Michel Onfray revient sur l’affaire Charlie Hebdo et la manipulation des foules.

Publié le 31 Mars 2015

Michel Onfray, docteur en philosophie, semble avoir de plus en plus de mal à supporter un certain prêt-à-penser. Ce week-end, le quotidien belge Le Soir lui offrait deux pleines pages d’entretien.
Source et Morceau choisi :
« (…) il fallait être Charlie, sous peine d’être Dieudonné; il fallait être tolérant, sauf pour ceux qui ne pensent pas comme Valls; il fallait éviter les amalgames et n’avoir pas entendu que les criminels avaient mis leur crime sous le signe de la vengeance du Prophète; il fallait affirmer que l’équipe de Charlie était morte pour la liberté d’expression, mais comprendre que la liberté d’expression s’arrêtait juste après l’ânonnement du catéchisme médiatique; il fallait défiler en masse et applaudir on ne sait quoi sous peine d’être complice des tueurs; il fallait dire de l’islam, tout l’islam, qu’il était une religion de paix, de tolérance, et d’amour – en un mot, il fallait ne plus penser et obéir, obéir à la doxa imposée par les médias qui n’ont jamais vendu autant de papier ni obtenu pareils records d’audience. C’était le but. Il faut lire ou relire Propaganda. Sous-titré : Comment manipuler l’opinion en démocratie, d’Edward Bernays, le neveu de Sigmund Freud, qui a publié ce texte en 1928 pour expliquer comment une poignée de gens invisibles fabrique le consentement en démocratie. Un livre qui se trouvait dans la bibliothèque de Goebbels.« 

Rédigé par Gérard Brazon

Commenter cet article

Pivoine 04/04/2015 18:16

Très bien dit, Michel Onfray ! Pour ma part, je persiste à croire que cet attentat est trop bien tombé, et Jean-Marie Le Pen lui-même dit que c'est un coup des services secrets, et bizarrement, le gouvernement n'a pas réagi...