La langue française méprisée en France, au Canada mais pas au Québec

Publié le 4 Février 2016

 

L’avenir du français préoccupe-t-il encore nos élites politiques ? À quelques exceptions près, la réponse est non. Leur silence craintif et leur inaction désastreuse ont fait leur œuvre.

L’indifférence s’installe au sein même de la population, mais l’exemple lui vient tout d’abord de ses propres dirigeants. Le Devoir faisait d’ailleurs état hier d’une énième étude sur la fragilité du français au Québec.

Il fallait agir

Selon le chercheur Jean Ferretti, plus de 200 000 Néo-Québécois ne parlent pas français. La veille, on apprenait que 60 % des immigrants adultes non francophones refusent de suivre un cours gratuit de francisation.

Le message est clair : pour vivre à Montréal, où la quasi-totalité des immigrants habite, la connaissance du français devient facultative.

Voilà une résultante parmi d’autres du laisser-faire qui règne depuis 1996 dans le dossier linguistique. Le nouveau premier ministre Lucien Bouchard refusant alors d’agir dès les premiers reculs documentés du français.

Les voyants jaunes ne manquaient pourtant pas. À son arrivée au pouvoir, le jugeant trop « alarmiste », il faisait réécrire le premier bilan gouvernemental d’envergure sur la situation du français depuis l’adoption de la loi 101.

Mandaté par son prédécesseur, ce rapport était dirigé par l’ex-président du Conseil de la langue française Michel Plourde et moi-même.

Voyants jaunes

On y documentait des avancées positives, mais aussi des aspects déjà préoccupants. On y notait une part croissante d’allophones optant pour des études supérieures en anglais ; une francisation des immigrants insuffisante ; un bilinguisme institutionnel qui se répandait ; un milieu du travail montréalais où le français peinait à s’imposer, etc.

Si les gouvernements avaient agi de manière responsable, on aurait pu atténuer certains de ces reculs.

Or, le bilan concluait sur un avertissement qui, malheureusement, fut ignoré depuis : « Il s’agit d’un constat maintes fois observé : quand la volonté politique fléchit, la francisation se relâche. »

 http://vigile.quebec/Avenir-du-francais-un-silence

L’avenir du français préoccupe-t-il encore nos élites politiques ? À quelques exceptions près, la réponse est non. Leur silence craintif et leur inaction désastreuse ont fait leur œuvre.

L’indifférence s’installe au sein même de la population, mais l’exemple lui vient tout d’abord de ses propres dirigeants. Le Devoir faisait d’ailleurs état hier d’une énième étude sur la fragilité du français au Québec.

Il fallait agir

Selon le chercheur Jean Ferretti, plus de 200 000 Néo-Québécois ne parlent pas français. La veille, on apprenait que 60 % des immigrants adultes non francophones refusent de suivre un cours gratuit de francisation.

Le message est clair : pour vivre à Montréal, où la quasi-totalité des immigrants habite, la connaissance du français devient facultative.

Voilà une résultante parmi d’autres du laisser-faire qui règne depuis 1996 dans le dossier linguistique. Le nouveau premier ministre Lucien Bouchard refusant alors d’agir dès les premiers reculs documentés du français.

Les voyants jaunes ne manquaient pourtant pas. À son arrivée au pouvoir, le jugeant trop « alarmiste », il faisait réécrire le premier bilan gouvernemental d’envergure sur la situation du français depuis l’adoption de la loi 101.

Mandaté par son prédécesseur, ce rapport était dirigé par l’ex-président du Conseil de la langue française Michel Plourde et moi-même.

Voyants jaunes

On y documentait des avancées positives, mais aussi des aspects déjà préoccupants. On y notait une part croissante d’allophones optant pour des études supérieures en anglais ; une francisation des immigrants insuffisante ; un bilinguisme institutionnel qui se répandait ; un milieu du travail montréalais où le français peinait à s’imposer, etc.

Si les gouvernements avaient agi de manière responsable, on aurait pu atténuer certains de ces reculs.

Or, le bilan concluait sur un avertissement qui, malheureusement, fut ignoré depuis : « Il s’agit d’un constat maintes fois observé : quand la volonté politique fléchit, la francisation se relâche. »

 

Rédigé par Gérard Brazon

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Alain Bacquey 20/02/2016 21:45

Les Québecois sont capables du meilleur comme du pire. C'est eux qui ont inventé le magnifique "clavardage" pour ne plus dire "chat". En revanche, ils nous ont refilé les "droits humains" qui remplacent les "droits de l'Homme" S'ils étaient moins cons dans leur lutte contre le monde anglo-saxon qui s'est accaparé le reste du Canada, ils n'auraient pas ouvert leurs frontières à une immigration "francophone" du Maghreb. Regardez, maintenant, où ils en sont : la même merde d'invasion musulmane et les problèmes de revendication qui vont avec.