Les quatre candidats de la peur, face à l’héroïne des patriotes - Par Gérard Brazon

Publié le 22 Mars 2017

A l’heure où j’écris, les médias vrombissent et l’impatience monte nous dit-on. Cinq candidats vont devoir présenter leur programme, débattre et nous rejouer une sorte de primaireQue peut-on attendre de ce débat qui est une première en France. La preuve d’une américanisation rapide de la France.

Macron a 40 ans. Il dira qu’il est un homme neuf, sorti tout droit de la société civile, et refusant la classification socialiste. Diplômé de l’ENA en 2004, il devient inspecteur des finances avant de commencer en 2008 une carrière de banquier d’affaires chez Rothschild & Cie. Membre du Parti socialiste entre 2006 et 2009, il est nommé secrétaire général adjoint de la présidence de la République auprès de François Hollande en 2012 puis ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique en 2014 dans le gouvernement Valls 2. Certes, ces interlocuteurs lui rappelleront d’où il vient. C’est un pur produit de la Hollandie, et de la nomenklatura socialiste. Un banquier, un conseiller particulier de Hollande, un ancien Ministre de l’économie et je me doute que chacun lui rappellera qu’il n’est pas un perdreau de l’année 2017 !

Macron me fait penser à ces personnages de la littérature du 19éme siècle ! Belle gueule, dents longues, une sorte de Julien Sorel, un Rastignac et autres jeunes voulant se faire une place dans le monde. Nos écrivains de cette époque avaient la dent dure, et souvent, leurs héros finissaient mal !

Le mignon de la socia-lie n’est en fait qu’un leurre, une belle histoire, une esbroufe pour les naïfs, une construction « d’élites », ces patrons de presse, un enfant de Bergé, de la finance et de Bruxelles. Bref, un pantin de Bruxelles et du Conseil européen sous le regard de maman Merkel ! Mal conçu au départ, il fit des bourdes. Il est difficile de faire une carrière sans avoir un minimum d’épaisseur, une culture historique, une vision de la France. Dire que la France n’a pas de culture, que l’Algérie fut un crime contre l’humanité, relève au minimum de la bêtise si ce n’est d’un manque de préparation évident. Que va-t-il dire pour se sortir de cette évidence alors même qu’il sera « hors scène » de ses admirateurs.

Le socialisme en action

Mélenchon a 66 ans, et il n’est pas un enfant de chœur ! Membre du Parti socialiste (PS) à partir de 1976, (à 25 ans). Il est successivement élu conseiller municipal de Massy en 1983, conseiller général de l’Essonne en 1985 et sénateur du même département en 1986, réélu en 1995 et 2004 siégeant dans l’opposition. Il fut ministre délégué à l’Enseignement professionnel de 2000 à 2002, auprès du ministre de l’Éducation nationale Jack Lang, dans le gouvernement de cohabitation de Lionel Jospin.

Il va nous mettre en scène les « sans culotte » et se présentera comme l’authentique homme de la révolution de 1789-93. Il oubliera de préciser les cinq jours du massacre de septembre 1992. Les droits de l’Homme, en oubliant Olympe de Gouge, parlera de la Commune de Paris en oubliant ses incendies, détruisant la Mairie de Paris et sa mémoire, les bâtiments et autres Palais comme les Tuileries, etc. Ces admirateurs sont galvanisés par ses prêches, et comme ils n’ont aucune mémoire historique, ils oublient les cent millions de morts produits par le communisme. Il n’y a jamais eu de révolution tranquille. Amoureux de Castro, et de Chavez, il se rêve en Duce sur les estrades. Je connais son discours pour gogos attardés. Benito Mussolini avait le même en 1920 !

