Bachar al-Assad: "Si l'Europe se soucie des réfugiés, qu'elle arrête de soutenir les terroristes"

Publié le 16 Septembre 2015

La France de Hollande met dans le même sac Bachar al Assad et l'état islamique. Affligeant !
C'est dire le niveau de nos dirigeants en politique étrangére. Il est vrai que Fabius nous a fait une démonstration en s'endormant lors d'un sommet. Est-ce qu'il est en état de comprendre? Qui sont les responsables de cet engrenage?
En matière de politique étrangère, "les ennemis de mes ennemis sont mes amis". Nous ne sommes pas obligé de nous embrasser sur la bouche mais en attendant, les Syriens étaient certainement mieux hier qu'aujourd'hui avec les islamistes. Et puis, cela ne regarde que les Syriens.
Aujourd'hui, les interventions de l'Occident (Sarkozy, Juppé, BHL, Obama, Cameron) en Lybie et en Syrie ont mis le bazar partout. C'est sans doute regretable de le dire, mais il vaut mieux un Sadam Hussein, et un Bachar al Assad qu'un islamiste. Les Egyptiens l'ont bien compris, eux.... 
Au moins la laïcité des partis Baas existait et les conflits religieux étaient sous contrôle voire inexistants. Nous mettons en avant les morts de ces régimes, mais combien de morts suite à nos interventions depuis 1991 ? Les dirigeants occidentaux ont le sang de ces morts sur les mains et particulièrement les dirigeants donneurs de leçons des Etats-Unis.
Et tout ça pour venir en aide aux pays du Golfe. Lamentable fiasco.
Gérard Brazon

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Le président syrien Bachar al-Assad a estimé que la crise des migrants en Europe ne pouvait être résolue que par la lutte contre le terrorisme, dans une interview aux médias russes dont des extraits ont été diffusés mardi.
 
"La question n'est pas de savoir si l'Europe accepte ou non les réfugiés. Il faut absolument résoudre ce problème à la source. Si l'Europe se soucie réellement du sort des réfugiés, alors qu'elle arrête de soutenir les terroristes", a déclaré M. Assad, selon des propos retransmis en russe par la télévision RT.
"Si vous demandez à n'importe quel Syrien ce qu'il veut aujourd'hui, sa première réponse sera la sécurité et la stabilité pour tous", a-t-il poursuivi.
"Terroristes"
Le pouvoir syrien considère, dès le début du conflit en mars 2011, comme "terroristes" aussi bien les militants pacifiques, les rebelles et les djihadistes.
"Nous devons poursuivre le dialogue au nom de la recherche d'un consensus, mais nous ne pouvons pas obtenir de réels succès tant que des gens meurent, tant que le bain de sang continue et tant que les gens ne se sentent pas en totale sécurité", a poursuivi le président syrien.
"Nous n'arriverons à rien tant que nous ne vaincrons pas le terrorisme en Syrie", a-t-il ajouté, appelant "toutes les parties à s'unir" pour lutter contre le terrorisme.
Plus de 240.000 personnes ont péri et des millions d'autres ont fui leurs foyers depuis le début du conflit en Syrie en mars 2011. Celui-ci a été déclenché par la répression de manifestations antigouvernementales pacifiques, qui ont dégénéré en révolte armée puis en guerre civile.(Déclenchées par qui? Alimentées par qui? Soutenues par qui? Pas de réponses ! ndlr Gérard Brazon)

Rédigé par Gérard Brazon

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Parvati 20/09/2015 17:09

"C'est sans doute regrettable de le dire, mais il vaut mieux un Saddam Hussein, et un Bachar al Assad qu'un islamiste. Les Egyptiens l'ont bien compris, eux..."
C'est pourquoi la liberté d'expression dans les pays musulmans n'est pas possible, ni d'ailleurs la liberté de réunion. Car les islamistes en profitent pour s'engouffrer dans la brèche.
On a vu ce qui s'est passé en Algérie !
Les dirigeants arabes, qui ne sont pas fous, étaient obligés de gouverner d'une main de fer, ce que beaucoup d'Occidentaux ont mis du temps à comprendre !