La traite des esclaves blancs de Barbarie. (Côte des barbaresques)

Publié le 4 Février 2016

C'est le commerce des blancs qui a fleuri principalement entre les xvie et xixe siècles dans les marchés d’esclaves d’Afrique du Nord. Néanmoins, la traite barbaresque et la piraterie sur les côtes maghrébines était déjà existante dès le XIIIe siècle, notamment à Bougie où elle était une activité importante.
 
Ces marchés ont prospéré lorsque ces États (aujourd'hui l’Algérie, la Tunisie et l’ouest de la Libye) étaient nominalement sous suzeraineté ottomane (sauf le Maroc qui constituait alors l'Empire chérifien mais possédait également sa propre entité barbaresque, la République des Corsaires Salétins. Les marchés d'esclaves au maghreb faisaient le commerce d’esclaves européens que les pirates barbaresques leur avaient procurés dans des razzias d’esclaves sur les navires et par des raids sur les villes côtières d’Italie, d’Espagne, de Portugal, de France, d’Angleterre, d'Irlande, des Pays-Bas et jusqu’à l’Islande. Les captures d’hommes, de femmes et d’enfants étaient si dévastatrices qu’un très grand nombre de villes côtières furent abandonnées.
 
Bien entendu, ce n'est pas les leçons de cette histoire qu'apprennent dans nos écoles les descendants de ces barbaresques. D'ailleurs, il serait amusant de connaître la réaction des enfants noirs de la diversité en scolarité en France s'ils savaient qui étaient les esclavagistes. Taubira est passé par là, mais avant elle, bien d'autres qui n'ont jamais permis de dire la vérité sur l'esclavage. 4 siècles pour les européens, 14 siècles qui dure encore, pour les arabos-musulmans.
La France de Charles X est intervenue sur Alger avec le mandat du Congrès de Vienne. Aurait-t-elle dû rester ? C'est une autre histoire dont les conséquences sont lourdes aujourd'hui.

Rédigé par Gérard Brazon

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