Le drame permanent des mensonges palestiniens - Par Bassam Tawil

Publié le 30 Juin 2017

  • Pour éviter de s'aliéner l'administration Trump, Abbas et ses acolytes continuent de prétendre qu'ils prennent au sérieux l'idée de conclure une paix avec Israël. C'est pourquoi les représentants d'Abbas évitent soigneusement de critiquer Trump ou ses envoyés.

  • Dès qu'Israël n'accède pas à leur liste de revendications préalables, les Palestiniens l'accusent de « détruire » le processus de paix. Ils justifient ainsi le redoublement de leurs actes de terreur contre les Israéliens. Comme à leur habitude, les Palestiniens plaideront qu'ils auront été forcés de recourir au terrorisme en raison de l'échec d'un énième processus de paix parrainé par les États-Unis.

  • Clairement, Abbas n'a pas les ressources nécessaires pour expliquer aux envoyés américains qu'il ne dispose d'aucun mandat en vue d'accomplir un geste de paix envers Israël. Abbas sait, contrairement aux représentants américains, qu'un pas dans cette direction mettrait un terme à sa carrière, et très probablement à sa vie. Abbas ne veut pas non plus se positionner dans l'histoire palestinienne comme un traître « vendu aux Juifs ». De plus, n'importe lequel de ses successeurs pourrait prétendre, à juste titre, qu'Abbas ayant gouverné au-delà de son mandat électif, tout accord qu'il aurait pu conclure était illégal et illégitime.

Les envoyés américains Jason Greenblatt et Jared Kushner qui se sont entretenus cette semaine à Jérusalem et à Ramallah avec les autorités israéliennes et les dirigeants de l'Autorité palestinienne (AP) pour relancer le processus de paix, ont découvert ce que leurs prédécesseurs envoyés du Moyen-Orient ont appris au cours des deux dernières décennies : l'AP n'a pas, changé, ne peut pas changer, et ne changera pas.

Au cours de leur rencontre avec Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, les deux émissaires américains ont été informés que pour les Palestiniens, la seule solution acceptable était un État indépendant sur les lignes de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale.

 

Jared Kushner (à gauche), conseiller principal du président américain Donald Trump, rencontre le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, le 21 juin 2017 à Ramallah. (Photo de Thaer Ghanaim / PPO via Getty Images)

 

Abbas a aussi tenu à préciser qu'il ne ferait aucune concession sur le « droit au retour » des « réfugiés » palestiniens. Ce qui signifie qu'il réclame un Etat palestinien à côté d'Israël tout en inondant Israël de plusieurs millions de "réfugiés" palestiniens afin qu'il devienne un autre Etat palestinien.

Lors de la réunion, Abbas a également exigé qu'Israël libère tous les prisonniers palestiniens, y compris ceux ayant du sang juif sur les mains. Accord de paix ou pas, chaque libération de terroristes n'a entraîné qu'une seule chose, une recrudescence du terrorisme contre Israël.

Selon Nabil Abu Rudaineh, porte-parole d'Abbas, le président de l'Autorité palestinienne a déclaré à Kushner et Greenblatt qu'une « paix juste et globale devrait être basée sur toutes les résolutions des Nations Unies (concernant le conflit israélo-arabe) et l'Initiative de paix arabe de 2002 ». Traduction : Israël doit se retirer sur les lignes indéfendables de 1967 et autoriser les factions palestiniennes armées à camper sur les collines qui surplombent l'aéroport Ben Gurion et Tel-Aviv.

La position d'Abbas ne diffère en rien de ce qu'a été la politique de l'Autorité palestinienne au cours des deux dernières décennies – les mêmes propositions ont été énoncées à toutes les administrations américaines, à tous les gouvernements israéliens qui se sont succédé ainsi qu'à la communauté internationale.

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Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique étrangère

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