RMC: les Grandes Gueules n’ont pas les couilles des Femen - Par Jean Pavée

Publié le 25 Septembre 2015

Pour Riposte-Laïque

 

Les p’tite’s gueules, va !
 
Pendant des histoires belges, nos amis d’outre-Quiévrain évoquent avec gourmandise des blagues dont les Français font les frais. Une de leur préférée consiste à demander quelle est la différence entre un crocodile et un Français. C’est ensuite un plaisir de voir ces Belges s’esclaffer en répondant qu’il n’y en a aucune puisque le Français comme le crocodile a une grande gueule et de petits bras.
Sans vouloir offusquer les crocodiles, on pourrait rajouter en ce qui concerne les Grandes Gueules de RMC qu’elles n’ont pas de couilles. A la suite de l’intervention des femens au salon musulman de Pontoise, ces soi-disant grandes gueules ont fait preuve d’une passivité et d’un manque de fermeté, tranchant avec l’énergie et le courage des femens.
Rappelons pour ceux qui auraient échappé aux informations de ce week-end du 12 septembre que deux femens ont fait irruption sur la scène de ce salon en ôtant leur djellaba pour la jeter sur les deux prédicateurs barbus en robe de service qui tentaient d’activer leurs quelques neurones en s’interrogeant sur la possibilité ou non de battre leur femme. Leur intellect étant alors limité par cette question qui leur parut insurmontable, ils se tournèrent alors vers leur éducateur, un certain Mahomet, pour savoir ce qu’il aurait fait.
 
On peut, en fonction de sa sensibilité, penser ce qu’on veut des femens et de leurs actions passées, être d’accord, partagé ou opposé, mais on ne peut que les féliciter pour leur coup d’éclat. Qui a déjà accompli un tel coup d’éclat en se jetant dans une antre islamiste, sans possibilité de retraite ? Pour utiliser une expression triviale bien de chez nous, on ne peut qu’être impressionné par les couilles dont elles furent dotées.
Torse nues, apparaissaient alors les slogans peints sur leurs seins et leur dos qui étaient particulièrement bien choisis face au totalitarisme coranique : « Personne ne me soumet », « personne ne me possède », « je suis mon propre prophète ». 
D’origine maghrébine, elles étaient d’autant plus exposées à la vindicte vengeresse d’une masse de sectaires peu portés sur la libre expression et le libre échange œcuménique.
 
C’est donc cet épisode de résistance à la bêtise que commentèrent le lundi suivant les petites gueules de RMC. Et on eut droit à un ahurissant festival de veulerie et de refus de regarder la réalité en face.
 
La réalité, c’est que les prédicateurs islamistes invités au salon s’étaient déjà sinistrement illustrés par le passé. Des vidéos attestaient de leurs déclarations. Pour l’un, les musulmanes non voilées sont des « femmes sans honneur », dont le visage sera peut-être « tourné et retourné dans les feux de l’enfer ». L’autre profère ses imprécations : « Comment est-ce que le mari peut se permettre de laisser sa femme sortir ainsi [sans voile], comment le frère peut se permettre de laisser sa sœur sortir ainsi ? Le père laisser sa fille sortir ainsi ? » Et il qualifie les femmes qui se parfument de « fornicatrices ». Et un dernier de garantir que les anges maudissent toute la nuit les femmes qui se refusent à leur mari.
 
Au lieu de faire leur boulot et de s’informer au préalable, les petite gueules de RMC vont d’abord mettre en doute la réalité de la pensée de ces imams. Mais comme une intervenante, Marie-Anne Soubré s’est tout de même un peu renseignée, et qu’elle rapporte qu’un des imams a justifié le viol conjugal, ils changent de tactique. Bien ennuyés de devoir s’engager sur ce terrain à haut risque pour des personnes qui veulent conserver leur pâtée à base de cocktails mondains, à défaut de nier, ils vont donc chercher à atténuer la portée de ces propos, jouant les autruches : « « oui, mais est-ce qu’il l’a dit sur scène ? » Comme si cela changeait quoi que ce soit à la dangerosité de ces imprécateurs islamiques !
 
