Migrants-"Déserteurs": la tension dans les Balkans.

Publié le 20 Octobre 2015

Environ 3.000 migrants étaient massés lundi, par une pluie battante, à la frontière entre la Serbie et la Croatie où la situation menace d’échapper à tout contrôle en raison du filtrage des entrées en territoire croate, selon une journaliste de l’AFP sur place.
« La situation menace d’être hors de contrôle, ce n’est qu’une question de temps », a déclaré à l’AFP Jan Pinos, coordinateur d’un groupe volontaires tchèques présent dans la zone frontalière.
« Nous sommes saturés, la situation dépasse nos capacités, nous avons urgemment besoin d’une réaction des autorités serbes qui sont absentes. Nous avons besoin d’une présence policière, de tentes, de nourriture », a-t-il dit, appelant les autorités serbes à réagir.
L’attente à la frontière fait monter la tension parmi les migrants qui piétinent des heures durant dans la boue, certains – et notamment des enfants – pieds nus, selon une journaliste de l’AFP. (Une agence pleureuse française.ndlr GB)  Nous avons des femmes enceintes. Un bébé a frôlé la mort cette nuit, sa mère ne pouvant le protéger de la foule qui se bousculait », a dit M. Pinos.
A Belgrade, une porte-parole du HCR a déclaré à l’AFP que ces migrants faisaient partie de ceux qui sont entrés durant le week-end en Macédoine avant de poursuivre leur voyage vers l’Europe occidentale.
« Dans la nuit de dimanche, 10.000 migrants en provenance de Macédoine sont entrés en Serbie. Ceux qui sont enregistrés ont immédiatement poursuivi leur voyage vers la frontière croate où les autorités croates les laissent entrer à un rythme très ralenti », a déclaré à l’AFP Mme Mirjana Ivanovic Milenkovski.
A Beraskovo, les migrants sont autorisés en entrer par petits groupes de 50 personnes, ce qui est nettement inférieur au nombre de ceux qui arrivent dans la zone frontalière.
Certains migrants tentent de trouver un chemin vers la Croatie en traversant les champs de maïs avoisinants, a constaté l’AFP.
Sur la route boueuse menant à la frontière, des jouets, des couvertures et autres objets ont été abandonnés à la hâte par des migrants qui tentaient d’entrer en Croatie le plus vite possible.
« Nous avons entendu que la frontière était fermée, je suis ici depuis 09H00 (07H00 GMT) ce matin et personne ne nous dit ce qu’il se passe, nous n’avons pas de nourriture ni suffisamment d’imperméables », a déclaré à l’AFP Rodi, 32 ans, un infirmier originaire d’Alep en Syrie.
En Macédoine, à la frontière avec la Grèce, le flux de migrants s’est apaisé lundi matin. A Gevgelija, la situation était calme, le nombre de migrants cherchant à entrer en Macédoine a sérieusement diminué, selon un photographe de l’AFP sur place.
Au total 15.130 migrants sont entrés en Macédoine samedi et dimanche, a indiqué à l’AFP une source à la mairie de Gevgelija jointe par téléphone.
Mais ce chiffre ne dépasse toutefois pas le record de 12.000 entrées en 24 heures enregistré début septembre. Au cours des dernières semaines, le nombre de migrants en route pour l’Europe occidentale entrant quotidiennement dans le pays s’élevait à entre 3.000 et 5.000.
Les entrées de migrants en territoire croate se font au ralenti depuis que la Slovénie, devenue le nouveau pays de transit des migrants après la fermeture vendredi soir par la Hongrie de sa frontière avec la Croatie, a fait savoir qu’elle limiterait l’entrée de son territoire à 2.500 migrants par jour.

Rédigé par Gérard Brazon

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aupied 23/10/2015 11:08

a renvoyez dans leur pays se sont des parasites , c'est triste de dire ça , mais il faut être réaliste , se ne sont pas tous migrants politiques

Anonyme 20/10/2015 19:34

Envoyer à chaque point de départ un enquêteur déguisé pour démasquer les responsables de cette immigration pour semer le chaos en Occident. Ces personnes ne viennent pas d'elles-mêmes. C'est IMPOSSIBLE car ces envois sont trop bien coordonnés et pensés: Les Occidentaux, contrairement à eux, ont de l'humanité......

Anonyme 20/10/2015 19:35

C'est la seule façon de s'en sortir!