Jacques Chirac, fidèle à lui-même, continue de trahir...

Publié le 29 Avril 2015

Il est vrai que Sarkozy n'est pas le dernier à trahir ses amis et surtout sa parole. Songeons à 1995 ou il a trahi Chirac pour Balladur. Puis le référendum de 2005 pour le traité de Lisbonne. Entre traître à la parole donnée, ils se comprennent finalement.
 
Jacques Chirac ne semble pas avoir tout oublié finalement... Le personnage est, dit-on, sympathique, jovial et bon compagnon de bar à bière. Pour autant, savoir que les médias en font le Président préféré des Français me rend fou furieux. 12 ans de présidence inutile, d'abandon de souveraineté nationale, d'immobilisme total. C'est Chirac qui signa avec Giscard le regroupement familial en 1975. Il est donc co responsable de cette immigration infernale qui apporte l'islamisation. En fait, il doit prendre avec raison les français pour des caves.
 
Voilà un homme qui aura tout trahi, y compris et surtout sa famille politique et le gaullisme en particulier.
C'est vraiment à désespérer de ces Français qui pourtant votent... mais au nom de quoi et surtout  pourquoi ! Pauvre France. Affligeant. 
 
Gérard Brazon
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Commençons avec un peu de culture, ça ne fait jamais de mal. Marx disait : "L’histoire se répète toujours deux fois : la première fois comme une tragédie, la seconde fois comme une comédie." Si cela est vrai, 2016 risque d'être une grosse marrade. Car, à l'UMP du moins, l'histoire semble prête à bégayer et le match entre Alain Juppé et Nicolas Sarkozy a comme un goût de déjà-vu.
Les deux hommes ont un passé et ces passés ont des noms : Jacques Chirac pour l'un, Édouard Balladur pour l'autre. Et ce n'est pas parce que l'ancien président et l'ex-Premier ministre ont respectivement 82 et 85 ans qu'ils ne prendront pas part au prochain affrontement. Même indirectement.
Cela commence par une tactique, résumée par le député UMP de la Haute-Marne François Cornut-Gentille. Cité par Marianne du vendredi 1er mai, cette recrue juppéiste explique :
Sarkozy va chercher à balladuriser Juppé. Il fut que Juppé parvienne à balladuriser Sarkozy.
Pour comprendre cette technique, il faut se rappeler 1995 et l'incroyable popularité d'Édouard Balladur. L'Élysée semblait promis à celui qui était alors Premier ministre. Et puis non. Soutenu par le centre et épaulé par son porte-parole, aka Nicolas Sarkozy, Édouard Balladur s'était vautré, recueillant 18,58% des voix du premier tour, derrière Lionel Jospin et Jacques Chirac. Ce dernier jubilait, avec non loin derrière celui qui deviendrait son premier Premier ministre. L'autre en était réduit à demander à ses partisans de "s'arrêter :
 
Le choix d'Alain Juppé de regarder vers son centre quand Nicolas Sarkozy paraît vouloir lorgner vers sa droite pose les premiers jalons du match retour. Ce n'est pas le seul. Édouard Balladur est devenu un sage chez qui les ambitieux de l'UMP viennent se former. "Cela dit, ce n'est pas pour la richesse de mon verbe et de ma pensée qu'ils viennent : c'est surtout parce qu'ils me pensent proche de Nicolas Sarkozy", expliquait-il au Point début mars.
De l'autre côté, Jacques Chirac himself soutient Alain Juppé. Il l'a fait savoir début octobre 2014, dans Le Figaro. "Si j'en avais l'énergie, j'aurais déjà réservé ma place, même une petite, à son QG", expliquait à l'époque l'ancien chef de l'État.
Également cité par Marianne, Jacques Chirac va plus loin. Il a beau être fatigué, l'ex-président veut s'investir dans la campagne d'Alain Juppé. Physiquement. D'après l'hebdomadaire, il a fait cette proposition à Hervé Gaymard il y a quelques semaines :
S'il faut venir coller des enveloppes, je viendrai !
Comme quoi, la perspective de voir Alain Juppé remporter la primaire UMP redonne des forces à Jacques Chirac. "J'espère qu'il ira jusqu'au bout", poursuit-il. Comme si l'ex-chef de l'État doutait un peu de la volonté de son ancien Premier ministre qui répète pourtant qu'il veut gagner l'Élysée.
Si Alain Juppé va "jusqu'au bout", cela signifierait a contrario que Nicolas Sarkozy s'est planté. Et on ne sait pas si cette redite de l'élection de 1995 ne ferait pas encore plus plaisir à l'ancien président. 
Ah la bonne blague!
Dans son opération "regardez je suis sympa" pour se départir de son image d’homme raide, Alain Juppé se la joue François Hollande en mode "monsieur petites blagues". L’une des dernières en date : vouloir nommer son "labrador présidentiel", en cas d’élection, "Nico". Une allusion claire à Nicolas Sarkozy. Dans l’enquête de Marianne sur le maire de Bordeaux, le député-maire UMP du Havre et porte-parole de l’ancien Premier ministre, Edouard Philippe, concède que ce n’était pas forcément sa meilleure trouvaille :
Ce n’était pas sa meilleure blague.
"Du 12e degré", minimise également son directeur de cabinet, Gilles Boyer.

Rédigé par Gérard Brazon

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A.Dubouillon. 29/04/2015 14:24

Depuis 1994 il est complice d'une fraude fiscale et du détournement de mon héritage. Pour finir, il y a déni de Justice dans mon affaire, tiens donc! Je viens de protester auprès de Michel Sapin pour " recel de détournement d'héritage" Vous le saurez au cas ou l'on me suiciderait.