La dhimmitude monte ensuite d’un cran avec l’intervention en direct du responsable du salon qui a droit à être désigné par son prénom. Et c’est du Rabah par ci, du Rabah par là. Devant cette déférence, le Rabah joie peut alors développer son enfumage : la majorité des présents sont des femmes ; et alors qu’est-ce que cela change si elles sont asservies, aurait-on dû lui rétorquer.
 
Il poursuit tranquillement. Les conférenciers n’ont pas tenu de propos indiquant qu’on pouvait battre les femmes. D’ailleurs dit-il, aucune femme ne l’aurait accepté, car penser qu’elles l’auraient accepté serait une insulte à leur intelligence. Silence de soumis de nos gueules muettes ; pourtant l’année précédente, des paroles appelant à battre les femmes désobéissantes avaient bien été tenues dans ce salon.
 
Alors le Rabah, tout à son aise devant tant d’allégeance, peut tranquillement aligner son argumentaire. Regardez comme on n’est pas des méchants, on a même discuté avec une délégation de l’Observatoire de la laïcité et finalement on s’est arrangé, ils nous ont invité à leur prochaine réunion. Inertes, les petites gueules ignorantes n’ont même pas su que leur rencontre avait été au contraire houleuse.
 
Parfois, ces petites gueules ont tenté de rompre l’exposé à sens unique de l’islamiste, par des questions posées timidement. L’imam a-t-il préconisé la soumission de la femme et le viol conjugal ? Que pensez-vous des coups de pieds reçus par les femens ? Pourquoi vous invitez ces imams si vous ne cautionnez pas leurs propos ? A chaque fois Rabah machin chose ne répond pas. Ce qui lui est d’autant plus facile qu’il n’y a même pas l’amorce d’une protestation des sans-gueules devant ce refus de répondre.
 
A l’opposé, ces gueules redeviennent grandes, particulièrement celle du sieur Perri, lorsqu’il s’agit de s’emporter contre les femens. Ils font comme si les coups de pied et de poing portés sur les femens et les invectives qui ont fusé en masse dans la salle, « Sales putes ! Il faut les tuer ! » étaient du même ordre que l’intrusion impolie des femen avec leurs torses dénudés et leurs slogans anti-soumission au patriarcat musulman. « Il y eut pas mal de violences de part et d’autres », minorent les gg.
 
Perri fustige leur façon d’agir qui ne relève pas dans le débat : « Vous montez sur scène, vous hurlez, vous venez perturber une manifestation » ; même s’il finit par concéder que du coup les femens ont obtenu le débat.
Se croyant malin, l’un rajoute que, selon Buzzfeed, la version de l’événement rapportée par les femens est erronée ; et comme il fait mine d’oublier les vidéos antérieures au salon, il rajoute qu’il n’y a eu aucun discours intégriste ; « on parle de ce qui s’est passé pas de la vidéo », persiste-t-il, en jouant au pseudo-tolérant, qui ne fait que cacher sa docilité de dhimmi : « en même temps, c’est un salon autorisé, c’est la 3° édition, on est d’accord ou non, mais est-ce que ça ne fait pas partie de la liberté du débat de laisser ces gens parler. »
 
Heureusement que la femen, Pauline Hillier, a remis les choses à leur place en ironisant sur ces messieurs islamistes qui disent ne pas battre leur femme, mais qui se sont mis à taper des femmes, les femens qui désobéissaient à leur dogme. Elle a ensuite détaillé le contenu des vidéos évoquées précédemment légitimant le viol conjugal et les violences faites aux femmes désobéissantes. Judicieusement, elle rappelle que les vidéos de radicalisation proviennent de ce genre de prédicateurs et qu’en conséquence, une partie de la jeunesse se radicalise à cause d’eux.
 
