Marine Le Pen: lettre à une amie ancienne proviseur!

Publié le 24 Février 2015

J'ai reçu un courriel d'une amie qui clairement n'est pas de droite, mais qui est tombé dans les travers habituels qui consistent à décortiquer un message, un discours pour en extraire de quoi alimenter une angoisse politique et autres névroses.
 
L'objet de délit est un livre au titre évocateur: Décryptage du nouveau discours frontiste, aux éditions du Seuil par Cécile Alduy, professeur de français à l’université de Stanford, en Californie et Stéphane Wahnich, professeur de communication politique à Paris-Est-Créteil. ce livre se veut (se prétend serait plus juste?) une analyse lexicale de 500 discours de Marine Le Pen. Cette amie en conclue que c’est un livre profond, qui libère définitivement le lecteur de l’éventuelle emprise inconsciente qu’auraient pu avoir les discours frelatés de Marine Le Pen. La pièce est dite !
 
Tout le reste est à l'avenant. Le parti pris est évident. Sus à Marine qui est de facto soupçonnée de ne pas être dans un discours vrai.
 
Par exemple: Son discours est double, elle adapte ses argumentaires selon ses auditoires. Là où il est pourtant naturel de s'adapter en fonction de son auditoire, devient totalement suspect pour les deux professeurs. C'est deux là n'on pas dû entendre parler de Maurice Thorez (patron des communistes avant et après guerre) qui s'habillait en ouvrier lorsqu'il allait haranguer "les masses ouvrières" dans les usines. Je n'ai jamais vu Marine Le Pen faire ce genre d'artifices. Pas plus dans les discours qui restent cohérents d'un bout à l'autre et sur une grande distance. Ce qui est loin d'être le cas d'un Fillon, Sarkozy, Hollande et autres Juppé et Cambadélis.
En dépit de ce double langage Marine Le Pen ne se contredit jamais. Son discours est « étagé », les mots et les argumentaires sont choisis en fonction des publics, mais les référents et les mesures proposées restent les mêmes. Ouf, nous l'avons échappé belle. Car imaginez que ce ne soit pas le cas ?
Mais ils ne sont pas les seuls. Nous assistons à une mobilisation des Profs.
 
Il y a Pascal Perrineau également, prof à Science-Po (C'est tout dire) qui intervient dans les propos de mon amie : Le parti lepéniste a forcé les portes de la République. Il s’emploie aujourd’hui à en squatter les valeurs. Il est urgent d’en décrypter les ruses. Les condamnations morales ont fait long feu. Plus que jamais c’est un combat politique. (LA FRANCE AU FRONT – Pascal Perrineau-Fayard- 2014.). Là aussi, la messe est dite.
 
 D'où ma réponse
 
Chère Amie.
J'ai eu du mal à aller au bout de cette litanie d'accusations, de suppositions, de caricatures, de recherche à la limite risible du "démontage" des discours de Marine Le Pen. J'eusse aimé que l'on démonte de la même manière, bien d'autres discours de droite comme de gauche, à commencé par celui des socialistes depuis la fin de la deuxième guerre mondiale et celui des communistes.
 
Mais bon, c'est le FN et c'est Marine.
Je relève une erreur dans le propos comme le "Grand remplacement" qui fût inventé par Renaud Camus et non par Alain Soral, pro musulman et antisémite ou reconnu comme tel. Un homme qui fit le tour de l'échiquier politique allant du PC à son parti politique en passant par le FN d'ailleurs.
 
Renaud Camus, un sage, a théorisé à juste raison sur l'idée que la France subi un choc culturel sans précédent et un remplacement de population. Il suffit d'ailleurs de connaître les chiffres de la démographie pour savoir que la femme issue de l'immigration fait plus d'enfants. Ce ne serait pas très grave si ces enfants avaient le même substrat culturel et s'assimilaient facilement. Mais ce n'est pas le cas. Il suffit de prendre le métro parisien, sauf à croire que les FDS ne prennent jamais les transports en commun.
Je connais assez bien mon histoire des hommes politiques français, mon histoire de France et particulièrement la troisième et la quatrième république. Je pourrais faire le même discours à l'envers en prenant Léon Blum, Jules Ferry, Clémenceau, etc. Mais les époques sont différentes. En histoire, contrairement à ce que font les socialistes, il ne faut pas faire de raccourcis entre deux époques.
 
