Marine Le Pen à l’Élysée: l’incroyable solution... (Politique fiction par Guillaume Faye) Préface Gérard Brazon

Publié le 4 Mai 2016

Nous savons tous que Marine Le Pen s'est engagée dans une élection qui, si elle aboutit à la victoire des patriotes, fera de sa vie un enfer. Cette femme de courage et de tenacité ne sera pas sorti de l'auberge en entrant à l'Elysée. Même si la soupe y est bonne, les emmerdes y sont nombreuses. Elle y laissera des plumes et probablement des illusions...
 
Nous savons tous aujourd'hui ce que nous aimons dans le programme du FN et les énormes difficultés qu'il y aura pour sa mise en place.
 
D'ailleurs, comme le disait Marie France Garaud, les programmes politiques ne sont que les inventaires de leurs faillites futures. Les réalités politiques, et autres finissent toujours par s'imposer.
Qu'importe, l'essentiel est que la droite nationale soit au pouvoir, que l'élan national soit prioritaire, que la France soit la première préoccupation du Président. Que cette droite gouverne.
 
Je pense que Marine Le Pen sera à la hauteur sur ces sujets. Mais avec quels moyens ? Et surtout avec qui ? C'est ce que développe Guillaume Faye.
 
Gérard Brazon

 

PAR GUILLAUME FAYE

Voici une version de l’article de politique–fiction: Marine Le Pen est élue mais ne choisit pas Florian Philippot comme Premier ministre.

 

Marine Le Pen élue de justesse contre Alain Juppé

Avant les élections: La situation ne fait qu’empirer. La ”crise des migrants” tourne à l’invasion, de nouveaux attentats islamiques ont eu lieu, ainsi que plusieurs émeutes gravissimes impliquant les jeunes des banlieues d’origine immigrée, de plus en plus revendicatifs et travaillés par l’islam radical. La guerre civile ethnique annoncée par de peu recommandables personnages d’ ”extrême droite” semble pointer le bout de son nez. L’idéologie officielle du ”vivre ensemble” s’effondre, comme jadis, ailleurs, celle du ”paradis soviétique”.

 Le chômage, la dette et les déficits sociaux s’accroissent. La situation est hors contrôle. Un basculement de l’opinion se produit avec un glissement de 15% des intentions de vote en faveur du FN. La droite classique (LR et centristes) divisée, a perdu en puissance, surtout avec la comédie de la ”primaire de la droite et du centre” qui a offert le spectacle lamentable d’une querelle d’egos et d’ambitions personnelles.  Ce qui suffit au FN pour percer le ”plafond de verre”, réputé infranchissable : Marine Le Pen est élue. Et le choc traumatise les médias bien pensants, du New York Times à Libération qui titre : « L’horreur ».

 Au premier tour, en effet, elle était arrivée en tête de tous les candidats avec 30% des suffrages ; au second tour, elle a battu d’un cheveu (50,03%)  le candidat de la droite qui a gagné la primaire, un certain Alain Juppé. Elle est donc la première présidente de la République française. Ce qui scandalise aussi bien les féministes de gauche que les musulmans machistes.

 

Pas de vraie majorité, adieu Philippot

Tout d’abord, des manifestations suivies d’émeutes, manipulées par l’extrême gauche et nombre d’organisations musulmanes, éclatent dès le lendemain des résultats de l’élection présidentielle. La rue contre la démocratie, un classique en France. Les élections législatives ont lieu dans un climat de tension insupportable. Les députés FN ou apparentés RBM, (Rassemblement Bleu Marine) n’obtiennent pas la majorité absolue en dépit de l’effet d’entraînement escompté : 86 députés. Pas mal, mais insuffisant. La gauche, toutes listes confondues, est écrasée. La droite LR et centriste est majoritaire mais terriblement divisée. Marie Le Pen est contrainte à la cohabitation avec la ”droite”, mais une droite malade et fracturée.

Depuis qu’elle a été élue, elle est sous le coup d’un choc psychologique. Certains visiteurs du soir, de nouveaux amis, lui ont expliqué que l’application du programme du FN selon la ligne Philippot, notamment sur le plan socio-économique et vis-à-vis de l’euro, serait suicidaire. Et que la partition assimilationniste de cohabitation pacifique avec l’islam est une utopie totalement rejetée par des millions de ses électeurs. Elle change donc radicalement son fusil d’épaule et, contrairement au scénario  précédent, elle ne commet pas l’erreur fatale de nommer Florian Philippot Premier ministre. Quand celui-ci apprend qu’il est écarté, il démissionne avec fracas du Front national. Ce qui est vécu par beaucoup comme un soulagement.   

