Censure des «chrétiens d'Orient» : la RATP fait un geste, Di Falco pas satisfait.

Publié le 4 Avril 2015

La RATP prend conscience de cette folie qui consistait d'interdire une affiche au profit des chrétiens d'orient alors même que des affiches valorisant les secours islamistes étaient permises, voire des publicités ségrégationistes de fait sur le mariage des musulmans entre eux.
Deux poids, deux mesures. Une honte.
 
Il est vrai que la RATP subie de plein fouet une islamisation profonde dans ces différents services depuis le passage d'Anne Marie Idrac qui a favorisé l'embauche d'opérateurs dans les centres bus sans tenir compte des alarmes sur une volonté de séparation des distributeurs de nourriture halal ou non.
Il faut lire les articles sur Riposte-Laïque d'une conductrice de bus subissant la ségrégation islamiste de ses collègues mais de là à imaginer une direction appliqant un tel déni de justice et d'équité. C'était une première.

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Devant le tollé provoqué par la censure de la mention «au profit des chrétiens d'Orient» sur une affiche du concert du groupe «les Prêtres», la RATP a annoncé ce samedi qu'elle procédera à une nouvelle campagne d'affichage. Un geste qui ne convainc pas forcément.

La RATP fait un pas en arrière. «Dans un souci d'apaisement», l'entreprise publique a proposé ce samedi une nouvelle campagne d'affichage du concert du groupe «Les Prêtres» prévu «au profit des chrétiens d'Orient», une mention refusée par la RATP qui avait mis en avant un principe de «neutralité religieuse».

 

Cette fois, la RATP propose de mentionner le nom de l'association bénéficiaire, à savoir «L'Oeuvre d'Orient». Cette décision ne satisfait pas Mgr Jean-Michel Di Falco Léandri, évêque de Gap, et créateur du trio musical, notamment en raison de l'absence du mot «chrétien». «Tout le monde ne sait pas ce qu'est L'Oeuvre d'Orient, a-t-il réagi. Est-ce que c'est le mot chrétien qui leur brûle les lèvres ? C'est invraisemblable, ça ne nous satisfait pas».

Une association a saisi en référé le tribunal de grande instance de Paris

«Compte tenu de la situation humanitaire dramatique vécue par les minorités chrétiennes d'Orient dans les circonstances actuelles, la RATP a décidé d'offrir la possibilité de procéder à une nouvelle campagne d'affichage en mentionnant qu'elle est faite au profit de l'association L'Oeuvre d'Orient, sans attendre le résultat du référé qui doit trancher la question de principe la semaine prochaine», expliquait un communiqué publié samedi. 

Jugeant la position de la RATP «choquante», l'association Chredo (Coordination des chrétiens d'Orient en danger) avait, en effet, décidé de saisir en référé le tribunal de grande instance de Paris. La RATP rappelle que la campagne publicitaire a été apposée du 24 au 30 mars, en 250 exemplaires et que «seule la mention de la destination de la recette de ce concert avait été supprimée, conformément aux règles en vigueur». 

«Difficile» d'appliquer les règles de neutralité et de laïcité

L'agence de transport ajoute que «ce dossier montre bien les difficultés croissantes d'appliquer les règles de neutralité et de laïcité». En conclusion, la RATP annonce la création d'une «instance de réflexion (...) afin d'évaluer et de préciser les principes qui doivent président à l'affichage dans les espaces publics de la RATP».

Monseigneur di Falco, qui est à l'origine de la création du groupe composé de trois prêtres, nous avait déjà confié son mécontentement ce mercredi 1er avril : «J'avais demandé à ce que ce message (NDLR : au profit des chrétiens d'Orient) figure sur l'affiche. Mais au nom, soit disant de la laïcité, il a été supprimé. Le président de la RATP m'a appelé pour m'expliquer ce choix, mais je ne le comprends pas. Il ne faut pas confondre la laïcité avec l'intégrisme laïc». 

Des internautes mettaient ensuite en avant sur les réseaux sociaux des affiches publicitaires faisant référence à l'islam, sans que la RATP puisse se justifier. Joël Giraud, député (PRG) des Hautes-Alpes, avait rejoint la fronde en demandant à Manuel Valls, Laurent Fabius et Ségolène Royal de faire pression sur la RATP pour qu'elle change d'avis.

 

Rédigé par Gérard Brazon

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