Palestiniens : mauvaise nouvelle pour ceux qui ont la haine d'Israël Par Khaled Abu Toameh

Publié le 16 Septembre 2016

  • Le cheikh Abdallah Tamimi et ses collègues ne croient pas aux boycotts et désinvestissement. Ils sont convaincus qu'on peut parvenir à une véritable paix grâce à un dialogue entre les Palestiniens et tous les Israéliens, pas simplement ceux qui sont associés à la gauche. La gauche israélienne, affirment-ils, n'a pas de monopole pour établir la paix.

  • Pour Abdallah Tamimi, une véritable paix commence entre les peuples, grâce à une coopération économique ainsi qu'une amélioration des conditions de vie des Palestiniens. Ce qui, explique-t-il, est plus important que de parler de l'établissement d'un État palestinien ; une option pas très réaliste dans les circonstances actuelles, estime-t-il. Une notion qui va à l'encontre de ceux qui prônent une « anti-normalisation » et d'autres, en Occident, qui, de toute évidence, agissent contre les véritables intérêts des Palestiniens en promouvant boycott et désinvestissement contre Israël.

  • Un leadership vénal a toujours été la tragédie majeure des Palestiniens. Mais cela a créé un vide qui donne l'occasion à des Palestiniens comme Abdallah Tamimi de chercher d'autres alternatives. Ce qui est bien sûr, une mauvaise nouvelle pour ceux qui ont la haine d'Israël et continuent à espérer pouvoir détruire cet État. La question étant maintenant de savoir qui va l'emporter : les Palestiniens et leurs voisins juifs de Cisjordanie qui veulent vivre en paix ou les militants anti-palestiniens, anti-israéliens, « anti-normalisation », qui cherchent à tout prix à faire dérailler une paix véritable ?

De toute évidence, le cheikh Abdallah Tamimi, qui appartient à un clan influent de Hébron, est un Palestinien extraordinairement courageux et exceptionnel. Sa bravoure ne vient pas du fait qu'il a sauvé un enfant d'une maison en feu et sa singularité ne vient pas du fait qu'il fait don de son salaire à un orphelinat.

Le courage et le caractère exceptionnel d'Ahmed Tamimi se sont manifestés dans un autre domaine : il a récemment pris la parole lors d'un séminaire organisé par des habitants juifs de l'implantation d'Efrat, dans le Gush Etzion ( au sud de Jérusalem). Le séminaire avait cet intitulé : « Relations entre Juifs et Arabes dans le Gush Etzion ». À cet événement assistait un autre Palestinien courageux, Khaled Abu Awwad, Directeur général du Forum Israélo-Palestinien des Familles Endeuillées, une organisation de base, qui encourage la réconciliation comme alternative à la haine et la vengeance.

 

Le cheikh Abdallah Tamimi (à gauche) prend la parole lors d'un séminaire sur les relations entre Juifs et Arabes dans la région du Gush Etzion, le 2 août 2016.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique étrangère

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jean-luc 16/09/2016 14:54

Bien que n'exerçant pas les mêmes fonctions que Yasser Arafat - dont on ne connaîtra jamais l'identité de ses tueurs - souhaitons lui de ne pas subir le même sort.