Elections pièges à cons bruxellois en Autriche. Par Gérard Brazon

Publié le 24 Mai 2016

Le verdict est tombé. Les urnes ont révélé le vainqueur: Avec des résultats extrêmement serrés, 50,2 % contre 49,8 %, la société autrichienne semble, aujourd'hui plus que jamais, coupée en deux. D'un côté, les territoires ruraux et péri-urbains, les banlieues, les catégories populaires dont les emplois sont directement menacés par la concurrence de la main d’œuvre immigrée, de l'autre les populations des centres-villes, les populations aisées, ceux qui vivent pleinement dans la mondialisation.

Il n'en reste pas moins qu'avec les 900 000 votes par correspondances nous sommes en droit d'imaginer le pire.

Je dirai même plus, nous pouvons avec certitude être sûr que cette élection présente tous les stigmates européistes et totalitaire. Elections pièges à cons disaient-on autrefois ! Nous nous retrouvons de nouveau, comme en France lors des Régionales, devant un vote contre un candidat de la droite nationale qui n'était même pas foncièrement anti européen, ni même anti euro. Cette élection marque la volonté de refuser y compris par les urnes, un changement de pouvoir politique radicalement différent et en dehors des partis habituels qui s'étaient partagés le pouvoir en alternance ou en communauté d'intérêts. Oui, j'ai des doutes profonds sur ces 900 000 votes par correspondance. Oui je crois qu'il peut y avoir eu magouilles ! Comment, je ne sais pas ! Pourquoi me semble plus évident.

De nouveau, comme en France, des électeurs auraient votés contre et non pour leurs idées. Pas si simple car ces 900 000 votants par voie postale sont du pain béni pour les eurocrates. S'ils n'étaient pas foncièrement contre les racines chrétiennes de l'Europe, Bruxelles pourrait faire dire une messe et pourquoi pas honorer Allah. Cette défaite n'est pas la fin des espoirs patriotes. Elle n'est pas une victoire du camp de Bruxelles, elle est encore moins une victoire des écologistes. Elle est la marque d'un processus infernal qui souhaite interdire de parole plus de la moitié des peuples d'Europe. Elle est la volonté d'ouvrir les frontières à l'immigrant, aux déserteurs syriens et irakiens, aux djihadistes islamistes et au chaos qui ne manquera pas de venir à terme. Qui seront les vainqueurs? À ce jour, on peut dire que les vaincus sont les patriotes. Ils ont un genou à terre, mais n'ont pas renoncé à se battre.

L'Autriche est l'exemple. Elle nous démontre ce qu'il ne faut pas faire en France. Se diviser, se nier, refuser de parler ensemble, vouloir cultiver son pré carré, satisfaire son ego et refuser de mettre en commun nos forces.

Marine Le Pen devra, et sans doute le fait-elle déjà, tirer les leçons de cette élection autrichienne. Elle devra comprendre que tous les systèmes à deux tours ont cette faculté de rendre les combats individuels inutiles ! Comme pour les régionales, le système électoral fait que le Front National perdra les élections futures au deuxième tour. C'est le jeu disent certains qui ne comprennent pas que la chandelle s'appelle France et que le jeu final est de l'éteindre.

À ce jour, et à titre personnel, je n'imagine pas le Front National de Marine Le Pen remettre en question la ligne politique de Florian Philippot. Son tropisme chevénementiste  devient évident pour beaucoup de militants. Cette volonté de faire la cueillette des "jeunes pousses" sortis tout juste de la puberté chez les adhérents du parti de Jean Pierre Chevénement commence à en gêner  plus d'un. Ces nominations de "jeunes pousses" comme Secrétaires Départementaux et sans l'avis des militants, posent un souci de fond. Beaucoup se posent des questions sur la direction prise par le navire Amiral et son Commandant. Ce refus d'être accompagné par les vaisseaux patriotes de moindre tonnage comme le SIEL de Karim Ouchick inquiète !

À Bezier, lors des journées voulues par Robert Ménard, la question se posera et il faudra bien qu'au terme de cette réflexion patriote, qu'une ligne se dégage et se positionne à la fois sur le Front National qui méprise ces journées patriotes et sur l'idée d'une création d'une sorte d'UDI patriote suffisamment puissante pour faire comprendre à la ligne Le Pen-Philippot qu'elle aura besoin de forces d'appoint. Pour gagner, il faudra au FN des alliés fidèles et décidés à la manière des 300 Spartes qui permirent à la Grèce, par leur courage et persévérance, de gagner contre la Perse impériale.

En attendant, et malgré les cris de victoire des traîtres aux Nations, ce ne sont pas les patriotes Autrichiens qui ont perdu la bataille électorale, c'est le système Bruxellois qui, à chaque fois, à travers ses communications, ses interventions, ses discours alarmistes, les peurs qu'il diffuse, ses appels aux "heures sombres", révèle un peu plus dans ses élections nationales, sa perfidie profonde et sa défense des nantis de la Finance aux électeurs européens. Ceux-ci finiront bien par comprendre en majorité ce qu'est ce système antidémocratique. Espérons, si ce n'est pas trop tard, qu'ils sauront renverser la table.

Demain, souhaitons que les Anglais, par leur référendum, seront le second coup de tonnerre dans le ciel de Bruxelles. Sinon, et hélas, un orage violent viendra fatalement noyer les bureaux de Bruxelles et sortir des Palais nationaux, les autorités d'opérettes, ces dirigeants vendus et corrompus.

Gérard Brazon (Liberté d'expression)

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique étrangère

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Frahenjac 25/05/2016 03:13

Il y a eu magouille!

Epicure 24/05/2016 08:29

les votes par correspondances sontr une escroquerie mais qui n'a pas permlis toutefois à c réer l'écart espéré!!!! 31000 voix sur 900.000 !
Ceci dit: "Gehupf wie gesprungen...." ce sera simplement pour une prochaine fois encore plus radicale! Il faut être patient. Nous attendonsd hier et ce matin sur France Culture depuis 45 ans:
Le mot "tirage au sort" des gestionnaires politiques a été prononcé hier soir vers 19 h ety ce matin Le Ridder B. Couturier et Michaud ont dit ce que moi et vous pensons depuis des décennies! ENFIN.....
Je vous renvoie à Berthold Goldschmist qui a dit quand il fut invité à 91 ans à un Festival berlinois à lui dévoué par de jeunes musiciens qui l'avait redécouvert alors...: "il suffit de savoir attendre, pour la gloire!" (Il avait 91 ans et depuis sa fuite de Berlin en 33 une carrière discrète car post romantique il n'a jamais su être à la mode nouvelle!)