Chrétienne d'Orient, je ne peux dire de quel pays musulman je suis originaire - Par Eva

Publié le 21 Avril 2015

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L'on me demande souvent pourquoi je ne précise jamais quel est mon pays natal. C'est délibéré, et je me tais  pour deux raisons:

1/ J’ai peur pour ceux de mes proches qui vivent toujours au Moyen-Orient. Le fait que j’informe sur l’islam leur fait courir des risques, car ils sont directement exposés à la paix, à l’amour et à la tolérance de l’islam.

2/ Dès qu’un chrétien d’Orient précise de quel pays il vient, les musulmans ripostent par une technique de manipulation bien connue, celle du cloisonnement.

La technique du cloisonnement consiste à trouver une raison différente à chaque action condamnable de l’islam, de manière à ce que les non-musulmans ne fassent pas le lien entre les différentes exactions, persécutions et massacres que des musulmans font subir à des non-musulmans dans un lieu donné.

En justifiant les massacres par des arguments à chaque fois différents, les musulmans essaient d’empêcher ces massacres de se cumuler, de faire un tout, le genre de tout qu’on appelle génocide.

Pourtant le génocide des non-musulmans est clairement exigé par Dieu dans le coran, et Mahomet s’y est sérieusement attelé en commanditant une soixantaine d’expéditions militaires, et en participant personnellement à un peu moins de la moitié d’entre elles.

En Occident aussi, les musulmans essaient de cloisonner les crimes commis par leurs coreligionnaires, en les imputant par exemple à des déséquilibrés, ou en les justifiant par la révolte qu’inspire la cause palestinienne aux musulmans, comme l’a fait Madame Malika Sorel dans son article sur Mohamed Merah. 

http://www.malikasorel.fr/archive/2012/03/22/tu-tues-mes-freres-je-te-tue.html

Le but de cette technique de fractionnement et de justification est d’éviter que les Occidentaux réalisent que l’islam met en péril l’avenir de leurs enfants.

Pour justifier l’extermination des chrétiens d’Orient, les musulmans ont des arguments tout prêts, adaptés à chaque pays. Par exemple:

Si vous dites que vous êtes née en Syrie, les musulmans prétendront que les chrétiens de Syrie sont actuellement persécutés car ils soutiennent le président syrien, Bachar El-Assad. Et ils ajoutent qu’avant, les chrétiens n’étaient pas persécutés en Syrie, preuve que l’islam est une religion de paix.

La vérité est que c’est le président Assad (et son père avant lui) qui empêchaient les musulmans sunnites de Syrie (majoritaires) de massacrer les Syriens chrétiens, ainsi que les minorités musulmanes non-sunnites de Syrie (minorités composées de musulmans alaouites, druzes et chiites).

La raison de cette protection que les Assad accordent aux minorités religieuses de Syrie est que la famille Assad est elle-même alaouite, et les alouites de Syrie ont longtemps été méprisés et maltraités par leurs compatriotes sunnites.

Les Assad, représentants de la minorité alouite de Syrie, avaient donc une revanche à prendre sur les musulmans sunnites. Et ils protégeaient les autres minorités de Syrie pour que la minorité alaouite ne se retrouve pas isolée au milieu d’un océan de musulmans sunnites.

Cette peur que les musulmans alaouites ont des musulmans sunnites vient du fait que les sunnites, qui forment un peu moins de 90 % de l’ensemble des musulmans dans le monde, considèrent tous les musulmans non-sunnites comme des hérétiques qu’il faut éliminer. Bien entendu il arrive quelquefois aux musulmans sunnites de s’allier à des musulmans non-sunnites pour massacrer des chrétiens, mais une fois qu’il n’y a plus de chrétiens à massacrer, les musulmans s’entretuent entre eux.

Si vous dites que vous êtes originaire du Liban, les musulmans rétorqueront que les chrétiens du Liban sont de véritables fascistes, qui ont osé s’armer, s’entraîner, et former des milices d’auto-défense, et qui ont tué des Palestiniens dans les camps de Sabra et Chatila, en 1982. 

Ces braves pro-palestiniens n’ont jamais entendu parler des nombreux massacres que les Palestiniens ont fait subir à leurs hôtes libanais avant Sabra et Chatila. Comme par exemple celui de la ville de Damour, en 1976, qui a eu lieu des années avant que les Libanais chrétiens, devenus fous de rage après avoir subi 7 ans de guerre et le meurtre de leur chef, n’investissent les camps palestiniens pré-cités l’arme à la main. Rappelons que ces camps palestiniens se situent sur le territoire libanais, mais que la police libanaise n’avait pas le droit d’y entrer !

Je ne veux pas être rabat-joie, mais ça rappelle furieusement les zones de non-droit où la police française ne peut pas entrer sans user de techniques de guerre, et en se faisant escorter par des « fixeurs », c’est à dire par des personnes qui habitent la zone de non-droit, en connaissent les habitants, les usages et les codes.

