Rubrique poésie: Une conscience qui s'éveille.

Publié le 25 Mars 2008

Prise au fil du pécheur invisible.
Aux filets du chasseur impossible.
Attachée par des liens inexistants.
Dans la plaine ou l’immense océan.

D’une grande ville, d’un appartement.

 

Gibier pour les uns ou  tendre biche.

Sensation de n’être plus qu’une proie.

Que d’autres ont tout décidé pour toi.

Découvrant soudain ta vie en friches.

 

Conscience! D’un univers inconnu.

Solitude devant cette mise à nue.

En te  réveillant d’un si long sommeil.

A l’automne d’une vie vécue sans soleil.

 

Conscience ! De ne plus savoir qui tu es.

Petite chose dans un monde si vaste.

Brindille dans l’immense bourrasque.

Conscience enfin du temps passé.

Sans souvenir et sans jardin secret.

 

Il ne sert à rien de gémir, pleurer.

Regarder derrière et de regretter.

Tu es libre. Car il n’ y a pas de filets.

Pas de pêcheurs, chasseurs pour décider.

Prends ta vie en main et vis ton destin.

Traces ton chemin. Ta vie t’appartient.

 

Ne soit plus gibier ou tendre biche.

Vivre la sensation d’être une proie.

Que les autres décident tout pour toi.

Et ne fassent de ta vie que des friches.

Conscience! Que tu existes désormais.

Et que tu ne dormiras plus jamais.

 

Il vaut mieux être louve que gibier

Dévorer plutôt que d’être mangée.

Etre aimée avant d’être désirée.

Admirée au lieu d’être méprisée.

T’offrir à celui qui t’a mérité.

Choisis en toute conscience. Eveillée !

 

Gérard Brazon
sur un tableau de:
Nicolay Pavlushko

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Michèle 26/03/2008 18:46

Merci Gérard de m'avoir permise de publier ton poème sur mon blog. Malheureusement, je n'ai pas réussi à mettre la même photo que toi (paint) donc j'ai mis une image GIF. Amicalement, Michèle

Chantal 25/03/2008 18:25

Merci pour ce beau moment de poésie...

Martine 25/03/2008 18:21

bravo Gérard, magnifique poésie........tu te laches grave en ce moment.........super!
Bises
Martine

Gérard 25/03/2008 18:16

Chère Elisabeth.
Tu es dure mais réaliste. Bien souvent les femmes comme des hommes traversent la vie sans prendre conscience qu'elle s'écoule plus vite qu'ils ne l'imaginent. Ils pensent qu'ils ont le temps jusqu'au jour où ils ne peuvent plus refaire et recommencer.
Blinder n'est pas le mot que j'utiliserais! Mais nous avons chacun nos mots pour exprimer la lassitude ou le désespoir voire la tristesse.
Tes mots de tes poèmes sont magnifiques!
Bisous Elisabeth

Gérard 25/03/2008 18:11

Chère Michèle!
Je suis content que aimes ce poème! Tu peux même l'éditer en précisant l'auteur et le copyright qui le protège! Ton compliment me touche. Merci encore.

elisabeth 25/03/2008 14:19

Il faut arriver à se reveiller au bout d'un moment, la femme jeune est bien souvent naïve mais avec l'expérience on arrive à se blinder.

Michèle CAILLET 25/03/2008 13:53

Bonjour Gérard,

MAGNIFIQUE ce poème, je vais d'ailleurs le copier afin de pouvoir le lire souvent.

Amicalement,
Michèle