Pour Jean-Christophe Cambadélis, le FN fait « les poubelles » Par Gabriel Robin

Publié le 7 Mars 2015

Lorsque nous savons d'où vient Jean-Christophe Cambadélis, cet ancien trotskyste, qui fût condamné plusieurs fois par la justice et qui est donc, de fait, un repris de justice, dont certain doute même de la validité de son doctorat, nous sommes en droit de nous demander ce que font les journalistes !
Pourquoi ces professionnels de l'infos, à la recherche du croustillant, du moindre écart ou non d'un candidat pour peu qu'il soit du Front National, pourquoi disais-je, ne lui demandent-t-ils pas de se calmer? 
Mieux qu'ils lui fassent remarquer ses incohérences.
Encore mieux, en tant que journalistes socialistes, dans l'intérêt général de son parti politique, qu'il dégage tout simplement.
Gérard Brazon
 
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Jean-Christophe Cambadélis a accusé le Front national d’« avoir fait les poubelles » pour trouver des candidats aux élections départementales de ce mois de mars. Les socialistes sont plutôt paniqués par la qualité générale des candidats frontistes, leur incessante activité sur les réseaux sociaux (faute d’accès régulier aux grands médias) et leur détermination militante constante.
Je suis moi-même candidat aux élections départementales, et je n’ai pas l’impression d’avoir été récupéré au fond d’une poubelle, ou d’être un « déchet » de quelque nature que ce soit. Par ailleurs, les lecteurs de Boulevard Voltaire savent bien que rien de ce que dit le premier secrétaire du Parti socialiste ne peut m’être appliqué. Je me félicite de n’avoir jamais succombé aux idées les plus délirantes, au complotisme ou à la haine. Non, je suis un patriote, fier de l’histoire de son pays, fier de sa grandeur, mais désespéré par les quarante dernières années de gestion de « droite » et de « gauche » qui nous ont conduits à la ruine économique, à la faillite morale et à la balkanisation communautaire.
Monsieur Jean-Christophe Cambadélis pourrait regarder dans ses propres poubelles, elles ne sont pas si propres ; on me souffle d’ailleurs, dans l’oreillette, qu’il n’était pas le dernier pour jouer de la batte de baseball avec ses camarades de l’OCI (Organisation communiste internationale) !
Étant un peu plus évolué que mon homologue de gauche radicale au même âge, je l’invite quant à moi à dialoguer afin de vérifier qui de nous deux est bon à mettre aux poubelles de l’histoire politique. Peut-être sera-t-il surpris du résultat !
La dialectique du socialisme bourgeois qu’utilise monsieur Cambadélis est aujourd’hui désuète car les Français n’en peuvent plus du mépris de cette caste qui rate tout depuis trente ans. Le peuple se tourne de plus en plus vers les candidats patriotes ; il sait qu’ils feront ce qu’ils disent, contrairement aux autres.
A-t-on accusé le Parti socialiste de faire les poubelles quand Ahmed Chekhab, adjoint au maire de Vaulx-en-Velin, a tenu des propos antisémites atroces ou bien lorsqu’il a été prouvé que monsieur Cahuzac avait fraudé le fisc français pour des montants hallucinants ?
Monsieur Moscovici désapprouvant le bilan de son propre gouvernement à la Commission européenne est-il un exemple d’éthique politique ?
Monsieur le député Razzy Hammadi, qui s’exclame en public qu’il fera « descendre toutes les cités de Montreuil » et que « l’affaire, elle est finie, enculé de ta race », a-t-il un comportement digne de son mandat ?
Les exemples de mauvaise conduite sont légion et ils sont d’autant plus inexcusables qu’ils sont le fruit de personnalités moralistes, méprisantes et souvent hautement placées.
Le petit peuple de France (les « sans-dents », comme les qualifierait François Hollande) utilise une expression imagée à propos des calomnies lancées par des personnes à la moralité douteuse tel monsieur Cambadélis : « La bave du crapaud n’atteint pas la blanche colombe. » 

Rédigé par Gérard Brazon

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