 

Fillon de nouveau à Matignon

À l’Assemblée nationale, c’est le grenouillage et la recomposition. La droite des Républicains et les députés FN et RBM décident de former une sorte d’entente, style IIIe ou IVe République. Une majorité improbable, floue, fragile  se dessine sans unité programmatique ni idéologique autour de la nouvelle présidente. Marine Le Pen est devant un choix cornélien : qui nommer à Matignon ? Il faut aller vite. Au FN, personne n’a l’expérience pour assurer ce poste et bien peu pour devenir ministres ou peupler les cabinets. C’est alors qu’une idée saugrenue traverse l’esprit de la première femme présidente de la République.  Il lui faut un type à la psychologie duale, viril–soumis, dominant–dominé, ambitieux–obéissant. Ses nouveaux visiteurs du soir lui ont murmuré le nom de la victime.

– Allo, François Fillon ?

–Oui, c’est moi… Il me semble reconnaître votre voix…(petit rire intimidé)

– Comment allez-vous ?

Le Sarthois, ancien Premier ministre humilié par Sarkozy, battu par Juppé à la guignolesque primaire de la droite et du centre, réélu député de Paris, rêvait de cet appel. Il n’ose y croire, Il accepte la proposition de la nouvelle chef d’État : former le gouvernement.

Le calcul de Marine Le Pen, influencée par ses nouveaux conseillers, est d’imposer à François Fillon un pacte, un compromis historique : « je vous laisse mener votre programme de libéralisation massive de l’économie pour relancer l’emploi et en échange je renonce à la sortie de l’euro. Mais j’exige une politique très dure contre l’immigration, contre l’islamisation, et pour le rétablissement de l’Éducation nationale, de la sécurité publique et d’une Justice efficace et dissuasive. De plus, je préférerais une politique étrangère moins atlantiste et tournée vers la Russie  » 

 Depuis l’élection présidentielle et les législatives, un climat de guerre civile larvée s’est installé partout, avec des incidents quotidiens. Pour la première fois, des affrontements ethniques directs ont lieu. Ça chauffe. François Fillon, sentant le vent tourner, accepte le pacte de la présidente Le Pen. Il se jette à l’eau. Sans savoir s’il saura nager.

 

Un gouvernement étrange

Le nouveau gouvernement, très resserré, comprend Gilbert Collard, Garde des Sceaux,   Philippe de Villiers, qui cumule la Culture et l’Éducation nationale, deux anciens du MNR, (et auparavant du FN) Jean-Yves Le Gallou, ministre de la Défense, et Yvan Blot, notoirement russophile, à la tête du Quai d’Orsay. Robert Ménard  est nommé Secrétaire d’État à l’Information. À la tête du ministère de l’Économie et des Finances, François Fillon a exigé un libéral et c’est Bruno Le Maire qui est nommé.  Nadine Morano est mise à la tête d’un Secrétariat d’État  à l’Identité nationale, sous l’autorité du ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux. À part Collard et Ménard, aucun membre du FN ou apparenté RBM ne participe au gouvernement. De même, parmi les membres des cabinets ministériels, on note très peu de membres du FN mais des membres de la droite classique, qui se sont soudain durcis.  Selon une logique humaine, les élites changent de trajectoires en suivant les idées du pouvoir, comme les abeilles en suivant  l’odeur des fleurs.

 

Un référendum sur l’immigration et l’islam

Marine Le Pen décide alors de frapper un grand coup, sur le conseil de ses nouveaux amis : un référendum sur l’immigration et l’islam, qu’elle impose à son Premier ministre qui n’était pas très chaud… Les mesures suivantes – entre autres – sont proposées à l’approbation du peuple : abolition du droit du sol, abolition du regroupement familial, abolition de l’AME (aide médicale d’État pour les clandestins), limitation drastique du droit d’asile, expulsion effective de tous les clandestins et immigrés irréguliers présents sur le territoire ou déboutés du droit d’asile ; cessation de toutes les prestations sociales et médicales pour les étrangers ; expulsion de tous les étrangers condamnés au terme de leur peine ; durcissement considérable des conditions de naturalisation ; suspension des accords de Schengen et rétablissement de tous les contrôles aux frontières avec création d’un corps de gardes–frontières, politique d’immigration zéro, etc.

