Poésie: Rencontre

Publié le 17 Mars 2008

Au hasard d’un soir, un regard qui accroche.
De rien, naît le désir et la complicité.
Sourire silencieux et regards échangés.
undefinedEt cette envie folle de devenir proche.
 
Il lui raconte ses désirs, ses grands rêves.
Elle lui dit son monde aride et sans trèves.
Son combat de chaque jour pour survivre.
D’une vie sans contes et de prince en livre !
Compter, ne pas trop dépenser, économiser.
Une histoire que l’on ne chante pas à la veillée.
 
Maintenant ils sont seuls, tous les deux dans la nuit.
Devant son entrée, il l’a raccompagnée.
Les heures glacées s’écoulent. Ils les ignorent!
Pas envie de se séparer. Rester un peu. Encore !
Passerelle entre deux cœurs et des idées.
 
Elle a de grands yeux pétillants et animés.
Son sourire illumine. Elle semble en paix !
Peut-elle lui dire, le regarder dans les yeux ?
Il semble si proche. Elle ne sait toujours pas,
Si elle le reverra. Mais lui, quand pense t’il ?
A l’aube de ce nouveau jour dans la ville.
 
Il est doux. Envie d’amour et de tendresse !
Désir de sa main chaude comme une caresse.
Mais il n’osera pas ! Peur de tout basculer !
Il faut partir. Demain peut-être, l’appeler ?
 
Puis, reprendre le quotidien abandonné.
Seule, sans rien à partager. A échanger.
Les nuits sont parfois longues et le désir fou.
De la main d’un homme découvrant l’intime.
Pour redevenir, même un instant, un grand nous.
Le perdre pour le retrouver dans la rime
Sentir sa chaleur au creux des reins fatigués.
 
Au hasard d’un soir, un regard qui accroche.
Et cette folle envie de devenir proche.
 
Gérard Brazon

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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