Le FN confirme son ancrage local pour viser le national. Par Gérard Bon

Publié le 24 Mars 2015

On notera au passage, que le discours sur l'extrême droite est porté par les mêmes anti-FN et que l'on nous demande d'avaler la potion de "scientifiques en principes neutres politiquement".
A quand des débats sur les radios et les télévisions ou la parole sera donnée à des représentants des trois partis dominants. Des journalistes intégres et posant les questions qui fâchent.
 En ce moment il n'y en a que pour le PS et l'UMP. Allez messieurs les directeurs d'antennes, un peu de courage et variés un peu les sons de cloches.
Gérard Brazon

 

Pour Boulevard Voltaire

PARIS (Reuters) – Même s’il a échoué à s’installer dimanche comme le premier parti de France, le FN a confirmé son ancrage électoral, qui en fait un acteur de plus en plus influent du débat national.

Distancé par l’UMP-UDI (29,4%) au premier tour des élections départementales, le parti de Marine Le Pen (25,19%) réalise le meilleur score de son histoire à des élections locales, frôle celui des européennes de 2014 et arrive en tête dans 40% des 102 départements de France.

Fait nouveau, le Front national progresse moins là où sa dirigeante avait fait ses meilleurs scores à la présidentielle de 2012 ou dans les zones rurales que dans des secteurs bourgeois et des régions où il était peu implanté.

Pour les politologues Jean-Yves Camus et Joël Gombin, de l’Observatoire des radicalités politiques à la fondation Jean Jaurès, Marine le Pen a réussi à capter « une partie du coeur de l’électorat UMP » le plus opposé à l’exécutif socialiste. (Tous de braves gens spécialistes de "l'extrême droite" avec tous les doutes qui vont avec)

« Une partie de l’électorat de droite dans une opposition radicale au système politique tient à envoyer des signaux », souligne Joël Gombin.

Même si le premier tour n’a pas été « la victoire escomptée » prédite par les sondages, « le FN réalise un très bon score », confirmant que la stratégie de miser sur le local « est une stratégie gagnante », note pour sa part Jean-Yves Camus. (On notera au passage que ce sont les sondages qui donné largement gagnant le FN et non le FN lui-même)

Le parti frontiste compte dès le premier tour huit élus, contre deux précédemment. Il annonce être arrivé en tête dans 43 départements sur 96 et s’être qualifié pour le second tour dans 1.114 cantons, soit plus de la moitié.

Compte tenu du mode de scrutin, la prise d’un ou plusieurs départements comme le Vaucluse et l’Aisne sera très ardue, reconnaît-on au FN, mais des élus devraient faire leur entrée dans de nombreux conseils départementaux.

 

« L’ÉCHEC DU COMBAT ANTI-FN »

En outre, le parti pense déjà aux élections régionales prévues quelques mois, où le mode de scrutin lui semble beaucoup plus favorable et où il espère avoir 300 à 600 élus, selon son secrétaire général, Nicolas Bay.

« Les triangulaires, avec parfois des quadrangulaires, seront souvent la règle aux régionales où il suffit d’atteindre 10 % des suffrages exprimés pour atteindre le second tour », explique le dirigeant dans le Figaro à paraître mardi.

« Dans ce cas, les possibilités pour le FN d’arriver en tête sont réelles et nombreuses », ajoute-t-il.

Pour Jean-Yves Camus, « il s’agit de poursuivre le maillage territorial qui change la nature de ce parti ». Il souligne que le FN effectue des percées dans des zones où il n’existait pas dans les années 90, comme le Sud-Ouest ou l’Ouest.

Selon lui, le FN n’effectue pas des sauts quantitatifs spectaculaires à l’instar de certains parti populistes européens, mais « procède par grignotage ».

Les deux chercheurs demeurent sceptiques sur l’idée d’un «plafond de verre» que la formation de Marine Le Pen ne parviendrait pas à franchir. « Le vivier potentiel s’accroît », assure Joël Gombin.

Le politologue Gérard Le Gall (autre spécialiste) ancien membre de la direction du Parti socialiste, juge la portée du double succès du FN aux européennes et aux départementales « considérable ».

« L’agenda des deux années à venir (régionales de 2015 et présidentielle de 2017) va en faire un acteur incontournable dans toutes les stratégies, à droite et à gauche », dit-il Dans Le Monde, daté de mardi.

« Le tout dans un univers politique et médiatique qui devrait faire réfléchir à l’échec de ces combats contre le FN autour de la juste place à lui consacrer et du juste ton à lui opposer », ajoute-t-il.

(Edité par Yves Clarisse)

Rédigé par Gérard Brazon

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Commenter cet article

marie 25/03/2015 09:09

si l ump n avait pas fait alliance avec l udi et ce traitre de Bayrou le FN aurait ete largement en tete . a vaincre sans peril on triomphe sans gloire et c est toujours vrai : la preuve !

marie 25/03/2015 09:06

si l ump n avait pas fait d alliance avec udi et ce traitre de bayrou le FN serait en tete de liste ...