Aït Ahmed enveloppé du drapeau de l’occupant arabo-islamique - Par Lucien SA Oulahbib

Publié le 5 Janvier 2016

Pour commencer cette nouvelle année 2016, je vous souhaite mes meilleurs voeux. Je sais que nous sommes entré dans un cycle qui ne va pas s'arrêter par magie et qu'il va nous en falloir du courage. Ayons confiance et si un jour les français cessent de se mettre la tête dans le sable ou cultivent enfin leur mémoire, nous aaurons alors une chance de nous en sortir.
Gérard Brazon
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Tant que cette illusion perdurera, représentée par la mort d'Aït Hamed enveloppée du drapeau de l'occupant comme linceul, l'Afrique (du Nord), l'Égypte comprise, restera sous le joug de la mort civilisationnelle programmée, celle qui a commencée au 7ème siècle alors que l'Afrique du Nord connaissait une florissante civilisation latino-juivo-berbère en passe de créer une branche romane spécifique comme ce fut le cas en Gaule s'il n'y avait pas eu l'effondrement bureaucratique des empires romains puis byzantins.
 
Par la suite, l'occupation ottomane n'a absolument rien donnée sinon les courses barbaresques qui ont poussé à l'intervention française puis son installation qui a été très progressive, contrairement à ce qui a été dit, dans un territoire qui ne se nommait pas "l'Algérie" tant il était dominé par le système de tribus en guerre les unes contre les autres ; seule la région d'Alger était contrôlée par la Turquie ; quant à l'occupation française elle fut le plus souvent nourrie d'anciens forçats, de prisonniers de la Commune et de migrants issus de la perte de l'Alsace-Lorraine.
Ce n'est que bien plus tard que l'idée d'une intégration surgit avec toutes les contradictions et les insuffisances que l'on sait puisque par exemple la couche francophone des autochtones a été court-circuitée simultanément par les islamistes et les ultras de la France métropolitaine.
 
L'idée d'une "Algérie plurielle" qui aurait pu avoir l'assentiment de beaucoup a été détruite en 1954 dès que le même Aït Hamed (mais aussi Krim et Abderrahmane) jurent sur leur livre sacré. Ce qui a détourné la révolte populaire qui couvait depuis non pas la manipulation national-islamiste de Sétif, mais bien le bourrage des urnes opéré par les mêmes ultras de la France métropolitaine, et ce fut fait au détriment de l'autonomie des territoires français qui aurait permis un Commonwealth à la française dès 1947.
 
La suite est connue : Aït-Hamed accepte de tomber dans le piège de la "guerre" algéro-marocaine de 1963 ce qui permet à ceux qui n'ont jamais combattu d'encercler de leurs chars soviétiques les troupes berbères allant naïvement comme d'habitude se faire hacher menu pour le compte d'un autre occupant.
Le problème n'est pas tant de reprocher maintenant ce qui fut fait naguère, mais de persister dans l'erreur : ainsi Aït-Ahmed en visite en France en 2006 et lors d'une rencontre fit lever la salle pour saluer la mémoire du 1er novembre 1954 alors que cette date fut la tombe de tout l'espoir "algérianiste" d'un réel être ensemble avec des populations diverses aux cultures et religions ancestrales variées.
 
Aujourd'hui le régime au pouvoir est largement raciste et militariste malgré un vernis à la chinoise d'ouverture économique, un régime toujours cautionnée par la gauche française qui l'a sauvée plusieurs fois et le soutient encore alimentant ainsi la schizophrénie d'une population nord africaine installée en France et dont les enfants ont été élevé dans la haine de leur pays d'adoption par cette même gauche qui débat aujourd'hui du sexe des anges (enlever ou non la nationalité aux "terroristes") alors que son enseignement est de A à Z consacré à la détestation de la France, à la traite esclavagiste transatlantique alors que la traite arabo-islamique a été trois fois plus importante comme l'a démontré le chercheur N'Diaye dans Le génocide voilé (voir vidéo ici).
 
Il est temps que les vrais "algérianistes" prennent conscience de cette histoire, fassent jonction avec leurs frères en Libye qui deviennent le vrai rempart contre l'autre versant arabo-islamiste s'intitulant "le califat", tout en faisant en sorte de ne plus rien attendre de l'Europe et des USA inféodés désormais à une vision arabo-irano-islamiste de l'histoire de la région, tout en étant en voie d'implosion généralisée (malgré de beaux restes qui font envie aux cohortes chassées par le même califat).
Il vaut mieux chercher plutôt alliance avec la Russie, l'Inde, et Israël. Sans oublier Taïwan. Et bien sûr les puissances africaines comme l'Éthiopie, le Nigeria, le Bénin… En attendant le renouveau en Europe, aux USA, et en France (mon pays et patrie) !…
 
    

Rédigé par Gérard Brazon

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