Hamon a 50 ans, c’est le bourgeois socialiste par essence. Président du Mouvement des Jeunes socialistes de 1993 à 1995, il est député européen de 2004 à 2009 et porte-parole du Parti socialiste de 2008 à 2012. Élu député de la onzième circonscription des Yvelines en 2012, il est membre du gouvernement du 16 mai 2012 au 25 août 2014, en tant que ministre délégué à l’Économie sociale et solidaire et à la consommation puis ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. C’est le : Je vis dans les beaux quartiers d’Issy Moulineaux dans le 92 mais je suis député dans le 78, circonscription de Trappes. Ma femme est une directrice de haut niveau chez LVMH, un grand groupe qui brasse des milliards d’euros dans le luxe, et cela ne m’interdit pas de vendre ma soupe populaire. Hamon est le prototype même de l’hypocrisie. Il nous fera le discours socialiste par définition et mettra en avant son revenu universel qui ne sortira jamais de sa poche, ni de celle du sac Vuitton de sa chère épouse ! Ce n’est pas cher, c’est l’état qui paie ! Venez chez moi, je rase gratis. Immigrationniste impénitent, il rêve d’une France multiculturelle, il est fier qu’on le surnomme Bilal, considère que le voile et la mini jupe, c’est pareil ! Il n’a surement pas lu le Coran ! J’imagine que tout s’arrête au pied de sa ville ! Chez vous, mais pas chez moi !

Fillon a 63 ans, c’est le cadet de l’ensemble des candidats sur TF1. Sa carrière remonte à des lustres. Entré en politique en tant qu’assistant parlementaire du député Joël Le Theule, il reprend son fief électoral dans la Sarthe, où il exerce, entre 1981 et 2007, les mandats de député, de maire de Sablé-sur-Sarthe, de président du conseil général, puis de sénateur. Après avoir été ministre sous Chirac, il fut le premier ministre de Nicolas Sarkozy !

Toujours second, il se retrouve au feu en première ligne. Il n’a rien d’un baroudeur de droite. Silencieux sous Sarkozy, lâché par les Centristes il y a peu, le voilà de nouveau avec ceux qui l’ont trahi il y a si peu. Que penser d’un homme  qui dit et fait rarement ! Je me souviens de cet homme inaugurant la mosquée d’Argenteuil avec à ses côtés, une gamine entièrement voilée. Il aurait dû partir, il est resté ! A partir de là, tout le reste m’indiffère ! Il est surement l’objet d’une cabale macroniste, et s’est montré maladroit. Il est difficile de passer de second à premier…

Homme de droite dit-il, il sera sans doute l’objet des plus vilaines traîtrises. Comment va-t-il se défendre ?  La pseudo droite a toujours eu le chic d’avoir des responsables qui s’entre-tuent !  Le plus tragique pour cette droite molle, européiste, sans âme, et sans courage est qu’elle perdra l’élection et qu’au lieu de réagir, de se rebiffer, de retrouver ses esprits, elle appellera au contraire, à voter contre Marine Le Pen.

Madame Marine Le Pen ! Elle est ma candidate. Par conséquent, je ne ferai aucun commentaire qui puisse lui nuire, même si je ne suis pas toujours en phase. Car au fond, qu’est-ce qu’un demi morceau de sucre en moins, dans une tasse,  si le café est excellent. Et si certains trouvent que je suis un peu partisan, ils n’ont pas tort, et j’assume.

Gérard Brazon (Liberté d’expression)

Un grand merci à Wikipédia qui m’a permis de relever les carrières des candidats.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française, #Point de vue

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jean-luc 22/03/2017 16:08

"Madame Marine Le Pen ! Elle est ma candidate." La mienne aussi. Et surtout pas de jalousie !

Versaline 22/03/2017 14:47

Moi aussi j'assume comme vous cher Monsieur Brazon ! Nous avons des convictions et nous nous y tenons. Alors que Marine dans la presse bien-pensante était taxée après le débat télévisé, de "sans surprise", parce que fidèle à un programme cohérent, elle a au moins le courage de ne pas aller les cirer les bottes et les babouches de ses adversaires, ni de se compromettre avec des girouettes et des traites pour gagner ses galons de Présidente !