEL, de cesser de rencontrer les rédacteurs et responsables de Riposte-Laïque, les responsables politiques de droite défendant les valeurs judéo-chrétiennes. D’interdire que SIEL soutienne publiquement que l’islamophobie n’est pas un délit, encore moins un blasphème, mais que c’est un juste combat contre un islam envahissant et conquérant. Stupeur dans la délégation de SIEL.

Pourquoi refuser la visibilité de SIEL au côté du FN en toute indépendance ?

Pourquoi refuser d’accepter que des candidats SIEL participent conjointement avec les candidats du FN aux législatives (80 candidats SIEL proposés, 80 refus).

Tout cela a abouti à une rupture que chacun regrette à SIEL et que certainement beaucoup de militants du Front National ne vont peut-être pas comprendre s’ils n’ont pas les clefs de la compréhension, s’ils ne réalisent pas que le New-FN de Florian Philippot n’est plus tout à fait celui qu’ils ont connu. La dédiabolisation oui, la décolorisation de la pensée nationale et patriote, non ! Le bleu est bleu nom de dieu, pas un rose vaguement bleuté.

Ces militants doivent savoir que SIEL aura été jusqu’au bout de l’impossible. Ce fut un véritable chemin de croix. Un avalage permanent de couleuvres. La direction de SIEL voulait l’union, voulait se battre auprès des militants du Front National. La direction FN, à mon sens minoritaire, a traité les dirigeants de SIEL en parfait dhimmis.

En fait, le FN craint qu’au lieu que SIEL recrute dans la droite classique, celui-ci le fasse chez les militants du FN. Mauvais calcul. En refusant au SIEL sa place de parti politique allié (et non rallié) mais indépendant, d’accepter son combat contre l’islam et le grand remplacement, le FN prend le risque de voir ses militants venir dans un parti fidèle à ses valeurs d’origine. Refuser comme le fait Marine et Florian, la droite « hors les murs » du FN, c’est surtout risquer que les militants du FN fassent le mur.

C’est le mépris des militants de SIEL par la direction du FN, son refus d’honorer le contrat de base, son refus d’assumer le remboursement dû à SIEL par l’État, suite aux dernières élections, la quasi persécution permanente contre SIEL pour ses prises de positions face à l’islamisation de la France, et sa lutte contre le grand remplacement devenu, lui aussi, un gros mot au Front National, malgré sa réalité visible dans nos rues, la remigration,  la position de Florian Philippot au sujet du burkini sur l’égalité de traitement à avoir, entre le christianisme (les Croix), le judaïsme (la kippa), et l’islam (le burkini), comme si l’islam était, au même titre que les deux premières religions, fondatrice de la France alors même que celui-ci fut d’abord, un prédateur jusqu’à Poitiers, et un pilleur de la France sur nos côtes et nos terres du Sud. C’était insupportable.

C’est un ensemble de faits et de causes qui ont finalement causé cette  rupture. Pour autant, SIEL votera pour Marine Le Pen puisque à l’heure actuelle, rien ni personne n’est en mesure d’être un meilleur candidat pour les patriotes.

Espérons que le FN retrouve ses esprits, que la minorité agissante de la direction réalise qu’elle ne peut pas oublier ses valeurs fondatrices, que les militants très disciplinés en général, fassent savoir que le vote musulman n’est pas la clef de la victoire des patriotes de France. Croisons les doigts. SIEL quant à lui, recevra tous ceux qui souhaiteront continuer le combat pour les valeurs judéo-chrétienne, la France charnelle et éternelle, et la lutte contre l’islamisation et l’immigration envahissante et conquérante.  Vive la France.

PJ communiqué de SIEL

Gérard Brazon (Liberté d’expression)

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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jean-luc 10/11/2016 14:53

Il est vrai que quelquefois, on se demande qui tient les rênes: F. Filippot ou M. Le Pen. Il est également regrettable que le SIEL soit jugé et traité de cette façon. Mais peut-être qu'au vu des sondages pré-électoraux, Marine, qui me déçoit dans cette posture, se ressaisira ... allez savoir. La politique est un métier, ennemis aujourd'hui, copains demain !