Des pseudo gaullistes au service d’un chef d’Etat sans profondeur Par Gérard Brazon

Publié le 19 Mai 2017

Paru le 10 mai sur Riposte-Laïque. Pas une virgule à changer.

Dans la rubrique on incendie les idoles que l’on a adorées hier, Marion est mise sur un bûcher. Les Français ont cette faculté de mordre la main qui leur a donné l’espoir, cette nourriture des âmes.

Marion n’est pas Louis XVI, assassiné par Robespierre. Elle a fait à son niveau, le travail qui lui était demandé et à mon avis, elle a fait du bon travail pour l’avoir entendue sur les bancs de l’Assemblée Nationale. Elle s’est donnée. Elle a montré une véritable empathie naturelle envers tous ceux qui l’ont rencontrée. Mais c’est ainsi, les Français détestent aussi facilement qu’ils aiment. Ils changent d’avis au gré du torrent médiatique, et retournent leur veste au moindre changement et délire d’opinion. Le Français est ce citoyen inculte, individualiste, désespérant, indiscernable, changeant, évanescent, et lâche trop souvent. Il est une fumée sans braise, un désespoir permanent qui épuisent tous les amoureux de la France. Est-ce dû à ces Français sous morphine médiatique ? C’est Edgar Quinet qui disait : S’il est difficile d’empêcher de penser les peuples qui y sont accoutumés, il est cent fois plus difficile de forcer à penser ceux qui l’on oublié ou désappris.

Aujourd’hui, c’est Marion qui se retire, hier c’était Marine et son échec aux Présidentielles. L’une parce qu’elle souhaite élever sa petite Nation, sa famille, et l’autre, parce qu’elle a loupé son entretien d’embauche devant la Nation.

Pour avoir eu l’occasion de rencontrer Marion, je peux affirmer que cette femme a du coffre, une empathie naturelle. Intelligente, sensible, au contact facile et sans histoire, vous pouvez véritablement échanger avec elle sans protocole. Bien loin de Madame Le Pen qui, en dehors des rapides photos de groupe, est quasi inabordable pour simplement discuter d’un point. Enfermée en permanence dans sa tour, avec sa garde rapprochée, elle ne répond jamais aux courriers, pas même par l’intermédiaire de son cabinet. Ce qui est d’une impolitesse grave. Vous me direz que Marine, ce n’est pas Marion. C’est bien là la question ! Marion est une femme qui se retire, et tous ceux qui la connaissent, espèrent qu’elle fera comme la mer, seulement le temps d’une marée. Marine, elle, restera,  y compris si la mer éboule la falaise qu’elle aura, sans le comprendre, minée auparavant. Est-ce une qualité ? Un défaut ? Au vu des résultats, encore trop choqué, je vais m’abstenir de répondre.

D’autres m’ont profondément déçu comme Philippe de Villiers, dont le silence fut comme une bombe atomique. Que dire de Monsieur Henri Guaino qui geint aujourd’hui, d’imaginer le nouveau chef de l’état français, s’asseoir sur le fauteuil de De Gaulle. Il est comme ces cuisiniers qui ont laissé le lait déborder, et s’en prennent au commis de cuisine. Il avait sa part à prendre dans ce combat politique.

Est-ce que Marion Maréchal Le Pen aurait tiré des leçons de ces défections, et de ces promesses en chocolat avant de se décider ?

Heureusement, un autre Gaulliste, Nicolas Dupont-Aignan l’a fait. Il s’est mis à dos la moitié de son Conseil Municipal, de ces nabots politiques sans âme, et sans cervelle, afin d’affirmer son soutien à ses idées Gaullistes et patriotes. Ses amis ont tombé le masque.

Christian Vanneste fut lui aussi un de ces rares vrais Gaullistes ayant encore le sens de l’honneur.

Le Gaullisme est une attitude, un combat pour la souveraineté, pour l’indépendance de la France. Il fut un phare dans le monde, pour toutes les Nations non alignées. La France de de Gaulle était respectée et admirée. Elle était crainte aussi. Désormais, elle fait l’objet de moqueries envers ses Présidents, de ricanements sur sa politique, et elle est recouverte de boue par ses choix atlantistes systématiques.

Cette France du général de Gaulle est si loin de l’idée que se fait ce chef de l’état français d’aujourd’hui : une « France forte dans une Europe protectrice« .  A ce paltoquet, de Gaulle aurait répondu que la France n’a pas besoin d’une « Union protectrice », qu’elle se suffit à elle-même, et qu’elle est en capacité de se défendre toute seule. C’est lui qui disait:Tout système qui consisterait à transmettre notre souveraineté à des aréopages internationaux serait incompatible avec les droits et les devoirs de la République

Que de prétendus gaullistes, tels des gastéropodes, aillent ramper aux pieds de Macron, ne peut que révulser n’importe quel gaulliste sincère, des amoureux de la France, tous conscients que celle-ci est avilie par ces gens-là, à commencer par Fillon, Estrosi, Raffarin, Le Maire et autres guignols « Républicains ».

Est-ce à tous ces gens-là, à ces Français aux mœurs douteuses, qu’a songé Marion Maréchal Le Pen, avant de prendre sa décision ?

Sa fille, sa petite Nation comme elle dit, vaut largement les petits intérêts personnels indignes de ces pseudos héritiers de la pensée gaulliste. Ces courtisans sont des rats de fermes, ils n’auront songé durant les quarante dernières années, qu’à uriner et à déféquer sur l’héritage du général de Gaulle, à commencer par Jacques Chirac et sa bande.

Gérard Brazon (Liberté d’expression)

Lorsqu’un gouvernement est dépendant des banquiers pour l’argent, ce sont ces derniers et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation puisque la main qui donne est au-dessus de la main qui reçoit. Napoléon 1er

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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