Enfer et damnation ! Les profanateurs de Sarre-Union sont des antifas néo-nazis ! Par Caroline Alamachère

Publié le 20 Février 2015

Encore raté ! Décidément le mauvais sort s’acharne, quand ça veut pas, ça veut pas ! Le sujet aura enflammé la France ces deux derniers jours : la haine des fachos du FN est-elle coupable de la profanation des tombes juives du cimetière de Sarre-Union ?

Pour les uns, l’affaire était faite et bien faite, c’était encore un coup de l’extrême droite avec ces fameux skinheads à crête rose, pour les autres, les adeptes de Mahomet étaient passés par là, tout comme cette histoire de voitures la semaine dernière portant les inscriptions « juif » qui a fait le buzz, alors que c’était un homme de confession juive qui les avait lui-même inscrites pour se victimiser afin de justifier d’un relogement social.

On pouvait s’interroger sur le nombre assez conséquent de 250 tombes avec des stèles de plusieurs kilos mises à terre par cinq ados boutonneux. Le cimetière ayant déjà été profané plusieurs fois ces dernières années, on peut penser que la plupart des tombes étaient probablement déjà en piteux état avant leur passage.

Quelques voix ont bien tenté de suggérer l’œuvre d’antifas, éternellement en déshérence dans leur tête mais elles ont été vite étouffées. L’affaire été faite et la messe dite : le FN avait probablement armé le bras de ces freluquets.

D’autres tombes ont été profanées dans le même temps, chrétiennes celles-ci, dans les cimetières de St-Laurent-de-la-Cabrerisse dans l’Aude, de Matoury en Guyane, de Marennes en Charente-Maritime, ainsi qu’au cimetière de Tracy-sur-Mer, profanations pour lesquelles aucun politique n’a jugé utile de se déplacer, certains défunts comptant probablement plus que d’autres à leurs yeux. Des tombes chrétiennes, la belle affaire ! Ce gouvernement a des priorités et manifestement les Français de culture chrétienne n’en font pas partie.

Les médias ne s’y sont d’ailleurs pas trompés, parlant de « vandalisme » à chaque fois qu’il s’agissait de sépultures chrétiennes et de « profanations » pour les tombes juives… Une ségrégation douteuse et dont l’ostentatoire différence de traitement sonne comme un soufflet sur les joues de mes compatriotes chrétiens de plus en plus souvent humiliés et méprisés par la classe médiatico-politique.

Pour France Bleue Alsace il était question dans l’affaire de Sarre-Union de « saluts nazis et « Heil Hitler ! » : mobile antisémite avéré dans la profanation du cimetière à Sarre-Union », une affirmation retweetée par le député socialiste Philippe Bies par ailleurs silencieux sur la profanation de Tracy-sur-Mer, lui qui avait déclaré ce 17 février que « profaner c’est insulter toutes les religions, c’est souiller la République ». Oui, « République » c’est le nouveau nom donné à notre pays…

Le visionnaire député avait lourdement sous-entendu que le FN serait derrière cet acte, rêvant sans doute de réitérer le gros mensonge de Carpentras, mais l’art de mentir comme Mitterrand demande un certain talent que manifestement M. Bies ne possède pas : « C’est sans doute une coïncidence mais le FN a fait près de 41% aux dernières municipales à Sarre-Union », un sous entendu allègrement repris sur Twitter, alors que dans le même temps Marine Le Pen condamnait sans ambiguïté : « La profanation de lieux de sépulture est un acte profondément lâche et révoltant ». 

Quelqu’un avait bien tenté de le raisonner en affirmant qu’il ne pouvait tout de même pas incriminer un parti politique pour une telle chose, à quoi notre député socialiste a répondu sans état d’âme : « Aucun parti n’incite à de tels actes? C’est une blague… ».

Le fameux « pas d’amalgame » garant des valeurs républicaines a vite fait d’être jeté par dessus les moulins quand il s’agit de désigner l’ennemi politique, surtout quand le peuple commence à le trouver plus sympathique que le portrait qu’on lui en dresse depuis trente ans.

Ciblant l’air de rien une minorité, le CRIF avait appelé à l’amélioration du « vivre ensemble », quant au président de l’EECAM (Espace Européen des Cultures Arabo-Musulmanes) que l’on sentait les fesses serrées sous son kami, il semblait craindre l’œuvre de jeunes musulmans « un acte ignoble et lâche qui a ciblé les morts pour nous blesser et semer la discorde ».

Et là patatras ! Le drame ! Les profanateurs sont allés se dénoncer et l’on apprend que ce sont des gauchises « antifas » issus de familles de notables, pire encore, de parents enseignants ! La catastrophe !

Comme le disait un internaute « le ventre de la bête anarcho-gauchiste est encore fécond ». En effet, selon le journal Le Monde, on apprend que Pierre B., le meneur qui aimait tendre le bras au cri de « sieg heil ! », avait à cœur de combattre « le fascisme » et qu’il portait des vêtements avec des slogans antifascistes. On ne peut s’empêcher de songer au jeune Clément Méric, lui aussi fils d’enseignants et qui lui aussi a voulu faire la peau de « fascistes » qui n’existaient que dans sa tête. On a vu où ce fantasme l’a mené…

Dominique Reynié, professeur à Sciences-Poavait décrété que les trois foyers de l’antisémitisme en France étaient – dans l’ordre – les électeurs du FN, les Français musulmans « où on trouve également une opinion antisémite qui se partage plus facilement » et enfin « les proches du Front de gauche et les électeurs de Jean-Luc Mélenchon en 2012, où là aussi on trouve, à un degré moindre et sur des ajustements ou des agencements différents, l’expression d’un antisémitisme fort ».

L’un des amis de Pierre B. témoigne : « On ne parlait pas politique mais si on évoquait le Front national, il se mettait sur ses deux pattes arrière et se mettait à grogner. Il prétendait se battre contre le fascisme et était très remonté contre la police. Il traitait les policiers et les militaires de fascistes, avec une hargne qui me mettait mal à l’aise ». On se sent également mal à l’aise à la lecture de ces propos : parle-t-il d’un chien ?

Ce fils d’enseignante a t-il lui-même manqué d’instruction, ou bien sa mère, responsable de dizaines d’élèves qu’on lui confie, lui a t-elle inculqué la haine des garants de l’ordre, fonctionnaires d’Etat comme elle ? A t-elle omis d’expliquer à son fils qu’un mort, quelle qu’ait été sa croyance de son vivant, ça se laissait reposer en paix ?

On se demande comment les gauchistes vont bien pouvoir se dépatouiller de tout cela. Tout de même, tant d’investissement dans des campagnes de communication rassurantes, dans des promesses de sévérité et des coups de menton rageux à l’intention de l’extrême droite rancie et du FN, tout ça pour être lamentablement trahis par son propre camp… C’était bien la peine, tiens… Ah les p’tits cons !

Caroline Alamachère

 

Rédigé par Gérard Brazon

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