David Bobée ou la tentation du racisme anti-blanc dans le théâtre français. Par Jordi Vives

Publié le 27 Octobre 2015

Il y a quelques jours, le très sérieux journal Le Mondepubliait un article de Françoise Alexander sur le racisme dans le théatre en France. Un article qui part d’un constat, la rareté de personnes issues de populations étrangères dans ce milieu à tel point que des personnages de couleurs sont joués par des acteurs blancs comme c’est le cas dans la représentation d’Othello qui sera jouée au Théâtre de l’Odéon en janvier prochain et dont le personnage d’Othello, un maure, est joué par Philippe Torreton.
Une polémique qui a le mérite de révéler certains comportements et logiques particulièrement inquiétants dans le microcosme du théâtre français. La palme revient probablement à David Bobée, le directeur du Centre Dramatique National de Haute-Normandie, tellement aveuglé par son désir de « diversité » qu’il en vient franchement à dépasser les bornes du racisme anti-blanc, mais en a-t-il seulement conscience ? En effet, dans son article, Françoise Alexander rapporte que David Bobée a avoué « avoir déjà refusé de très beaux projets conçus, mis en scène et interprétés uniquement par des Blancs » parce qu’il ne « programme pas de spectacles racistes ».
Ainsi, David Bobée reconnaît sans aucun scrupule qu’il a refusé de faire jouer des pièces de théâtre uniquement parce que les acteurs étaient blancs.
Un racisme aussi clairement revendiqué ne peut être laissé impuni alors que d’autres sont immédiatement attaqués en justice par les associations dites « anti-racistes » pour bien moins que ça.
Un exemple de racisme ordinaire qui démontre une fois de plus le vrai visage de la promotion d’un multi-culturalisme complètement incohérent. D’un côté on dénonce un racisme à l’encontre des populations étrangères et de l’autre, on utilise le racisme anti-blanc comme moyen de lutter contre cette prétendue discrimination.
De même que pour rester dans le monde du spectacle, si les défenseurs de la bien-pensance sont choqués par le fait qu’un blanc joue le rôle d’Othello, on les a, en revanche, beaucoup moins entendus en 2011 lors de la sortie de Thor, le film inspiré des comics de Marvel. Qui a dénoncé le fait que le rôle du dieu nordique Heimdall soit joué par Idris Elba, un acteur britannique d’origine africaine ? Pas grand monde…
Le soit-disant « anti-racisme » a aujourd’hui sombré dans l’incohérence et l’hypocrisie au nom d’une logique discriminatoire. C’est une guerre idéologique et comme dans toute guerre, il est nécessaire de développer un discours de propagande efficace. Or il y en a un qui marche à chaque fois, c’est celui des « gentils » et des « méchants ». D’un côté les méchants, les vilains racistes blancs, les indigènes et de l’autre les gentils, les pauvres victimes colorées , les allogènes. Et pour justifier ce discours, quoi de mieux que de ressortir les bons vieux clichés de l’éternel colonisateur. Et oui, alors que des millions d’étrangers arrivent aujourd’hui en Europe, le blanc reste identifié dans le discours anti-raciste au rôle du méchant colon raciste même sur sa propre terre. Tout est fait pour rabaisser l’autochtone, effacer son identité tout comme ils ont effacé « nos ancêtres les Gaulois ».
David Bobée ou la tentation du racisme anti-blanc dans le théâtre français. Par Jordi Vives

Rédigé par Gérard Brazon

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