Tous contre Marine : les syndicats patronaux, salariés et même Alliance… Par Gérard Brazon

Publié le 27 Avril 2017

Il serait facile de faire des rappels du style « la lutte finale », ou « tous ensemble, tous ensemble » et rappeler à ces syndicalistes qui ils défendent, et pourquoi ils existent.

Que les syndicats patronaux souhaitent la victoire d’Emmanuel Macron n’est pas une surprise. Ils sont dans une logique économique libérale, pour plus de flexibilité, plus de liberté envers un code du travail qui finalement, leur interdit de fait, ce qu’ils aimeraient pouvoir faire dans leur entreprise.

Emmanuel Macron promet une loi sur le travail encore plus destructrice de protection sociale, une remise en cause du droit syndical, des négociations par entreprise plutôt que par branche, avec tous les moyens qui s’offrent aux directeurs des Ressources Humaines pour jouer sur les représentants syndicaux locaux, et leur faire signer des accords sociaux qui ne seront pas forcément du goût des salariés.

Je comprends parfaitement cette logique patronale qui consiste à diminuer les coûts salariaux et à faire peser sur les employés (Ouvriers, Techniciens, Cadres) les paramètres économiques, les ajustements budgétaires, comme l’organisation du travail, la production, les salaires, les horaires de travail, les heures supplémentaires, les primes, etc. Ainsi que les heures relèves et droits des élus.

En lieu et place, une négociation restant prévue, mais pour aboutir sans doute, à boucler les divergences par un référendum d’entreprise, un claquement de porte social, et l’application sous la menace de licenciements. Bref, un risque certain d’accords néfastes pour l’ensemble. Tous ces DRH n’ont jamais été formés pour être des « chefs du personnel » comme hier, mais pour utiliser au mieux, les « ressources humaines » de l’entreprise.

Bien entendu, je ne mets pas dans le même sac, les patrons qui ont misé leur argent, leurs biens, leur famille et qui chaque jour, utilisent au mieux, les salariés comme des humains, et non comme des ressourcescomme des gisements de matières premières, de  vulgaires caisses à outils, ou des citernes à essence !

Il n’en est pas de même pour les syndicats comme SUD, CGT, CFDT, CFTC, FO qui, en appelant pudiquement à « faire barrage » à Marine Le Pen sont dans la logique du coup de fusil dans le pied des « travailleurs » au nom de leur idéologie socialo-communiste !

En appelant à voter Emmanuel Macron, en soulignant le pseudo danger que serait le vote pour Marine Le Pen, ils ont accepté pleinement, en toute conscience, la mainmise du capitalisme, du libéralisme débridé, et ils tendent la main à la commission de Bruxelles qui se félicite qu’Emmanuel Macron puisse être élu président de la République.

Les syndicats dits de salariés, se retrouvent dans un jeu politique trouble, en faveur et aux côtés de la finance, des banques, des grands patrons, et défilent « quelque part », sur les Champs-Élysées, au bras de Laurence Parisot, et de Gattaz, l’une ancienne, et l’autre nouveau chef du MEDEF.

Il faut que les subventions soient importantes, et les situations de ces dirigeants syndicaux confortables, dans leurs beaux bureaux, appartements de fonction et autres avantages en nature comme les voitures et les chauffeurs, pour qu’ils cèdent aussi facilement à la trahison de leurs mandants et autres adhérents. Tout s’achète nous disent les grands patrons ! Il suffit d’y mettre le prix !

Le pire, si c’était encore possible, est le syndicat Alliance Police Nationale qui lui aussi, appelle à voter Emmanuel Macron et « faire barrage au Front National » et ainsi, balayer d’un revers de main méprisant, les souffrances policières.

Il n’est pas inutile de rappeler que les policiers et les gendarmes sont les agents en première ligne face au terrorisme, à la délinquance et aux tracas des juges rouges.

Il est nécessaire de rappeler que tous les agents de l’ordre public, sont les victimes des désordres, du manque de courage, et des abandons réguliers d’autorité, suscités par les politiciens de gauche et de droite durant les quarante dernières années. De Mitterrand à Hollande, en passant par Chirac et Sarkozy. Ils furent toujours des coupables avant d’être des victimes.

Même les morts sont désormais utilisés, comme le dernier tué lâchement par un terroriste islamiste, et à qui les politiques veulent rendre hommage, tout  en soulignant au passage, son homosexualité. Écœurante attitude ! Comme si cela était important, comme si cette mort était plus forte que celles des mères et des pères de familles morts en mission. Des femmes et des hommes  assassinés en service.

Aurait-il eu cet hommage ce policier, s’il n’avait pas été tué juste avant les élections Présidentielles ? S’il n’avait pas été homosexuel ? Permettez-moi, et à mon grand regret, d’en douter. Oui je pense que le pouvoir socialiste, les ministres, le président de la République utilisent les « ressources humaines » jusque dans la mort. Honte à ces idéologues refusant la vérité d’une guerre en France, dont les policiers sont les premiers soldats à en subir les conséquences, en sus des victimes civiles !

Le syndicat Alliance, comme les autres syndicats de salariés, en appelant à voter pour Emmanuel Macron, à faire barrage au Front National, commettent une forfaiture.

Une trahison de tous les salariés en général, et de tous ces policiers et gendarmes. Ceux qui sont morts, comme ceux qui sont en vie, et ceux qui seront présent lors de cet hommage. J’ai honte pour ces dirigeants syndicaux de gauche, qui au mieux, auraient dû s’abstenir de tout commentaire, de tout appel, et laisser les adhérents dans leur ensemble, les policiers, et les gendarmes, libres de leur choix politique !  

Je suis certain que cette attitude les poussera au contraire, à voter pour Marine Le Pen. J’espère que ces syndicalistes paieront un jour la note, par une fuite de leurs adhérents qui ne peuvent pas pardonner cette trahison.

Gérard Brazon

Rédigé par Gérard Brazon

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jean-luc 28/04/2017 14:26

Ne se souvient-on pas d'Edouard Martin, ex délégué syndical CFDT à Arcelor-Mittal Florange qui a abandonné ses fonctions et ses camarades parce que Hollande lui a proposé un poste de député européen ?
Il serait bon de rappeler également de quoi vivent les syndicats français ... pas des cotisations des salariés, je vous rassure.