L’islam constitue en soi une menace à l’ordre public Par Karim Ouchikh

Publié le 14 Septembre 2016

 

 

« Oui à la croix et à la kippa, non au voile islamique ! », tel est le titre d’une tribune signée par Karim Ouchikh et publiée fin août chez nos confrères de Boulevard Voltaire. La question du burkini – du voile, de la burqa, etc. – n’est pas autre chose que la question de la place de l’islam en France. 

Par Karim Ouchikh Pdt de SIEL (Souveraineté, Indépendance et Liberté)
 



Présent - Quel est le problème de fond que pose le burkini ?
Karim Ouchikh - Depuis quarante ans, l’islam s’enracine en Europe, plus en France qu’ailleurs du reste. Cette expansion territoriale se manifeste par l’expression de marqueurs identitaires puissants : multiplication des lieux cultu(r)els et du halal, activisme d’associations prosélytes, pratiques vestimentaires ostentatoires… Soit autant de manifestations agressives d’un islam politique désormais décomplexé. Avec la burqa ou le hijab, le burkini se range parmi ces accoutrements islamiques qui sont l’expression moins d’une foi intérieure sincère que d’une volonté de marquer ouvertement son territoire, au nom et pour le compte d’une communauté musulmane qui, dans sa majorité, se mure dans un silence approbateur ; une disposition d’esprit qui est aussi le signe d’une soumission de la femme, cet autre trait culturel qui caractérise spécifiquement les sociétés musulmanes… Ces militants identitaires veulent ainsi imposer un contre-modèle de société, à la fois obscurantiste et régressif, en testant chaque jour notre capacité de résistance collective.

Présent - Comment analysez-vous l’invalidation des arrêtés municipaux interdisant ce vêtement de plage par le Conseil d’Etat ?
Karim Ouchikh - Je soutiens ces maires qui ont eu le courage d’interdire le burkini, en élargissant toutefois cette notion controversée de trouble à l’ordre public fondant en droit les arrêtés municipaux. Ce vêtement doit être prohibé non à cause des risques d’affrontements sur la voie publique, mais parce que cet accoutrement vestimentaire est radicalement étranger à nos modes de vie. Dans cet antagonisme culturel opposant deux rapports au monde, deux conceptions de la dignité humaine, deux visions du respect de la femme, il nous faut absolument défendre notre modèle de civilisation. Je déplore donc la frilosité du Conseil d’Etat qui enferme sa jurisprudence dans une logique trop étroitement protectrice des « droits-de-l’homme » alors que cette juridiction administrative devrait élargir sa conception de l’ordre public à une dimension culturelle. Le respect des modes de vie qui caractérisent la civilisation française – et européenne –, doit devenir un paramètre juridique incontournable pour apprécier la licéité des écarts de conduite adoptés par nombre de fidèles musulmans dans l’espace public. 

Présent - Florian Philippot avait appelé à l’interdiction de tous les signes religieux – voile, kippa, grandes croix – dans l’espace public. Est-ce judicieux ?
Karim Ouchikh - Nos compatriotes doivent prendre la mesure de l’intensité du choc de civilisations. Nous devons être intraitables face aux provocations islamiques. C’est donc un aveu de faiblesse dommageable que de mettre sur un même plan les attributs culturels se rattachant à notre modèle de civilisation avec ceux exprimant un islam conquérant. Catholicisme et judaïsme disposent en France d’une légitimité historique que l’islam ne peut en rien revendiquer. En considération de cette réalité culturelle – qui, du reste, s’applique pareillement en Afrique du nord ou au Moyen-Orient –, je ne peux accepter une interdiction générale et indifférenciée de tous les signes religieux ostensibles qui reviendrait, en pratique, à pénaliser nos compatriotes de confessions chrétienne ou juive, pour répondre aux provocations prosélytes de fidèles musulmans déterminés à imposer, par la peur, l’intimidation ou le « politiquement correct », des repères identitaires anxiogènes qui portent profondément atteinte à la stabilité de notre société. 

Présent - Comment traiter le problème en profondeur ?
Karim Ouchikh - Face aux périls identitaires, j’appelle à un réarmement moral et spirituel de nos compatriotes. Il s’agit de la seule voie permettant de renouer avec la grandeur de la France et de nous immuniser collectivement contre les angoisses culturelles de nos contemporains. Nous devons réinvestir le champ culturel (médias, éducation…) pour faire aimer la France ; non pas en invoquant les « valeurs de la République », mais en retissant, entre les Français, un rapport charnel et authentique avec notre terre et nos morts. Dans cette vaste entreprise d’anamnèse et d’introspection nationale, il nous faudra – parallèlement à la fin de l’immigration et à la mise en place d’une remigration – réhabiliter et protéger nos repères identitaires (notre histoire, nos grands hommes, notre langue, notre art de vivre…). Bien que disposant d’une égalité devant la loi, les religions ne sauraient être égales devant la mémoire historique de notre pays. Je plaide ainsi pour une prééminence du fait chrétien en France qui se traduirait, au plan de l’exercice des cultes et des modes de vie qui s’y rattachent, par un traitement différencié de l’islam qui, aujourd’hui, constitue en soi une menace propre à l’ordre public.

Présent - Il faudrait donc revoir le principe de laïcité, selon vous.
Karim Ouchikh - Oui car tel qu’il est appliqué, cela aboutit en pratique à nier aujourd’hui la dimension chrétienne de notre héritage historique et à livrer à nos compatriotes une vision insipide de notre modèle de société : une impasse identitaire dont nombre de pays ont su se préserver, du Japon aux Etats-Unis, en passant par la Russie ou les pays d’Europe centrale. Je réclame donc une refonte en profondeur de la loi de 1905, mais aussi une adaptation du Préambule de notre Constitution, pour sortir du déni identitaire dans lequel nos idéologiques laïcistes veulent enfermer la France.


Propos recueillis par Louis Lorphelin
louis-lorphelin@present.fr

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Islamisation française

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jean-luc 15/09/2016 15:30

Remigration: voici un mot qui enchante mes oreilles. Que ne l'entend-on plus souvent, accompagné d'actes bien-sûr.