Mourir ensemble Par Serge Beth

Publié le 22 Décembre 2016

 

Contraints au "vivre-ensemble" par les élites, jusqu'à la moelle corrompues, prétendant nous imposer leur Ordre nouveau, nous voilà tous condamnés, de Paris à Berlin en passant par Bruxelles, Nice et une multitude d'autres check points, à "mourir-ensemble", la fleur au fusil, sur un tapis de roses parsemé de peluches, de bougies et d'odes à l'humanisme. L'attentat qui, hier soir, a ôté la vie à une dizaine d'innocents et meurtri à jamais la chair d'une cinquantaine d'autres victimes ne doit rien au hasard. Il intervient en Allemagne juste après la tentative avortée d'un gamin de 12 ans s'étant mis en tête de pulvériser à l'explosif un autre théâtre de rassemblement festif.

Il survient au coeur de l'Europe, au pied de l'Eglise du Souvenir la bien-nommée, au centre d'un marché de Noël, à cinq jours de la fête de la Nativité. Il porte tout à la fois atteinte à tout ce qu'exècre l'islam: la paix, l'amour, la fraternité, la chrétienté, l'Occident, ses coutumes, ses traditions, ses symboles, sa civilisation.

Il frappe en plein coeur, en une fois, tout ce qu'il a déjà précédemment, par injection létale ou à doses homéopathiques, inoculé dans les veines du mécréant, celui-là même qui croit naïvement, parce qu'il tend les bras, qu'on va lui offrir en retour les deux joues. L'Europe est le seul continent en permanence accusé du crime de racisme, de xénophobie, d'homophobie ou d'islamophobie alors qu'en réalité elle est de très loin la plus tolérante, la plus compassionnelle et la plus généreuse de toutes les contrées. Combien de temps encore, après les meurtres, les viols et les attentats continuera-t-elle à accepter aveuglément, jusqu'au point de refuser de l'identifier, cette barbarie islamiste? L'Histoire a toujours démontré que, faces aux totalitarismes, ni l'angélisme, ni le pardon, ni la soumission n'étaient la solution.

Il y a quelques années encore, nous attendions Noël comme la venue du petit Jésus, cet instant magique qui, avec ses crèches, ses sapins et ses guirlandes illuminait les visages poupons tout autant qu'il égayait les rides des aïeux.

Il y a quelques années encore, nous pouvions nous rendre en famille, le coeur léger, l'esprit serein au marché et à la messe de Noël pour y célébrer, avec les voisins, les amis la plus belle nuit de l'année.

Il y a quelques années, nous pouvions nous promener en rue, les femmes en jupe, les hommes un petit coup de rouge dans le pif, sans devoir quémander la protection des policiers et des militaires appelés en renfort pour rassurer la population.

Il y a quelques années, nous pouvions circuler partout, librement, à tout moment, du fin fond de nos campagnes au coeur de nos cités comme dans les quartiers les plus défavorisés. Que nous reste-t-il de tout ce bonheur jadis si goulûment partagé? Quel avenir réservons-nous à nos enfants, à nos petits-enfants, à nos arrières petits-enfants si nous ne réalisons pas qu'après les pleurs, les incantations, les prières, les querelles qui s'installent jusqu'au sein même de nos familles, il est temps de réagir. De dire stop.

"L'Europe peut vous aider" dit aujourd'hui à l'adresse des Allemands le président du Conseil européen, l'idiot du grand village. A l'idiot du village, nous disons pour notre part que nous ne voulons plus de cette Europe-là qui, le jour même où à Berlin ses enfants meurent broyés sous les roues d'un fou d'Allah et où à Ankara, un policier turc radicalisé assassine froidement de cinq balles dans le dos un ambassadeur russe en hurlant son allégeance aux islamistes, nous ne voulons plus de cette Europe qui, ce jour-là, prolonge de 6 mois les sanctions contre la Russie, continuant, dans son obstination criminelle, à préférer soutenir Daesh plutôt que le régime syrien et Poutine qui le combattent.

A l'idiot du village, nous disons que nous ne voulons plus de cette Europe sans frontière qui continue à nous imposer une immigration massive alors même qu'elle étouffe déjà dans un noeud inextricable de problèmes d'assimilation.

A l'idiot du village, nous disons que nous ne voulons plus de cette Europe qui prétend débaptiser notre religion, notre existence, nos coutumes, nos racines en effaçant, au nom d'une despotique laïcité, tout signe d'identité chrétienne, comme Noël, ses saints et... ses marchés. A l'idiot du village, nous voulons dire que, cette fois, nous ne contenterons plus de vagues et fausses promesses. Le temps du courage et de la fermeté est arrivé.

Si nos gouvernants, une fois encore, nous trahissent en faisant mine de ne pas comprendre, ils le paieront, au prix fort, de leur tête. Après les Britanniques, les Américains, les Hongrois, les Autrichiens, les Italiens, sans doute, demain, les Français et peut-être les Allemands, il faudra alors massivement transposer dans les urnes sa colère comme son ras-le-bol. Et les envoyer définitivement paître. Il sera alors trop tard, pour eux, de crier haro sur le populisme. Car comme au Royaume-Uni et aux Etats-unis, ils n'auront plus voix au chapitre.

Serge Beth

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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Versaline 23/12/2016 06:17

Bel article que je ne manque pas de partager...

jean-luc 22/12/2016 21:23

Qui peut encore croire en cette Europe corrompue par le fric ? Si, peut-être, les simples d'esprit et ... toute cette faune qui nous envahit.