N’en déplaise à la caste, les races existent - Par Marcus Graven

Publié le 1 Octobre 2015

 

Pour Riposte-Laïque

races

Le mot « race » doit disparaître des textes législatifs français, ainsi l’a décidé l’Assemblée nationale en mai 2013.
Le mot est tabou. Il suffit de constater les réactions outrancières après les propos de Nadine Morano. Cela s’étend de « poissonnière » à « nazie » en passant par « porte-parole du Ku Klux Klan« .
Comme le signale le Dictionnaire de la Novlangue de Polemia, « on peut à la rigueur employer le mot “ethnie” ou “communauté” mais avec prudence et si possible toujours au pluriel ».
Le refrain officiel est que « les races n’existent pas ». Prétendre le contraire, c’est être raciste et subir les insultes, les procès, les violences de la caste. Nadine Morano est en train d’expérimenter la chose.
Comme l’a souligné Eric Zemmour, « à la sacralisation des races de la période nazie a succédé la négation des races ». Sacralisation et négation aussi stupides l’une que l’autre.
Si l’on accepte d’ouvrir les yeux, dans la même rue, on voit des couleurs différentes de peau. Certaines sont noires, d’autres jaunes, d’autres encore blanches. Sur les murs, il est parfois écrit: « Mort aux blancs ». Et les types qui ont tagué ça ne pensaient pas au raisin.
« Pour les scientifiques, les races n’existent pas », va aussitôt cracher la caste. « Il n’y a que le genre humain ».
Le genre humain universel empêche-t-il l’existence de races ?
Dans le numéro d’octobre 2012 de Sciences et Avenir, Evelyne Heyer, professeur au Muséum national d’histoire naturelle en anthropologie génétique, expliquait que des différences existent, différences qu’il ne faut pas nier comme on a pu le faire dans les années 1990. « En réalité, à cette époque, disait-elle, nous n’avions pas assez de marqueurs génétiques pour pouvoir tirer des conclusions. »
Elle ajoutait que les groupes humains se distinguent par des profils génétiques particuliers. « On retrouve tout simplement les populations des cinq continents », quand on regarde les cinq principaux groupes génétiques.
Mais elle prévenait, connaissant la hargne niveleuse de la caste : « Attention : dans la notion de race telle qu’on l’utilise dans le langage courant, il y a une notion d’inégalité. La génétique n’est peut-être pas toujours politiquement correcte et révèle l’existence de groupes humains, seulement elle n’apporte en aucun cas une vision figée et hiérarchisée de l’humanité. »
Doit-on comprendre que si l’on enlève la notion d’inégalité, si l’on refuse toute vision figée et hiérarchisée de l’humanité, les races existent? Et que je suis, n’en déplaise aux antiracistes professionnelles, de race blanche?
Nous appartenons à une race, un peuple, une culture donnée avant d’appartenir au genre humain. L’appartenance raciale, culturelle, nationale, conditionne notre rapport au reste de l’humanité, et non l’inverse.
Reprenons une fois encore la phrase qu’Alain Peyrefitte attribua au général de Gaulle : «C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. Qu’on ne se raconte pas d’histoires ! Les musulmans, vous êtes allés les voir ? Vous les avez regardés avec leurs turbans et leurs djellabas ? Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français
A en juger par ce qui arrive à Nadine Morano, ainsi que le fait remarquer Robert Ménard, citer le Général de Gaulle sera bientôt passible de prison.
Mais cela n’occultera pas que les races existent parce qu’elles sont une représentation intellectuelle basée sur des réalités comme la couleur de la peau, les traits physiques.
Un exemple: « Il faut savoir que les greffes de moelle osseuse ne sont compatibles qu’entre races, disait en 2011, Chantal Valay, présidente de l’ADOT 47 (Association des dons d’organes et de tissus humain du Lot-et-Garonne). Un Européen ne peut donner à un Africain, et un Africain à un Asiatique pour la simple et bonne raison que nous sommes différents« .
Vouloir extirper une réalité par le déni et la loi est un connerie dont la caste est coutumière.
Voir des races est intolérable pour la caste parce qu’elle assimile race et discrimination, différence et inégalité. Pour elle, toute dissemblance est inégalitaire. Seule la similitude promeut l’égalité.
La caste met en œuvre la même stratégie sur le sexe.
Elle nie les différences sexuelles qui sont aussi visibles que les différences de races pour combattre les inégalités sexistes.
En croyant priver de mots les citoyens, elle croit lutter contre le racisme ou le sexisme. Elle fera bientôt la même chose à propos des couches sociales.
Naïveté ou comportement totalitaire ?
J’opte pour le second tant la caste hait le peuple –« les petits Blancs » comme elle dit–, tant elle veut gommer les Français de souche du paysage, tant elle vomit les racines judéo-chrétiennes des peuples européens.
Reste une bonne nouvelle : s’il n’y a pas de races, plus de racisme et donc il n’est plus nécessaire de subventionner grassement SOS Racisme, le MRAP et autres associations liberticides.
Ce que le très con-tribuable que je suis appréciera.
Marcus Graven

Rédigé par Gérard Brazon

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