Rubrique poésie: Un vieillard et ses souvenirs

Publié le 18 Avril 2008

Le vieux Malade


Il était assis au bout de la table. Sa place !

Immuable, installé. Posé là, chaque matin.

Un bol de café refroidit, une tranche de pain.

Ses yeux  mouillés accrochaient l’armoire à glace

En ce miroir emplit d’un passé si lointain.

Son esprit s’évadait. Il avait froid soudain !

Une très vieille photo, sur la commode, lui souriait.

 

Un été, il y a longtemps! Beauté dans les près.

Son rire, de nouveau l’inondait. Eclatait !

Il se souvenait de leur journée. Il tremblait.

La chaleur de son corps, son odeur qu'il aimait.

Elle l’appelait Titus ! Sans qu’il ne sût jamais,

Pourquoi.  Il avait fini par s’y habituer.

Souvenirs ! Ils avaient fait l’amour dans ce prés

Des voix lui parlaient !

Bonjour Monsieur,  s’il vous plaît!

 

Une photo, des souvenirs, et un pauvre lit.

Pourquoi tu es partie? Tu me l’avais promis !

Toi et moi, ensemble. Toi et moi dans la nuit.

Tu me l’avais dit et tu me l’avais promis !

Regarde le ton vieux mari. Abandonné !

J’ai si froid sans toi. Je ne suis plus qu’un paquet !

Je ne sais plus qui je suis. Ni pourquoi je vis.

Tu n’est plus là ma vie, je n'ai même plus d’envie.

Continuer à vivre ? Moi qui suis si fatigué.

 

Je vais vous aider monsieur ! Il faut vous recoucher !   

Attention maintenant,  je vais vous soulever!

Et de solides bras l’arrachèrent à ses pensées.

Refuser?  Ils ne le pouvait plus ! Ni parler.

La bouche mi-ouverte et des mots bavés.

Des mots impossibles. Des mots emprisonnés.

Souffrance, désespoir, envie de pleurer.

Esprit révolter. Derrière un visage figé.

Un triste plafond gris comme seul ciel désormais.

Puis, comme hier, écouter les pas s’éloignaient.

 

De nouveau seul. Si seul depuis qu’elle est partie.

Je ne suis qu’un vieil impotent. Tu le savais !

Tu savais que je voulais mourir avec toi.

Toi et moi, ensemble. Ne plus vivre sans toi !

Tu es partie trop tôt mon cœur ! Tu es partie !

Me laissant seul. Sans même des larmes pour pleurer!

Gérard Brazon

 

 

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Gérard Brazon 21/04/2008 15:04

C'est cette peut de vieillir qui me hante souvent. la baisse de ses moyens physiques, les amis et les amours qui partent avant soi. La solitude et l'ennui. La mort est désirable je pense lors de ces moments terribles.
C'est ce que j'ai voulu dire avec ce poème.
Le thème de la vieillesse est un thème récurent chez moi. C'est la peur qui me fait écrire.
Je t'embrasse Elisabeth. J'espère que tu as passé de bonnes vacances et que tu es toute belle!
Bisous

elisabeth 20/04/2008 23:16

Bonsoir Gérard,
Je suis rentrée de vacances. Ton poème me touche : mon beau père qui est veuf depuis fin décembre ne fait plus rien de ses journées. Certes, il est encore bien alerte pour ses 80 ans mais le décès de sa femme l'a touché si profondément qu'il s'ennuie la journée. Il a bien des voisins qui l'invitent chez eux, il accepte, mais il ne sait pas quoi faire durant la journée. Il a une femme de ménage, mais les mots croisés qu'il aimait tant faire, ne l'intéresse plus, il ne fait pas de sport, il ne fait partie d'aucune association. Il a bien 2 soeurs mais il ne va pas les voir de peur de les déranger..... Bref, c'est pas un bon choix qu'il fait de rester à tourner en rond chez lui.

Michèle CAILLET 19/04/2008 23:18

Gérard,

Et je rajouterai même que cette Suzanne ne doit rien connaître à la poésie pour tout confondre !!!

Alors, ne t'en fais pas pour cette personne, car beaucoup d'autres s'intéressent à tes écrits.

Toujours très amicalement,
Michèle

Gérard Brazon 20/04/2008 11:01


Merci Michèle. Je lui ai laissé un e-mail à son adresse. Je n'ai pas de réponse de sa part. Peut-être s'est elle trompée. Quoiqu'il en soit, elle pourrait au moins s'en excuser.
Bon week-end et encore merci


Michèle CAILLET 19/04/2008 23:09

Je te comprend tout à fait Gérard ... mais laisses tomber ce genre de personnage, calmes-toi et continues à écrire comme tu le fais si bien.

Je t'embrasse.
Amicalement,
Michèle

Michèle CAILLET 19/04/2008 12:14

Encore BRAVO Gérard,

A nouveau, j'ai publié cet écrit sur mon blog.

Je t'embrasse.
Amicalement,
Michèle

Gérard Brazon 19/04/2008 19:00


Merci Michéle. Je n'ai toujours pas de réponse de Suzanne. Cela m'agace grandement que l'on puisse mettre en doute ma paternite sur ce poème. Le seul réconfort est qu'elle pense que c'est
celui d'un "grand poète français"
Je lui ai écris. J'attends sa réponse et ses excuses.


Gérard Brazon 19/04/2008 10:41

A Suzanne.
Je ne sais pas de quel grand poète français vous parlez Suzanne.
A moins que vous pensiez que j'ai écorché mon nom ou imaginiez que ce soit un autre que moi qui est écrit ce poème. Dans le premier cas je suis véxé dans le deuxième je suis fâché.
Tous les poèmes qui sont édités sur ce site le sont sous le nom de leurs auteurs. C'est le minimum mieux, c'est une exigence.
D'ailleurs, ce poème que j'ai écris en 2005 est sous copyright.
Bien à vous Suzanne.
Gérard Brazon

Suzanne 19/04/2008 00:15

Merci de bien vouloir écrire correctement le nom de ce grand poète Français...

Gérard Brazon 20/04/2008 11:04


J'aimerai au moins que vous me donniez une explication sur votre commentaire. Il est insultant pour moi. Est-ce que vous vous en rendez compte.
Gérard Brazon


Antoine 18/04/2008 23:29

Cher monsieur,

je suis trés sensible à ce que vous nous offrez. Merci d'avoir le courage de nous faire partager une facette intime de votre être

Bien à vous