Débarquements, invasion sans fin : les régions du Nord de l’Italie se révoltent.

Publié le 16 Avril 2015

colonisation

C'est une invasion sans fin. Pour la seule journée d'hier, 1'151 immigrés ! Le Centre National de Secours des Gardes Côtes à Rome a organisé au mois 12 opérations pour aller les chercher et les ramener en Italie.

Une foule qui va aller rejoindre les autres 8'480 clandestins sauvés ces derniers jours, un total de près de 10'000 personnes.

Aucun renvoi : les frontière du pays sont complètement ouvertes. Le ministre de l'Intérieur, Angelino Alfano, se préoccupe uniquement de faire de la place aux nouveaux arrivants : il secoue les préfets pour pouvoir disperser ces migrants dans toutes les régions d'Italie, surtout dans les régions du Nord. Mais en Lombardie et en Vénétie, les portes se sont fermées. Les gouverneurs Luca Zaïa (Vénétie) et Roberto Maroni (Lombardie) ont déclaré : "Chez nous, il n'y a plus de place".

Les chiffres de l'immigration qui circulent sont épouvantables. En Libye, ils seraient entre 500'000 et 1 millions prêt à embarquer. Le chef du département de l'immigration, Mario Morcone, avait annoncé ceci la semaine passée : " La situation qui nous attend cet été est préoccupante, mais nous ferons notre part. Cette année nous allons au devant de grandes difficultés que nous devrons affronter de manière civilisée, avec la participation des gouverneurs des régions".

L'objectif du ministère est répartir équitablement les migrants dans toutes les régions du pays. Actuellement, le 50% des clandestins à la charge du système d'accueil est concentré dans les 5 régions du Sud.

C'est pour cette raison que, suite à la nouvelle avalanche de débarquements, Alfano a contacté les préfets pour trouver à caser tout ce monde. Son projet est de tous les expédier au Nord.

Même si ces derniers jours il y en a déjà plus de 10'000 qui ont débarqué, Alfano se dépêche de placer une première vague de 6'500 africains dans le Piémont, en Lombardie, en Vénétie, en Toscane et en Emilie Romagne. [...]. Une énormité. Et en Campanie où on projette d'en envoyer 700, la nouvelle passe mal.

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Le nord de l'Italie a déjà claqué la porte au nez d'Alfano. Zaïa a été le premier à taper du poing sur la table.

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Le gouverneur vénitien n'est pas disposé à offrir une place de plus: "Chaque nouvelle solution que le gouvernement nous impose, et c'est la Xème action hostile du gouvernement central contre les régions et en particulier contre la Vénétie qui a déjà accueilli plus de 500.000 milles immigrés qui eux aussi, comme les résidents, souffrent d'une grave situation de crise".

Le gouverneur de Lombardie, Roberto Maroni a lui déclaré : "Nous ne voulons pas subir cette invasion, donc il n'y aura pas une seule place disponible en Lombardie tant que ce gouvernement continuera à avoir cette attitude irresponsable".

 

Source : ilgiornale.it  (en italien, trad. D. Borer)

Rédigé par Gérard Brazon

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