Mensonges d’État - Par Yannik Chauvin

Publié le 19 Avril 2016

Deux affirmations tombent de la plus haute autorité de France : un, la mosquée de Brest est fermée, et deux, l’imam est poursuivi.

Pour Boulevard Voltaire.

Alors là, c’est grave ! Vraiment grave. Le président Hollande – j’insiste sur « président » -, interrogé sur le sort de l’imam de Brest – vous vous souvenez, c’est celui qui menace les gamins qui écoutent de la musique d’être transformés en porcs ! -, eh bien, le président a déclaré devant trois millions et demi de téléspectateurs : « Celui-là est français et ne peut pas être expulsé, mais son lieu de prière – je ne veux même pas utiliser ce mot -, ce lieu de haine a été fermé. » À une question de la journaliste demandant s’il ne pouvait pas, quand même, être inquiété, le Président a répondu : « Il est inquiété, il est poursuivi et il est dans une procédure judiciaire. »

Deux affirmations tombent donc du verbe présidentiel, la plus haute autorité de France : un, la mosquée de Brest est fermée, et deux, l’imam est poursuivi.

En réalité, deux mensonges ! La mosquée Al Sunna, là où cet excité – je parle de l’imam – prêche ses diatribes, n’est pas fermée. Ces derniers jours encore, le tenancier faisait de la retape. Il cherche 830.000 euros pour construire son école coranique qui se donne un triple objectif : l’éducation religieuse, l’apprentissage de la langue arabe et la mémorisation du Coran. Le permis de construire, accordé par la mairie socialiste, est actuellement contesté devant le tribunal administratif par des voisins. L’imam, quant à lui, le sinistre Rachid Abou Houdeyfa, contrairement à ce qu’a affirmé Hollande, vit sa vie paisiblement. Son domicile et la mosquée ont bien été un peu perquisitionnés il y a six mois, mais c’est tout : pas de poursuite, pas de procédure judiciaire en cours. Le type est libre comme l’air. Évidemment ! Il se permet même de claquer les bretelles en se fichant ouvertement du Président, un peu à la manière d’une certaine Leonarda ! En effet, selon Libération, il affirme : « L’imam de Brest n’a jamais commis le moindre délit pénal, il n’a jamais enfreint la moindre loi ou a été mis en examen suite à ses discours, contrairement à beaucoup de personnes. »

Trois jours avant la soirée catastrophe sur France 2, tous les médias nous racontaient à longueur d’antenne que François Hollande préparait son intervention avec minutie, que c’était sa dernière chance, qu’il peaufinait ses réponses, etc. Et dans ses petites fiches, rien sur la mosquée de Brest ? Rien sur ce prêcheur en eaux troubles ? Stupeur : il ne connaît pas le sujet. Ou s’il le connaît, il n’a rien compris ! C’est hallucinant de la part d’un président de la République, gardien de l’ordre, de la moralité, de la sécurité, de la cohésion des Français – de la loi, en somme. Ne pas maîtriser un tel sujet lorsque l’on parle à la France entière, qui en a plus que marre de cette islamisation même plus rampante, c’est se moquer ouvertement du monde. Et dire qu’il y a encore 13 % des gens à lui sauver la mise ! On ne tire pas sur une ambulance, d’accord, mais il y a des limites à l’incompétence ou à la fourberie. N’est-ce pas, Dilma ?

Rédigé par Gérard Brazon

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