Sous la cinquième, nous avons eu aussi nos salauds, à commencer par ceux qui ont décolonisés l'Algérie. Je suis gaulliste pourtant mais 1962 est pour moi l'année noire du gaullisme. Une tache sombre dont je ne suis pas fière.
Puis-je te rappeler les propos de Gilles Bourdouleix, maire UDI de Cholet qui fût réélu en 2014 : "Hitler n'en a peut-être pas tué assez" à propos des gens du voyage ! Plus un mot depuis ! Tu noteras que l'on ressasse les propos de JMLP datant de 1986 -1989 et jamais ceux qui ont fait bien pire, comme ce maire ! Mais il est vrai qu'il est à l'UDI, le parti allié de l'UMP.
Alors en effet, on peut faire un livre sur les discours de Marine, tordre le coup à des propos. Je note que Pascal Perrineau n'est pas un homme de droite. Il enseigne à Science po qui n'est pas non plus réputée pour ses idées politiques de droite.
 
Tu aurais pu aussi faire tes courses à Minute qui déteste Marine Le Pen pour des raisons contraires à ces trois profs, où à Rivarol qui déteste Marine Le Pen également. Dans ces deux journaux qualifiés d'extrême droite, Marine est vilipendée à longueur de page. Ils sont d'extrême droite dit-on ! Justement, cela change tout et surtout l'axe d'attaque d'un personnage central qui se veut ni de droite, ni de gauche !
En clair, tu t'es laissé embarquer dans une galère qui n'est pas à la hauteur de ton intelligence. À force de vouloir nier, refuser, on finit toujours par tomber sur un os !
 
Marine Le Pen n'est pas une sainte, cela tombe bien, ce n'est souhaité par personne. Pas même par elle. Les Saintes sont chiantes et ne connaissent rien de la vie la plupart du temps. Ce n'est donc pas le cas de Marine Le Pen: mariée, divorcée, mère de trois enfants, vivant en couple, et même pas avec un noir, pas même un homosexuel contrairement à la doxa socialiste de la bien pensance qui aime tant la mixité et les mélanges à tous les niveaux . Elle est simplement une femme libre, une femme de son temps, libre de dire et de penser. Loin de la Sainte n'écoutant que son dieu ! Loin de la femme d'hier soumise à son mari. Bref, une femme moderne qui ne supporterait pas la sourate 4 verset 34 qui autorise le mari à battre sa femme. Pas même la sourate 2 verset 223 qui considère la femme comme un "champ de labour" !
 
C'est une femme patriote qui se bat pour une certaine idée de la France. Cela aurait dû pourtant te plaire !
Quant à Pascal Perrineau, il me fait penser à ces chiens qui reniflent les éventuelles mauvaises odeurs. Il est derrière l'objet de sa recherche puisqu'il ne sera jamais à l'avant de quoi que ce soit ! Comme il n'a rien, ne sent rien, il suggère, suppose, suppute, imagine du haut de sa "science". Il décortique les phrases, les mots pour en trouver de quoi se mettre quelque chose sous la dent ! Une sorte de coprophage littéraire qui s'ignore. Effarant.
 
Et toi tu reprends le discours et tu te laisses emmener, car au fond, cela répond à tes interrogations. Car ça bousculerait trop ton confort intellectuel, tes certitudes que de constater que Marine Le Pen n'est pas le symptôme d'une maladie mais bien une solution pour que cette France que j'aime, celle que j'ai héritée, pour qu'elle ne devienne pas ce magma multiculturel où le Français devient une langue secondaire, où mon histoire ne serait plus que l'histoire d'un peuple de blancs, judéo-chrétiens, abruti et méchant par nature, et s'étant comporté comme des négriers, des colonisateurs comme on l'enseigne aujourd'hui dans nos écoles où la plupart des élèves ne savent même plus ce qu'est la France ! Leur inculture historique est navrante, leur capacité de réflexion est proche de zéro. Pourtant, ils s'interrogent, mais personne ne répond à ce vide culturel qu'ils ont et ressentent, sauf les "frères musulmans" dans les cités.
 
J'ai été un privilégié, j'ai pu inscrire mes enfants dans d'autres écoles où la langue, l'histoire et la culture française étaient encore enseignés. Pour combien de temps ? Déjà les socialistes songent à brider les écoles privées.
Je refuse la mixité avec l'islam, car c'est toujours l'islam qui finit par s'imposer avec ses règles qui n'ont rien de démocratiques, (voir ce qu'il a fait de tous ces peuples, de toutes les terres autrefois chrétiennes, de l'Irak au Maroc en passant par l'Égypte, sans compter la Turquie, etc.) Je refuse le multiculturalisme qui est source de guerre civile.
Je ne désespère pas que tu ouvres enfin les yeux toi qui fût proviseur à l'éducation nationale
Gérard Brazon (Le Blog)

 

Marine Le Pen: lettre à une amie ancienne proviseur!

Rédigé par Gérard Brazon

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