Une première: le Canada retire la nationalité d’un terroriste musulman.

Publié le 29 Septembre 2015

Le Canada devient le premier pays démocratique à retirer la nationalité canadienne d’un terroriste musulman. Cette décision vient à la suite du vote d’une loi prévoyant cette possibilité. La population canadienne appuie cette décision.
Le gouvernement fédéral a révoqué la citoyenneté canadienne un islamiste extrémiste à l’origine d’un complot pour commettre des attentats dans le centre-ville de Toronto visant à terroriser la population et à paralyser l’économie du pays.
Membre du groupe surnommé «Les 18 de Toronto», Zakaria Amara a été condamné à la prison à vie en 2010 sans possibilité de libération conditionnelle avant 2016 après avoir reconnu son rôle dans le projet, qui avait notamment pour objectif de forcer le Canada à retirer ses troupes de l’Afghanistan, rapporte la Presse Canadienne.
Amara a plaidé coupable aux accusations de s’être joint consciemment à un groupe terroriste et d’avoir eu l’intention de causer une explosion qui aurait pu tuer des gens ou endommager des propriétés pour le bénéfice d’un groupe terroriste.
Il avait aussi avoué à son procès avoir agi comme leader dans l’organisation d’un camp d’hiver au nord de Toronto en décembre 2005 où des « recrues » ont reçu une formation au combat de base et été endoctrinées au sujet de la cause djihadiste.
 
Les Canadiens favorables à la révocation de citoyenneté des terroristes bi-nationaux
En marge de cette histoire, le ministre de la Défense, Jason Kenney, qui avait écrit un peu plus tôt sur Twitter que Zararia Amara « détestait le Canada et qu’il avait lui-même renoncé à être citoyen du pays en complotant pour assassiner des centaines de Canadiens », a souligné, toujours sur son compte twitter et se référant cette fois à un sondage de NTG Research Group, que « Plus de 80% des Canadiens croient que les terroristes et traîtres condamnés doivent perdre leur citoyenneté canadienne ».
Depuis mai 2015, les Canadiens binationaux peuvent être privés de leur nationalité canadienne s’ils sont déclarés coupables de «terrorisme» ou «d’espionnage », une mesure destinée à «lutter contre la menace de terrorisme djihadiste», selon les mots du ministre de l’Immigration, Chris Alexander.
Ce changement à la Loi renforçant la citoyenneté canadienne avait été présentée en début d’année, en parallèle à la loi antiterroriste C-51 déposée dans la foulée des attaques mortelles au Québec et au parlement d’Ottawa perpétrés par de jeunes radicalisés aux idées djihadistes.
Outre les terroristes comme Amara, il est aussi dorénavant possible de révoquer la citoyenneté canadienne des citoyens ayant une double citoyenneté qui ont participé à un conflit armé contre le Canada et les Forces armées canadiennes, soit en tant que membres d’une force armée d’un pays ou d’un groupe terroriste non étatique comme le groupe armé État islamique.
La révocation de la citoyenneté, une première au Canada, intervient opportunément au moment où, engagé dans une campagne électorale difficile où ;es trois principaux partis, conservateurs, libéraux et néo-démocrates, sont au coude à coude et où le gouvernement conservateurs sortant, misant sur la frange conservatrice de l’opinion publique, base électorale, se présente comme le seul rempart pour la sécurité des Canadiens.
 
Source: 45enord.ca
 

Rédigé par Gérard Brazon

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Frahenjac 30/09/2015 02:01

Celá les fera réfléchir !