La télévision privée M6 s'intéresse à Puteaux.

Publié le 4 Février 2008

singe_014.gifUn beau matin de la semaine dernière une journaliste me contacte et me demande si je souhaite répondre à quelques questions. Fichtre ! Qui suis-je donc pour susciter cet intérêt ?
« Vous avez un blog sur la ville et nous souhaitons faire un reportage sur les élections de Puteaux » Rendez-vous est donc pris.
Il y a une vingtaine d’années cela aurait fait vibrer mon ego. Là, pas le moindre tressaillement. Étrange lassitude. Coup de vieux peut-être. Simple curiosité.
Il est vrai que les élections de Puteaux ne sont pas ce qui me préoccupe le plus. Il n’y a pas besoin d’être dans le secret des Dieux pour le savoir. Je ne ferais pas partie de la prochaine équipe qui sera élue et gérera la ville. C’est un fait. Chacun sait aussi pour quelle liste je voterai. Information que je n’écris pas sur mon site car, il paraît que cela aurait des conséquences sur les comptes de campagne. Affligeant ! C’est le triste effet de certains adversaires politiques qui refusent à l’avance le jugement du peuple pour ne se référer qu’in fine à celui des juges. En politique, les coups de pieds se font sous la table.
Je rencontre donc ma journaliste de télévision à Neuilly sur Seine et elle me fait le jeu des questions simples et à tiroirs plus ou moins piégées et je lui fais mon jeu de réponses forcément sincères et d’esquives. A la fin de notre entretien je sens bien qu’elle n’est pas satisfaite.
Aurait-elle voulu du croustillant ? Du « people » comme ils disent désormais ? Que voulait-elle finalement ? Moi, je n’avais que ma vérité. Mon regard. Ma perception de cette élection et mes souvenirs de douze années de Conseiller Municipal. Ce qu’elle voulait c’était connaître la situation politique des protagonistes. La possibilité d’un entretien avec Joëlle Ceccaldi-Raynaud comme si je pouvais lui offrir sur un plateau. Et bien entendu, l'inévitable relationnel des Ceccaldi père et fille.
Que pouvais-je lui offrir à cette charmante personne. Rien d’autre qu’une déchirure de l’âme, (Comment filmer cela?). Un séisme dans mes fidélités, un choix après une réflexion rapide forte et dense. Je ne pouvais lui donner que mon sentiment d’un gâchis insondable. Ma méfiance de l’information journalistique. Certainement pas assez pour satisfaire les gloutons de l’audimat. Je suis désolé madame la journaliste. La ville de Puteaux aux yeux des médias semble sentir le soufre. Trop d’articles parlant de Puteaux n’ont guère étaient aimables voire neutres politiquement. Je vous ai parlé de vaccination. Dire ma vérité n’intéresse pas. Pas assez vendeur sûrement.
J’aurai préféré que vous me demandiez si j’avais écris d’autres poèmes ces derniers temps. Pour le coup, j’aurai flippé ! Mais il ne faut pas rêver non plus. Gérard Brazon n’existe pas et la poésie tout le monde s’en moque. A Puteaux comme ailleurs.
Je vous ai revu lors de la dernière séance du Conseil Municipal. Vous m’avez à peine salué. Déjà ailleurs avec votre caméraman. J’ai su que vous aviez eu votre interview avec Monsieur Ceccaldi-Raynaud  et je vous ai vu avec un autre prétendant à la Mairie. Peut-être êtes vous satisfaites finalement ? Je ne le saurais certainement jamais.
Gérard Brazon

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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elisabeth 04/02/2008 21:51

Tu ne rentrais pas dans le moule de ses attentes.... Pas de regrets ? Je pense que tu ne regrettes rien.... Bonne soirée.