Ces petite gueules finiront quand même par conclure du bout des lèvres que dans les pays musulmans, la place de la femme n’est pas une place citoyenne ; mais aussitôt affolés par cette intrépidité, ils atténuent leur propos en déplaçant le sujet, affirmant que les violences faites aux femmes sont de tous milieux et toutes origines. Ce qui est vrai mais n’était pas le propos lié à l’actualité de ce week-end. Ouf, ils l’ont échappé belle ; on aurait pu les accuser d’être islamophobes.
 
Pour être honnête, une gg échappe en partie à ce naufrage. Il s’agit encore d’une femme. Mme Soubré a réagi quelques fois (mais pas assez) avec de bons arguments et une indignation vigoureuse et rationnelle. « Si ces hommes ont tenu de tels propos, c’est un scandale ! » ; « si tu invites [un prédicateur], c’est que tu cautionnes ce qu’il dit ».
 
Surtout une heure plus tard, face à un auditeur islamiste, son mécontentement, digne là d’une grande gueule, explose. Il faut dire que le mahométan fondamentaliste fait fort en parlant le langage de sa vérité coranique : la terre de France appartient à Dieu comme toutes les terres ; les lois de Dieu passent avant les lois de la République ; on peut frapper légèrement une femme pour faire comprendre des choses ; il fait ensuite une analogie avec un enfant désobéissant, montrant ainsi qu’il compare une femme à une mineure.
 
A part Soubré, la seule donc à montrer son indignation, ils sont tous placides et amorphes, tels des bons toutous. Mais alors que l’auditeur fondamentaliste par deux fois se revendique français, il n’y en a pas un pour lui dire qu’avec sa façon de penser, il ne sera jamais un Français.
L’émission des Grandes Gueules file un très mauvais coton. Cela fait un moment que cette tribune n’en est plus une et que les témoignages les moins politiquement corrects sont trop souvent écartés. Par-là, elle se rapproche des autres mainstreams et elle ne fait que devenir une émission banale comme les autres. De plus, faire intervenir des personnalités de la vie civile et de différents horizons socio-économiques ne doit pas pour autant dispenser ces invités de s’informer sérieusement des sujets qui vont être traités. Entendre la récitation mécanique d’un catéchisme de la pensée unique n‘intéressera plus longtemps les auditeurs.
Concernant l’islam, pour ce jour, comme pour bien d’autres, les grandes gueules ont manifesté une méconnaissance de cette religion, d’autant plus déplorable du fait du contexte national et international que nous vivons. Qu’ils se ressaisissent et aient une once du courage et de l’intelligence de Boualem Sansal qui, posément et calmement, rappelait que l’islam est incompatible avec la démocratie.
Les auditeurs donneront d’ailleurs tort ensuite à leur lâcheté et à leur ignorance, car par leurs mails et sms, évoqués par l’animateur de l’émission à la fin de celle-ci, ils mettront directement en cause l’islam dans la rupture du vivre ensemble.

 

Rédigé par Gérard Brazon

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Ronaldegaule 27/09/2015 14:03

La lâcheté intellectuelle est souvent le corollaire de la lâcheté physique ! Demander à des commentateurs qui déblatèrent sur des personnes ou des faits au gré du "politiquement correct sans exprimer leur propre sentiment ( ou alors, ils sont d'une grande naïveté ) dénote bien un manque notoire de courage ;
Il faut reconnaitre que les femmes sont bien plus enclines à se révolter car directement ciblées par les barbus dégénérés !!!

Gérard Brazon 01/10/2015 18:28

Je reste convaincu que "La femme est l'avenir de l'homme" comme le disait Aragon qui finalement n'a pas dit que des horreurs de collabo-communiste ! La femme doit être notre avenir en se levant et en nous emmenant à la résistance... Vive Marianne et la Liberté sur les barricades.