Donald Trump et le retour de l'Anti-américanisme Européen -Par Soeren Kern

Publié le 23 Novembre 2016

  • La critique européenne de Trump va bien au-delà du simple mécontentement. La condamnation du prochain président révèle un mépris enraciné de longue date pour les États-Unis, et pour les électeurs américains qui ont démocratiquement élu un candidat qui s'est engagé à rétablir la force économique et militaire des Etats Unis.

  • La principale cause du désordre mondial est la carence d'un leadership américain tant sur le sol américain qu'à l'étranger. Les décisions ineptes en série prises par Obama pour réduire l'influence militaire américaine dans le monde ont créé des vides géopolitiques qui ont été comblés par des pays et des idéologies foncièrement hostiles aux intérêts et aux valeurs occidentales.

  • Au cours des soixante-dix dernières années, les États-Unis ont dépensé des centaines de millions de dollars chaque année pour garantir la sécurité allemande. Aujourd'hui, l'Allemagne refuse obstinément d'honorer les engagements qu'elle a pris à l'OTAN d'affecter 2% de son PIB au budget militaire. Les Allemands se disent offensés que Trump leur demande de prendre leur juste part des dépenses consacrées à leur défense.

  • Les erreurs de politique étrangère du président Obama ont rendu l'Europe beaucoup moins sûre qu'il y a huit ans. Mais les élites européennes ont jugé négligeables les faux-pas d'un président qui leur est apparu avant tout comme un « mondialiste » capable de réconcilier les États-Unis avec l'image que les Européens s'en font. Trump, en revanche, est un nationaliste qui veut rendre les Etats-Unis conformes à l'image que les Américains eux-mêmes se font de leur pays - sans se préoccuper de ce que pensent les Européens.

  • L'anti-américanisme des Européens ne peut que croitre à l'avenir, non à cause de Trump ou des politiques qu'il mènera, mais en raison des « mondialistes » européens eux-mêmes. Ces derniers semblent se désespérer de pouvoir sauver une Union européenne en déroute opaque, irresponsable, anti-démocratique, et qui accapare la souveraineté de l'Etat-nation tout en faisant croire qu'elle lui est une alternative.

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Rédigé par Gérard Brazon

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jean-luc 23/11/2016 15:39

Cela me fait penser à la déclaration de la servante Martine congédiée par l'une des "femmes savantes" de Molière: «Qui veut noyer son chien l'accuse de rage.»