La liberté d'expression est-elle en danger?

Publié le 28 Mars 2008

Dans les années soixante, bien que l’on nous affirme qu’il y a plus de liberté d’expression, plus de liberté de paroles, plus de médias libres. Ce qui se traduit, en réalité, par des animateurs friands de se balader à poil devant les caméras, des commentateurs s’exprimant dans un français limite ou des émissions de téléréalité franchissant allégrement les limites de la vulgarité pour complaire au Dieu audimat et au voyeurisme ambiant.
Des émissions diffusées sous prétexte que le « peuple » aiment ça. Le peuple de Rome aimait regarder la mort des gladiateurs ! Irons-nous jusque là ?

J’ai donc lu avec un profond étonnement les écrits d’un homme, qui fût général, Président de la République, grand écrivain. J’en ai conclu que ses écrits ne pourraient plus être affirmés sans qu’ils ne tombent dans la mélasse du politiquement correct ambiant. Pire, si vous les prononcez, les affirmez sans annoncer qui en est l’auteur, vous risquez d’être l’objet de tous les rapaces et autres professionnels d’associations des « droits-de-l’hommisme » de France et de Navarre !

Imaginez un homme politique qui, en 2008, devant un parterre de journalistes et face à des caméras déclarerait ceci :

 

Tout système qui consisterait à transmettre notre souveraineté à des aréopages internationaux serait incompatible avec les droits et les devoirs de la république.

 

On peut faire des discours sur l’Europe supranationale. Ce n’est pas difficile : il est facile d’être un jean-foutre.

 

Le capitalisme porte en lui-même les motifs d'une insatisfaction massive et perpétuelle  

 

C'est très bien qu'il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu'elle a une vocation universelle. Mais à condition qu'ils restent une petite minorité. Sinon la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine, et de religion chrétienne […]

 

L'intégration, c'est une entourloupe pour permettre que les musulmans qui sont majoritaires en Algérie à dix contre un, se retrouvent minoritaires dans la République française à un contre cinq. C'est un tour de passe-passe puéril! On s'imagine qu'on pourra prendre les Algériens avec cet attrape-couillons? Avez-vous songé que les Arabes se multiplieront par cinq, puis par dix, pendant que la population française restera presque stationnaire? Il y  aurait deux cents, puis quatre cents députés arabes à Paris? Vous voyez un président arabe à l'Elysée ?

 

Cet homme de qualité reconnu par tous, admiré pour son courage, sa discipline, son sens de l’état et de l’honneur, cet homme qui libéra la France, créateur de la cinquième république mais qui refusa sa retraite de Président et ne voulait en aucun cas de passe-droits et de facilités s’appelait… Charles de Gaulle.

 

Après avoir lu ses écrits, vous pouvez désormais mesurer l’abîme qui sépare nos deux époques en terme de Liberté d’expression !

Oh certes, vous trouverez toujours des « bien-pensants » qui vous diront de gré ou de force combien notre époque est merveilleuse et porteuse de richesse, de progrès et de droit à la différence.

Pour autant, que vaut ces droits nouveaux si vous n’avez plus le droit de dire les choses et d’émettre votre pensée même si elle déplaît.

Dire sans vous faire taxer de fasciste au mieux parce que vous ne correspondez pas aux critères définis par la « police de la pensée » !

Il suffit pour s’en convaincre, pour peu que vous y fassiez attention, d’écouter les dialogues des téléfilms français ou américains pour se rendre compte de cette volonté de formater la pensée des français ! Que ce soit sur des sujets de société ou d’histoire ! Les scénarios et les acteurs sont mis à contribution.

vampire-2.gifIl ne se passe plus un jour ou la télévision dite « populaire » ne vous donne pas cette soupe de « pensée unique ».

Sur des sujets sociétaux comme l’éducation des enfants, l’avortement, le racisme, l’euthanasie,  l’homosexualité et l’adoption en général et celle par les homosexuels en particulier, les clandestins dit sans papiers, etc.

Historique, repentante bien sûr, comme la « coupable responsabilité » des français dans l’esclavage, la colonisation, la dernière guerre, etc.

 

Que valent donc ces droits nouveaux ?

Ils ne valent rien, car il n’ y a rien au-delà de la liberté de pensée et d’exprimer librement celle-ci ! Ils ne valent rien si vous ne pouvez argumenter et émettre une vision contraire ! Tout le reste n’est que foutaise dirait le général de Gaulle !

 

« Charles de Gaulle portait en lui le besoin de transformer la confusion en ordre comme tous les hommes de l'Histoire qui ne sont pas des hommes de théâtre » disait André Malraux.

Depuis, combien d’hommes de théâtre avant nous eu à la tête de notre pays et dans les rouages de l’administration d’état ? Bien trop sûrement!

 

Gérard Brazon

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Coups de gueule

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