Sami Aldeeb : il n’y a pas de différence entre le modéré Averroès et l’Etat islamique Par Guy Sauvage

Publié le 23 Février 2015

Chaque bien pensant nous bassine avec "Al Andalouse" qui serait, aux dires de bonnes âmes, une sorte de paradis d'Allah sur terre. Tous ne vont pas au fond de cette société basée sur la charia et dont les chrétiens et les juifs n'étaient que des êtres inférieurs protégés (Statut de la Dhimmitude). Nul ne dit les chaînes des chrétiens mis sur les façades de la Cathédrale de Tolède à sa libération pour que personne n'oublie ce qu'était de vivre sous l'islam. Il y a des occupations qui sont passés sous silence. Celle de l'islam sur les terres autrefois chrétiennes est totalement passée sous silence.
Gérard Brazon
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La vidéo 3 des interviews du professeur Sami Aldeeb porte sur l’inconciliable entre la démarche réflexive des « lumières » et celle antinomique de l’obscurantisme inhérent à l’islam.

Nombre d’auto proclamés « intellectuels musulmans des Lumières », seuls admis par les médias et les politiques, tentent, en toute sincérité ou en double langage plus ou moins subtil, de forger ce concept contradictoire et en impasse.

LES LUMIÈRES SONT INCOMPATIBLES AVEC L’OBSCURANTISME

Le professeur Sami Aldeeb  précise que tous les faibles courants libéraux de l’islam ont été tentés hors de l’islam, par des intellectuels en position de contradiction et d’impasses.

Ils furent et ils sont toujours condamnés, persécutés, éliminés socialement ou physiquement par les pouvoirs religieux politiques.

Ce qu’on entend par « lumières » repose sur des fondamentaux comme l’esprit CRITIQUE et les libertés de penser, de s’exprimer et de défendre l’égalité des droits pour tous.

Le système clos de la religion rend la position des intellectuels musulmans dits modérés intenable :

–       lorsque leurs réflexions portent sur le questionnement ou la critique de l’islam dans ses fondements, ils sont de ce fait exclus de la « communauté » des croyants.

Considérés comme apostats, ils deviennent justiciables des foudres de la charia, qui condamne à mort la sortie de l’islam.

–       lorsque leurs propos sont au service de leur foi musulmane, ils se trouvent dans une impasse logique.

Supposés sincères dans leur tentative de concilier foi et raison critique, ils développent alors des discours qui éludent ou fardent, consciemment ou pas, les fondamentaux de l’islam :    le coran dans son entièreté, la vie « modèle » de Mahomet et la CHARIA, droit musulman « divin » incontournable et incompatible avec les libertés et les droits de l’homme.

Ils ne s’expriment pas sur l’absence conceptuelle de la liberté religieuse, d’expression, l’absence d’égalité de droits homme/femme, musulmans/ non-musulmans.

Sauf pour dire que libertés et égalités, voire démocratie: « tout cela existe dans l’islam », ce qui est faux, dénégateur et incongru pour toute approche non idéologique de cette religion politique. Ou encore de dire des agissements meurtriers des théocraties islamiques: « ce n’est pas ça l’islam »afin d’éviter d’expliquer pourquoi, c’est bien ça aussi l’islam le plus intègre, au plus fidèle des textes.

Et si, découverts dans un double langage, les intellectuels musulmans masquent leur défense du fondamentalisme par un discours aux couleurs de l’Occident, ils ne s’adressent alors qu’à ceux qui continuent à les croire ou les vouloir sincères.

Défendre les « lumières »(qui nous paraissent à tort évidentes et partagées) et dans le même mouvement, défendre un système clos qui prescrit une foi incritiquable et l’imposition universelle de fantasmagories d’un autre âge, implique une double démarche pseudo-intellectuelle, engluée dans les contorsions en impasse des contradictions internes.

Lumières et obscurantisme sont inconciliables.

Le coran ne passe plus

Guy SAUVAGE

 

Rédigé par Gérard Brazon

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Suzanne 23/02/2015 16:40

Bravo Monsieur Aldeeb, je vous trouve très courageux. Vous, au moins, vous savez de quoi vous parlez, vous connaissez votre sujet à fond. Je vous remercie sincèrement pour vos prises de position très claires et sans détours.