Qui sont les cocus de la République française ? Par Gérard Brazon

Publié le 29 Décembre 2015

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Lorsque l’on découvre par hasard, au détour d’une lecture, d’une dénonciation, d’une prise de conscience, d’un sourire en coin, d’une affirmation, d’une curiosité, que votre situation présente n’est pas ce qu’elle prétend être, c’est un drame.

D’abord, c’est l’incompréhension, la stupeur, l’effarement. Puis vient le choc en retour, un effondrement intérieur, une descente rapide en enfer qui provoque une douleur profonde, un éclatement ! Le cœur explose, les tripes remontent et le cerveau panique. Vous perdez l’équilibre et tout vous semble mouvant.

Vous êtes en pleine tempête, le navire est ballotté, les voiles se déchirent, vous tentez bien de monter sur les mâts avec la volonté dérisoire de les recoudre, malgré les vagues et les creux de 20 m. Vous vous accrochez, et ne voyez plus que les récifs, le gris de la mer déchaînée. Vous constatez votre immense solitude et que votre gouvernail vous a lâché.

Hier, vous étiez sur une plage de rêve, un pays de rêve, une vie de rêve, des emmerdes devenus de rêves, et vous ne le saviez pas ! Vous vous retrouvez en haut d’un mât avec la certitude que cette vie d’hier, celle que vous trouviez normale, cette paix naturelle a totalement disparu !

Tous les cocus de France vous le diront, c’est un immense  désespoir de réaliser que tout ce en quoi vous aviez cru hier, n’est plus ! N’a sans doute jamais existé. C’est l’effet Matrix épisode 1. Vous vous retrouvez dans les égouts avec l’angoisse de l’avenir. Retour impossible.

Je suis un de ces cocus Français qui a longtemps cru que mon pays était un grand pays, peuplé de citoyens responsables, de femmes et d’hommes civilisés et conscients de la puissance de sa culture. À cet instant, en vieux cocu,  vous vous dites, « bon sang, quel con » !

Eh bien oui, j’ai longtemps cru que mon pays avait un système éducatif de premier plan, une farouche volonté de liberté, d’égalité même pondéré, de fraternité française, d’une générosité sans fin. Un bon naïf de base en somme. J’ai cru qu’il y avait une justice de bon niveau, une police efficiente, une armée puissante, honorée, reconnue, et chargée d’histoire, etc. Il est vrai que je vivais plus souvent dans mes livres d’histoire que dans la rue.

J’ai longtemps cru que mon pays était une démocratie, que les élections produisaient la juste représentation du peuple. Que les dirigeants avaient comme seul souci l’intérêt général. Que les lois étaient faites pour tous et servaient à réguler, et s’appliquaient avec mesure. J’ai longtemps cru que mon pays pouvait d’un revers de la main, balayer l’incivilité, l’injustice et appliquer ses lois sans faillir. « Bon sang, quel con » !

Je fais partie de ces cocus de la République qui, par hasard, au détour d’une lecture, d’une dénonciation, d’une prise de conscience, d’un sourire en coin, des trahisons politiques, a compris que sa croyance, sa vie de citoyen, n’étaient qu’une illusion.

Depuis que je suis cocu,  je garde les yeux ouvert, la conscience aiguisée, ce qui bien sûr ne m’évite pas de m’égarer parfois, et même encore trop souvent.

Depuis, j’ai appris à lire entre les lignes, je tente de discerner le vrai du faux ou de l’improbable, je réalise les non-dits, repère les manipulations, les contres vérités, les échappatoires, les sophismes, l’interdiction d’expression, les accusations, les téléfilms et les pubs orientés, etc. C’est épuisant à la longue, ça fatigue tout le monde dans ma famille, mais je refuse désormais de me retrouver embarqué dans un autre navire. Suis-je parano, docteur ? « Bon sang, quel con« !

J’ai décidé d’appeler ce système la Socia-lie, n’en déplaise à certains de mes amis y compris ceux de la vraie droite patriote que cela agace sans que je sache pourquoi au fond !  Socia pour socialiste: cette engeance qui est la mère de toutes les dictatures sanguinaires, de Robespierre à Mao, en passant par Lénine, Mussolini, Staline et Hitler et tous les millions de morts de cette idéologie, ceux des Vendéens à ceux de Chine et de Russie, en passant par l’Éthiopie et Cuba.

La Liepour la bave, la vase, la boue, les déjections, les déchets. La Socia-lie comme un résumé qui va bien plus loin que l’UMPS, l’RPS(Herpès).

Celle-ci est partout. Elle se glisse dans les communiqués gouvernementaux, les éditoriaux de journalistes, dans les articles de la bien pensance, dans le « vivre ensemble » obligatoire, dans la tête des 75% de journalistes ayant voté pour François Hollande alors qu’ils savaient qui était ce bourgeois de la haute société, comme ils savaient qui était Mitterrand, l’ami de René Bousquet, l’homme à la Francisque, le profiteur, le polygame aux frais du peuple. Ils avancent vers vous, habillés en Bergers, mais sous les vêtements, ce sont des loups féroces disaient Saint Mathieu.

