Selon que le perquisitionné bosse à Libé ou à Riposte Laïque…

Publié le 17 Avril 2016

A ce jour, pas un seul journaliste de la presse écrite (nous n’osons dire la presse d’Etat) n’a jugé utile de réagir à la perquisition dont a été victime notre fondateur, Pierre Cassen. On aurait pu les penser sensibles à la liberté de la presse, fût-elle Internet, et ne pensât-elle pas comme la plupart des journaux subventionnés…

Selon que le perquisitionné bosse à Libé ou à Riposte Laïque…

Ainsi, il y a quelques années, un journaliste du Libération, Vittorio de Filippis, avait lui aussi subi une perquisition qui avait ému le landernau journalistique, mais aussi politique.

Il est vrai que le contexte était différent. Nous étions en 2008, sous Sarkozy. Ce journaliste, qui fut un temps directeur de publication de Libération, ne répondait systématiquement pas aux convocations des policiers. Le juge, excédé par tant d’arrogance, avait donc décidé de lui envoyer les forces de l’ordre, à 6 h 40 du matin, pour perquisitionner brutalement chez lui, ce qui avait ému un peu la profession, sourcilleuse sur les droits démocratiques… quand cela concerne sa caste.

Il suffit de lire les liens ci-dessous pour constater que, pour se mettre bien avec la clique médiatique, nombre de politiques, même de droite, n’avaient pas hésité à s’indigner des méthodes policières, et à demander l’ouverture d’une enquête, rien de moins !

http://www.liberation.fr/medias/2008/11/28/un-ex-pdg-de-liberation-brutalement-interpelle-a-son-domicile_260390

http://rue89.nouvelobs.com/2008/11/24/journaliste-en-france-un-metier-de-plus-en-plus-risque-75029

http://www.maitre-eolas.fr/post/2008/11/29/1227-reportage-de-terrain

http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2008/12/01/l-interpellation-d-un-journaliste-de-liberation-souleve-une-tempete-de-protestations_1125415_3236.html

On s’inquiétait, rien de moins, des périlleuses conditions de travail des journalistes de notre pays. Maître Eolas ne pouvait s’empêcher d’être de la partie.

Sans attendre la version des policiers, le président de la République de l’époque, Nicolas Sarkozy, le Premier ministre Fillon et l’inévitable Bayrou s’étaient émus, donnant du crédit aux déclarations du journaliste et de la caste.

Pourtant, les policiers, eux, donnaient une toute autre version, parlant des multiples provocations et attitudes méprisantes à leur égard de Filippis, qui, faut-il le rappeler, ne répondait jamais aux convocations.

nhttp://www.lepoint.fr/actualites-societe/2008-12-03/affaire-filippis-la-version-des-policiers/920/0/296626

Par contre, quand ce ne sont pas des journalistes professionnels, détenteurs de la sacro-sainte carte de presse, qui sont perquisitionnés mais des animateurs de sites qui ont le tort de ne pas être du bon côté du manche, à savoir Pierre Cassen, fondateur de Riposte Laïque, ou bien Pierre Sautarel, fondateur de Fdesouche, c’est un grand silence radio (et sans doute une grande satisfaction dans les salles de rédaction). Quand ces sites sont victimes d’amendes et sont harcelés judiciairement, les « Je suis Charlie » n’ont pas la moindre solidarité. Quand notre dessinatrice Ri7 est victime d’une plainte d’Anne Hidalgo, aucune solidarité des dessinateurs de Charlie Hebdo ne s’exprime. Quand Valeurs Actuelles ou Minute croulent sous les procès, sous des prétextes très dangereux pour la liberté de la presse, aucun journaliste de propagande n’a le moindre soutien à l’encontre de ses confrères. Quand Fleur Pellerin magouille grossièrement pour priver Valeurs Actuelles de la subvention à laquelle ce journal aurait droit, cela n’émeut pas davantage la clique…

Par contre, quand le camarade Charles Enderlin voit un de ses reportages contesté, voire accusé de bidonnage (affaire al-Durah), c’est immédiatement une pétition, d’un type très corporatiste, qui voit le jour, et est massivement signée par l’ensemble de la profession.

http://tempsreel.nouvelobs.com/medias/20080604.OBS7106/pour-charles-enderlin.html

Nul n’avait oublié l’intervention des duettistes Martin-Perrotin contre Pierre Cassen, organisateur, avec Christine Tasin, d’un rassemblement en hommage à Hervé Cornara, décapité par son salarié islamiste. Martin, journaleux au Nouvel Observateur, avait même demandé au commissaire de police d’arrêter Pierre, quand Perrotin avait harcelé le préfet, durant 24 heures, pour faire interdire le rassemblement.

http://ripostelaique.com/les-journaleux-perrotin-martin-en-rage-la-police-na-pas-arrete-pierre-cassen.html

Bref, la devise des journalistes de propagande, c’est : touche pas à mon pote, mais si vous touchez à nos adversaires, on regarde ailleurs…

Paul Le Poulpe

Rédigé par Gérard Brazon

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