La police française, représentante de l’Etat français, a besoin d’un sauf-conduit, d’un laisser-passer délivré par des musulmans pour circuler sur le territoire français ! Bien sûr, les gauchistes français s’imaginent que les camps palestiniens au Liban étaient des terrains vagues où les pauvres réfugiés palestiniens avaient planté des tentes ou autres bivouacs de fortune. La vérité est que ces camps étaient des plaques tournantes du terrorisme international: tout terroriste devait faire figurer un stage au Liban dans son C.V, s’il voulait être pris au sérieux. On y entraînait également des enfants au maniement des armes, au lieu de les scolariser. Les hauts gradés des partis palestiniens n’habitaient pas ces camps, mais de luxueuses demeures dans des quartiers chics de Beyrouth, peuplés en majorité de musulmans issus de la bourgeoisie libanaise.

Les gauchos français voyaient Yasser Arafat comme un semi-clochard mal rasé toujours vêtu d’un treillis. Pourtant ce dernier, quand il venait à Paris, séjournait à l’hôtel de Crillon, un palace situé Place de la Concorde. Pas mal, pour un apatride. 

Le sous-sol de ces camps palestiniens ressemblait à du gruyère, tellement nombreux étaient les tunnels souterrains que les Palestiniens y avaient creusé. Ces tunnels leur servaient de bunkers, de dépôts pour les armes de guerre sophistiquées qu’ils recevaient par caisses entières des pays communistes, le tout financé par les monarchies pétrolières. Pourtant l’usage veut que quand on demande l’hospitalité d’un pays, on n’y vienne pas armé, et on n’attaque pas ses hôtes.

Si vous dites que vous êtes une chrétienne d’Irak, les musulmans vous répondront qu’en Irak, les chrétiens vivaient très bien jusqu’à l’intervention militaire américaine dans ce pays. C’est une justification qui ne tient pas la route, car s’il est vrai que Saddam Hussein tenait ses islamistes d’une main de fer, il ne le faisait pas pour protéger les chrétiens, mais parce-que les islamistes voulaient le renverser pour s’emparer du pouvoir, et parce-que les chrétiens sont un facteur de progrès dans les pays arabes. Dans son livre intitulé « Le prix à payer », Joseph Fadelle, ex-musulman irakien, témoigne du fait que sous Saddam, et bien avant l’intervention américaine, l’Irak était un pays où les cloches des églises ne sonnaient pas, où les chrétiens n’avaient pas les mêmes droits que les musulmans, même s’ils y étaient mieux traités que dans un pays comme l’Arabie, par exemple. Le simple fait pour un Irakien chrétien de parler de sa religion à un musulman était passible de prison et de tortures, menant parfois à la mort. Mais Saddam Hussein avait parfois recours à des chrétiens instruits, polyglottes et occidentalisés pour certains postes où il avait besoin d’eux, comme le chrétien Tariq Aziz, qui fut son ministre des affaires étrangères. Les musulmans utilisent d’ailleurs cela comme alibi, et vous disent: « Voyez comme les chrétiens sont épanouis dans les pays musulmans ? Deux chrétiens ont occupé le poste de ministre des affaires étrangères dans des pays comme l’Irak ou l’Egypte ». La vérité est que les chrétiens des pays arabes ont des atouts que les musulmans des mêmes pays n’ont pas: ils sont arabes et connaissent bien leur pays, mais comprennent aussi la mentalité occidentale, et peuvent servir de lien entre leur pays de naissance et les pays occidentaux.

– Si vous dites que vous êtes une chrétienne d’Egypte, les musulmans vous répondront que les chrétiens d’Egypte sont de grands admirateurs du mouvement des « Frères Musulmans » (!!!) et qu’ils ont participé aux manifestations du printemps égyptien pour que le président Hosni Moubarak soit limogé et remplacé par le sinistre Morsi. La vérité est que certains coptes d’Egypte ont participé à ces manifestations qui revendiquaient un gouvernement plus démocratique, car dans ces manifs, les Frères Musulmans n’étaient pas ouvertement représentés. Au début, il n’y avait guère de barbus parmi les manifestants. Cela dit, il y a des chrétiens égyptiens qui n’ont pas participé à ces manifestations, car ils craignaient qu’une fois Hosni Moubarak parti, il soit remplacé par un président affilié aux Frères Musulmans. Ces chrétiens qui n’ont pas participé aux manifestations ont été accusés par les musulmans d’être des traîtres à leur pays, à cause de leur neutralité.

Donc comme vous pouvez le constater, les chrétiens ne trouvent jamais grâce aux yeux des musulmans. Ils ont tort quoiqu’ils fassent, jusqu’à ce qu’ils se convertissent à l’islam. Vous pouvez vivre 50 ans dans le voisinage des musulmans, vous serez quand même vue comme une mécréante. Mais quand un musulman rencontre un autre musulman pour la première fois, il le considère déjà comme un « frère ».

Pour cette raison, je préfère parler en bloc des chrétiens persécutés par l’islam, sans trop les distinguer les uns des autres sur la base de leur nationalité, afin d’empêcher les musulmans qui le souhaitent d’utiliser la technique de manipulation qu’on appelle le « cloisonnement ». Et aussi parce-que la nationalité, la langue, la culture n’ont pas d’importance en islam, seule la religion compte.

Eva 

(1) A l’hôtel de Crillon, Arafat avait un avantage sur les autres clients: il pouvait voler les torchons à carreaux de l’hôtel et sortir la tête haute, sans que personne ne s’aperçoive du larcin

Rédigé par Gérard Brazon

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