"Race blanche": Alain Delon soutient Nadine Morano et lui tire son chapeau. Préface Gérard Brazon

Publié le 28 Octobre 2015

Le petit Sarkozy nous fait son Daladier. Il aura son Munich personnel.
 
Il cherche des électeurs, il tente de puiser à droite et au centre tout en faisant les yeux doux aux électeurs du Front National. Il n'aura pas le Centre, ni les voix du FN. Le Centre lui fera faux bond, les électeurs du FN ne seront pas là pour soutenir un homme de peu de foi. 
Menteur et bonimenteur, cela fait beaucoup. Lui et sa famille politique ne trouveront plus grâce auprès de Français qu'il a trahi. Là c'est Nadine Morano et tout cela pour complaire à illustre inconnu centriste.
 
Il faudrait que les politiques comprennent que les trahisons ne paient pas toujours. Monsieur Sarkozy avait autrefois trahi Chirac, et puis ensuite, il a menti en 2007 et trahi le référendum des Français de 2005.
Son équipe devrait comprendre que les Français n'ont pas tous une mémoire de poisson, ils se souviennent que lui, tout comme ses amis du 92 n'ont aucune parole.
Nadine Morano aurait dû le savoir... 
Gérard Brazon

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EXPRESS.FR

Dans une interview à TV Magazine publiée ce mercredi, l'acteur de bientôt 80 ans félicite l'eurodéputée pour son attitude à la suite de ses propos sur la France "pays de race blanche". Il évoque également le Front national et son amitié avec Jean-Marie Le Pen.
Voilà un soutien inattendu pour Nadine Morano. Dans une interview accordée à TV Magazine, Alain Delon prend la défense de l'eurodéputée concernant ses propos tenus fin septembre sur la France "pays de race blanche".
"Juste une question: le Kenya est un pays de quelle race? Les gens sont noirs. C'est une polémique ridicule, grotesque, qui n'a aucun sens", estime l'acteur qui s'apprête à fêter ses 80 ans.  
Pour lui, l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy "a des c... de tenir comme elle tient et de dire: 'Je vous emmerde tous, je dis ce que je pense et je continuerai à le dire'. Chapeau!". 
 
"On a le droit de ne pas aimer, mais on doit respecter le Front national"
Egalement interrogé sur le Front National, Alain Delon affirme ne pas être proche de ce parti: "Et, si je l'étais, pourquoi n'en aurais-je pas le droit?
L'extrême gauche et Mélenchon, c'est valable, mais l'extrême droite, non?", s'interroge-t-il. "Le Front national représente quand même six millions de personnes. C'est six millions de cons? On a le droit de ne pas aimer, mais on doit le respecter." 
L'acteur ne nie pas en revanche sa proximité avec le fondateur du Front national avec qui il est "ami depuis cinquante ans". Il précise néanmoins sa pensée sur le parti de Marine Le Pen. "J'ai simplement dit que je trouvais ça normal que les gens se rapprochent de ce parti parce qu'ils en ont marre. Marre de tout! Et c'est pour ça qu'ils sont prêts à aller n'importe où. Je le confirme: les gens ne savent plus où ils en sont, alors pourquoi pas le Front national..." 
A propos de la politique menée par François Hollande et Manuel Valls, Alain Delon affirme "qu'(il) a connu la France du général de Gaulle et c'était autre chose". "Depuis, elle [la France, NDLR] a été plutôt en se dégradant. Gauche, droite, tous les coups sont permis. Ce qui se passe est dégueulasse, d'où le désintérêt des Français pour la politique." 
Enfin, Alain Delon a évoqué sa carrière en assurant n'avoir "jamais été à la recherche du succès, du triomphe ou de l'argent". "Je n'ai jamais fait quelque chose pour de l'argent. J'ai toujours fait ce que je voulais, quand je voulais, où je voulais et avec qui je voulais! Vous imaginez la chance que j'ai eue...", conclu-t-il. 

 

Rédigé par Gérard Brazon

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Pivoine 30/10/2015 18:48

Alain Delon a toujours eu le courage de ses opinions, et n'a jamais cédé au politiquement correct !

Aaron 28/10/2015 21:13

Toujours aussi épatant, dans sa jeunesse comme dans l'âge mur...il est à des années-lumières des blancs-becs de la profession.