Concernant l’islam et l’islamisation, le référendum propose des dispositions très dures sur le port du voile, la construction de lieux de culte, le commerce de la viande hallal, les mosquées et les sites internet salafistes, etc.  Le but des mesures proposées est de désamorcer la pompe aspirante de l’immigration invasive, de la décourager ; et de provoquer un mouvement de ”remigration” et, en particulier, de reflux de l’islam.

Bien qu’un tel programme ressemble à tout ce qui se pratique dans 90% des pays du monde,  dont le Japon, on assiste à un tir de barrage de la part de tous les médias bien pensants du système. Les termes de ”populisme”, et très souvent de ”fascisme” sont abondamment employés. Les autorités musulmanes de France font des déclarations scandalisées. Le président du Conseil constitutionnel, Laurent Fabius, déclare (en sortant de son devoir de réserve) que le référendum, prévu pour le premier dimanche de décembre 2017, est illégal et anticonstitutionnel et que ses résultats le seront aussi. La nouvelle présidente de la République lui répond : « le souverain n’est ni moi-même, présidente de la République, ni vous-même, président du Conseil constitutionnel, c’est le peuple ».

Un éditorialiste de Valeurs actuelles, le seul grand hebdomadaire français ”politiquement incorrect”, relève avec audace : « Ce référendum est la dernière chance du peuple français, avant le ”grand remplacement démographique”. Après, il sera trop tard : la France disparaîtra ». De fait, toutes les autorités et associations musulmanes ou ”ethniques” de France, comme le Cran (Conseil représentatif des associations noires, au racisme toléré), ainsi que l’ensemble des forces de l’idéologie dominante, intellectuels, médias, associations, syndicats, etc., lancent un appel solennel pour l’inscription et la mobilisation électorale ”de tous”. Afin « d’empêcher le racisme et l’islamophobie de prendre le pouvoir » Cet appel vise à faire cesser l’abstention électorale massive des Français issus de la  ”diversité” afin de contrer le vote des ”Français de souche”, les petits Blancs racistes…Preuve implicite qu’il s’agit bel et bien d’un enjeu et d’un conflit ethniques.

 

Le début de la guerre civile ?

Dans son bureau de l’hôtel de Matignon, assis devant sa TV, François Fillon, apprend vers 21 h les résultats du référendum : le ”oui” l’emporte à 58 % des voix et la participation électorale atteint 79%, un record.  Marine Le Pen a gagné son pari, mais, en même temps, il a peur. Comment faire appliquer, maintenant, sans casse grave, les mesures prévues par ce référendum ?  Car une énorme minorité s’y oppose…

Le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, vient de lui téléphoner pour l’informer que des ”émeutes très dures” viennent d’éclater dans plusieurs banlieues. Le ministre algérien des Affaires étrangères Ramtane Lamamra a fait une déclaration très ambiguë où il exprime son « inquiétude » après les résultats du référendum et avertit de sa « vigilance ». L’UOIF vient de publier un communiqué sibyllin qui en appelle à« la mobilisation de tous les musulmans de France ».

À 22h, très inquiet, le Premier ministre appelle l’Élysée. Marine Le Pen sent tout de suite, au son de sa voix, qu’il est au bord de la panique. 

– Il va y avoir du sport, madame la présidente…M. Hortefeux me signale que déjà les banlieues s’embrasent. 

– Il faut tenir, monsieur le Premier ministre, il faut gagner la bataille de France, la plus décisive de son histoire.

En raccrochant, après cinq minutes de conversation, François Fillon se demanda s’il allait signer cette nuit même une lettre de démission ou s’il allait entrer dans la bataille. Il se donna jusqu’à minuit pour prendre sa décision.

À Washington, dans l’aile ouest de la Maison Blanche, le conseiller spécial Europe, qui vient d’apprendre les résultats du référendum français, convoque pour le lendemain, à la demande de la présidente Hillary Clinton, une réunion de tous les communicants afin de préparer une déclaration officielle. Il a l’intuition qu’en France des événements capitaux sont en marche ; les États–Unis doivent immédiatement affirmer leur position.  

Rédigé par Gérard Brazon

Commenter cet article