Elle se faufile comme un virus dans les discours des philosophes gauchistes, (les autres ayant décidé de la fermer ou de se terrer), et dénoncent la Nation, bouffe et conchie le franchouillard. La Socia-lie est intrinsèquement dans les discours de ceux qui dénoncent la Nation, car elle est essentiellement mondialiste cette saloperie, et elle insulte copieusement le nationalisme qui serait dit-elle, la « cause première de la guerre« . Oubliant au passage les causes pétrolières de la guerre en Irak, en Libye et en Syrie. Depuis peu,  suite à la montée du Front National, elle encense la Patrie pour éviter de s’en faire éjecter.

Elle a été dans la haine de la Marseillaise et du Drapeau au nom de la multiculturalité, et elle est aujourd’hui dans la sanctification de notre chant patriote et de nos trois couleurs au nom du communautarisme. Elle était contre les frontières hier, mais pour aujourd’hui, en fonction de ses intérêts qui ne sont jamais les intérêts du peuple de France. Elle n’a aucune conviction profonde, pas de morale politique, pas de civisme citoyen. Elle est hors sol, sa patrie c’est le fric, c’est la finance !

Pour cette engeance, tout commence en 1945. Il fallait évacuer les années maudites, celles de la collaboration, de la compromission, du vote des pleins pouvoirs à Pétain, celles ou l’immense majorité des collabos étaient de gauche.

Il fallait aussi éjecter des livres d’Histoire, les propos de Jules Ferry et de Léon Blum et de bien d’autres sur la colonisation, ceux si socialistes, si humanistes du devoir des races supérieures envers les races inférieures. L’année 1945, fut le début des années d’occupation par les socialo-communistes de toutes les strates administratives et particulièrement de l’éducation nationale, cette  création de la troisième République en 1932 en remplacement de l’instruction publique bien plus neutre et significatif. Ce fut l’exaltation de la résistance, mais celle des résistants communistes bien sûr, qui étaient pressés de faire oublier qu’ils avaient d’abord étaient des traîtres de l’intérieur en collaborant au pacte germano-soviétique en août 1939, des saboteurs en usines d’armements et puis tout naturellement des collabos jusqu’en juin 1941.

Cette engeance politicienne a mis en place un système proportionnel mais vicié qui a interdit la représentation du peuple par un système électoral juste. Le peuple est l’ennemi à abattre. Seul compte l’élite, la minorité éclairée guidant la populace !

En 1958, le général De Gaulle a accentué le vice par l’élection à deux tours, et de fait, a interdit l’équité, empêché une représentation juste à l’Assemblée Nationale de tous les courants. Certes, un pouvoir fort, décisionnaire était nécessaire, mais il aurait dû oser la représentation plus juste du peuple de France dans les différents pouvoirs législatifs. Il avait de toutes les façons, la main in fine sur l’exécutif. La juste représentation me semble être une proportionnelle à 5% d’électeurs minimum, à un seul tour.

Aujourd’hui, nous souffrons de ces carriéristes de la politique. De ces magouilleurs de scrutins. Des arrangements entres amis. De ces femmes et de ces hommes qui ne savent pas ce qu’est l’Usine, l’Artisan, le Bureau, l’Entreprise et n’ont jamais rien fait d’autres que de siéger en étant grassement rémunérés et surtout a oublié les promesses. J’entends d’ici les commentaires,  je fais de l’anti-parlementarisme ! C’est juste le contraire. Un pouvoir fort mais une juste représentation de tous les courants pouvant s’exprimer.

La France politique m’a fait cocu. Elle s’est donné à des beaux parleurs. Des vendeurs de saucisses européennes, des maquereaux. Elle s’est laissé embarquer à Bruxelles. Là, on lui a dit qu’elle serait la plus belle de toutes et pour mieux la convaincre, ils lui ont passé les bracelets. Depuis, elle fait la pute pour des proxénètes commissionnaires, et ne vit même pas de ses charmes. Heureusement, j’ai voté contre. Mais la socia-lie a passé outre. En d’autres temps, c’est une révolution qui se serait produite.

La France, je la croise dans les yeux des dirigeants soumis, devenu des mercenaires de l’Arabie Saoudite, et du Qatar ! Parfois, je la regarde parler de sa « grandeur » devant un peuple anesthésié qui sourit béatement. « Bon sang, quel con » me dis-je, en oubliant que j’en faisais partie. Je l’écoute à la radio, je la regarde se vautrer dans la complaisance et le relativisme.

J’espère seulement que ma France n’est pas celle que les radios-télévisions me donnent à voir et à entendre. Sinon, cela me confirmerait que  la France vit bien dans un poulailler. Elles sont déjà 28 à se faire plumer le cloaque en attendant que vienne le Turc qui va leur faire la peau. Tout cela  sous le regard satisfait du maquereau en chef qui vit en Amérique.

Gérard Brazon (Le Blog)

Rédigé par Gérard Brazon

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DURADUPIF 29/12/2015 16:19

Nous sommes nombreux à nous demander comment en est-on arriver la ? Comment n'avons nous pas écouter le message d'Alfred Sauvy et d'autres ? Quels cons !