17 octobre 1961 : Alger satisfait mais attend plus de Hollande

Publié le 20 Octobre 2012


Rassemblement sur les quais de la Seine, le 17 octobre 2012 (THOMAS SAMSON / AFP)

(La honte d'uune pseudo française Ndlr Gérard Brazon)

C’est bien mais pas assez. Le premier ministre algérien Abdelmalek Sellal a salué mercredi « les bonnes intentions » manifestées par la France pour tourner la page de la répression sanglante de la manifestation du 17 octobre 1961 dont ont été victimes des citoyens algériens, mais sans oublier ces faits. Mais les Algériens attendent des excuses officielles pour les crimes coloniaux.

Le Premier ministre algérien, cité par l’agence officielle APS, a souligné que la visite attendue du président français François Hollande en Algérie dans le courant du mois de décembre prochain constituerait un gage de la volonté de tourner cette page de l’histoire sans toutefois signifier, a-t-il insisté, l’oubli.

François Hollande a déclaré que la France « reconnaît avec lucidité » la « tragédie » qu’a constitué la répression « sanglante » de la manifestation d’Algériens à Paris le 17 octobre 1961, qui avait fait des dizaines et sans doute des centaines de morts.

Les manifestants, qui avaient bravé un couvre-feu imposé en pleine guerre d’Algérie aux « Français musulmans d’Algérie », ont terminé jetés dans la Seine, tués par balle ou morts le crâne fracassé par des manches de pioche ou des crosses de fusil : selon les sources, de plusieurs dizaines à plusieurs centaines de personnes sont mortes au cours de la répression de la manifestation pacifique.

Une première

C’est la première fois qu’un chef d’Etat français reconnait la responsabilité de l’Etat dans la répression d’un événement qui s’est déroulé durant la colonisation de l’Algérie. François Hollande, élu en mai 2012, s’était engagé durant la campagne électorale pour la présidentielle à apaiser les relations entre Paris et Alger.

La visite qu’il doit effectuer en Algérie en décembre constituerait certainement un tournant. Les Algériens attendent du président français qu’il fasse un pas supplémentaire pour une reconnaissance officielle des crimes commis durant l’occupation française de 1830 à 1962.

Le 13 juillet dernier, le président algérien Abdelaziz Bouteflika avait estimé qu’il était temps de faire un examen « lucide et courageux » du passé entre l’Algérie et la France pour renforcer les liens entre les deux pays.

« Un examen lucide et courageux »

Dans un message adressé à François Hollande, à l’occasion de la fête du 14 Juillet, il avait déclaré :

« Les relations entre l’Algérie et la France ont précédé la période coloniale qui a marqué plus particulièrement notre histoire commune et laissé des traces durables chez nos deux peuples. (Chacun se souvient où devrait s'en souvenir que les algérois (car l'Algérie n'existait pas encore) que ceux-ci étaient des esclavagistes, des pilleurs de bateaux et de côtes européennes et que c'est justement pour cela et à la demande du Congrés de Vienne en 1819 qu'Alger fût occupé par les troupês françaises. Ndlr Gérard Brazon)

Les blessures qui en ont résulté pour les Algériens sont profondes, mais nous voulons, comme vous, nous tourner vers le futur et essayer d’en faire un avenir de paix et de prospérité pour les jeunes de nos pays. (Il devrait commencer par partager la richesse de ce pays qu'il n'a pas eu besoin de chercher - merci les "colonisateurs"- pour donner du travail à sa jeunesse qui ne rêve que de l'assistanat français. Nous n'avons aucune honte à avoir désormais. Ndlr Gérard Brazon)

Il est temps pour cela d’exorciser le passé et d’en faire ensemble, dans des cadres appropriés, un examen lucide et courageux qui contribuera à renforcer nos liens d’estime et d’amitié »

La reconnaissance du 17 octobre 1961 est donc un premier pas dans cette direction, selon Alger.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Islamisation française

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Aaron 21/10/2012 16:54


A M.Brazeon:


Merci de vos remarques en fin de paragraphes.Je rajouterai ceci à l'adresse de ce pseudo ministre en réponse à la demande intolérable de son président : "Et puis quoi encore? ".


AUCUNE REPENTANCE POUR L'OEUVRE POSITIVE DE LA PRESENCE FRANCAISE.


A l'attention du président anormal:


Lorsque vous vous rendrez prochainement dans ce pays, n'oubliez pas d'y emmener votre compagne; avec un peu de chance elle plaira à l'un de ces marchands de babouches et vous aurez ainsi réglé
votre petit problème de rivalité féminine.

yves IMBERT 20/10/2012 12:12


Bien évidemment je partage totalement le sentiment de JP et à mon avis un cran au dessus parce que  désormais je suis prêt à dépasser le stade des actions pacifiques car trop bon trop con

jp 20/10/2012 11:14


une honte de voir ses drapeaux sur notre sol ,si ses gens là aiment tant l'algérie,que font ils encore chez nous,mis à par nous pomper du fric,qu'ils dégagent chez eux au bled