Conflits Internes à la Maison Blanche sur l'Islam, l'Etat islamique, Israël et l'Iran Par Soeren Kern

Publié le 12 Avril 2017

  • La décision de remplacer le lieutenant-général Michael Flynn par le lieutenant-général Herbert Raymond « HR » McMaster au poste de conseiller à la sécurité nationale a enclenché une cascade d'autres nominations qui, loin d'assécher le marais, semblent au contraire le perpétuer.

  • Trump a décidé de conserver Yael Lempert au sein du National Security Council (NSC), une nomination déjà controversée à l'époque d'Obama. Lee Smith, un analyste, a révélé que, selon un ancien haut fonctionnaire de l'administration Clinton, Lempert « est considérée dans le domaine de la politique étrangère comme une gauchiste particulièrement hostile à Israël. »

  • Sahar Nowrouzzadeh, était, sous Obama, directeur du NSC-Iran ; il est maintenant responsable de la planification de la politique pour l'Iran et le golfe Persique au sein du Département d'Etat de Trump. Nowrouzzadeh s'est attelé principalement à négocier l'accord nucléaire avec l'Iran. Nowrouzzadeh était auparavant employé par le Conseil national irano-américain (NIAC), un lobby au service de la dictature islamique en Iran.

  • « En dépit du résultat des dernières élections, les personnes qui gèrent les éléments clés capables de peser sur ces conflits sont celles qui étaient aux commandes déjà sous Obama. Il ne serait pas étonnant que les résultats soient tout aussi catastrophiques. » - Lee Smith, analyste du Moyen-Orient.

Les personnes que le président américain Donald J. Trump a nommé à la direction de son équipe de politique étrangère risquent de lui rendre difficile l'accomplissement de sa promesse inaugurale d'éradiquer le « terrorisme islamique radical de la face de la Terre » - une tâche herculéenne, dans le meilleur des cas.

L'analyse des nominations qui ont eu lieu dans les différents organismes de l'appareil de sécurité nationale des États-Unis montre que les principaux membres de l'équipe de politique étrangère du président ont des opinions pour le moins très divergentes, tant sur la menace représentée par l'islam radical - que sur la nature de l'Islam lui-même. Ces nouveaux responsables sont également en désaccord sur la politique qui doit être menée vis-à-vis de l'Iran, du conflit israélo-arabe, de l'Union européenne, de la Russie, de la globalisation et d'autres questions liées à la sécurité nationale.

Cette politique contradictoire est exacerbée par le fait que des dizaines de postes clés au Pentagone, au Département d'Etat et au sein d'autres agences gouvernementales n'ont pas été pourvus. Avec pour résultat que l'administration s'appuie aujourd'hui sur les piliers de l'administration Obama pour formuler et de mettre en œuvre la politique étrangère des États-Unis.

L'équipe actuelle des conseillers de politique étrangère est globalement divisée en plusieurs factions rivales qui sont autant de fractures idéologiques : hauts fonctionnaires de carrière contre nominations politiques, stratèges civils contre tacticiens militaires, partisans de Trump contre fidèles d'Obama, chercheurs de consensus politiquement correct contre idéologues politiquement incorrects, modérés New Yorkais contre populistes purs et durs, sympathisants palestiniens contre défenseurs d'Israël, partisans de l'Iran contre partisans d'une coalition anti-iranienne - et enfin, ceux qui pensent que l'islam a produit le terrorisme et l'islamisme radical islamique s'opposent à ceux qui affirment avec insistance que l'islam est une religion de paix.

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Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique étrangère

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