Ce n'est pas mon habitude mais voici un texte d'Yvan Rioufol. Suivi de l'idée que je me fais de la Nation

Publié le 29 Avril 2008

Bonne nouvelle: la nation n'est plus un gros mot. Elle est même en train de s'imposer comme une idée neuve, après avoir été vue comme une régression par les adeptes de l'homme nouveau et de l'universalisme. Ce lundi, dans Le Figaro, l'économiste Jacques Sapir et l'essayiste Guy Sorman la remettent à sa juste place, comme j'ai tenté également de la réhabiliter récemment dans "La fracture identitaire". Sapir: " Je crois que l'on va voir un retour des nations parce que nous sommes face à une crise structurelle. La souveraineté nationale a encore son rôle à jouer, notamment à travers une forme raisonnable de protectionnisme ". Sorman: "La nation est une partie intégrante de la conception libérale du monde présent (...) Il n'y a pas d'incompatibilité entre l'identité nationale et la participation aux affaires du monde" .
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http://blog.lefigaro.fr/rioufol/

Pour ma part la Nation a toujours existé. Notre Nation, notre peuple existe depuis des centaines d'années. Au minimum depuis la bataille de Bouvines qui fût la première bataille "française" en tant que telle.
La Nation française se construisit peu à peu par nos Rois, Empereurs et Républiques même si, en tant que simple amateur en Histoire, j'ai une nette préférence pour l'Empire et particulièrement le second de Napoléon III. Mais le second sans Napoléon 1er n'aurait pu être.
Les Républiques, la troisième qui s'installa subrepticement à une voix près par un amendement astucieux dans une France qui était loin d'être républicaine et la pitoyable quatrième ne sont pas pour moi de grands exemples. Mais à leur actif, et surtout la cinquième à ses débuts, la Nation était reconnue et acceptée en tant que telle.
Un peuple, une communauté de pensée, un désir de vivre ensemble et de partager les mêmes valeurs et la même histoire. Une envie de le faire savoir au monde.
Je passe sur la colonisation qui est devenue un sujet si sensible de nos jours pour des raisons qui seraient incompréhensibles pour le français d'hier.
En effet, c'est une grande erreur que de juger les actes d'hier avec le regard et la connaissance d'aujourd'hui. Les responsables politiques et les citoyens d'hier et de jadis n'étaient pas plus idiots que ceux d'aujourd'hui. Et la colonisation avait hier d'honnêtes raisons même si, aujourd'hui on peut en désapprouver certains aspects!
Pour avoir un peu voyagé en Afrique, je ne suis pas tout à fait certain que les peuples africains colonisés partagent, aujourd'hui, la même opinion que les détracteurs sans nuance de la colonisation en France. Il suffit de voir, sur nos écrans, dans quel bonheur et opulence les africains baignent aujourd'hui après presque 50 ans d'indépendance.
Bien entendu cela ne vaut que pour ma propre perception qui est faillible.
La Nation hélas, après la deuxième guerre mondiale, eut à subir la pression des idéologues internationalistes et communistes. L'idée même de la Nation fût  progressivement décriée et vilipendée voire détestée par ces tenants du progrès socialiste.
Au point que toute personne qui se réclamait de la Nation se voyait automatiquement envoyé dans "l'enfer des nationalistes et des patriotes" et donc, de facto, fasciste. Forcément fasciste! Nouveau mot à la mode quand ce n'était pas tout bonnement nazi. C'est encore la dictature du politiquement correct qui règne encore. Nous sommes moins libre de nos faits, gestes et paroles que dans les années 60 avec la soi disant la dictature du général de Gaulle. Lamentable progrès de notre civilisation.
Ces hommes et ces femmes qui avaient investi l'éducation nationale, les médias et les ministères arrivent enfin, au bout de leur carrière si néfaste pour l'idée de Nation. S'ouvre enfin j'espère aujourd'hui, une nouvelle ère. Un espoir, avec leur départ, de revivifier l'idée même de la Nation. C'est à dire, Liberté, Egalité, Fraternité entre tous sans distinction de race, de couleurs et de religions mais dans le respect absolu de la Nation, de ses règles et de ses lois.

Cette volonté d'annihiler l'idée de la Nation fît de tels dégâts que la France se trouve actuellement au bord d'un gouffre.
Celui de l'oubli qu'elle a d'elle même.
De ce qu'elle a fait, bon ou mauvais dans ses centaines d'années d'existence.
De sa propre existence même en tant que Nation "une et indivisible".
Elle est devant le gouffre du communautarisme. Chacun revendiquant ses pseudos droits de minorité de couleurs et autres et même, pour certains, l'application de lois de religieuses.
La France, la Nation ce n'est pas cela!

La Nation et ses couleurs n'avait plus le droit de s'afficher. Uniquement dans les stades. Et encore!
Pas trop fort et en évitant de chanter ce chant venu de la Révolution: La Marseillaise. La Marseillaise vécut comme une honte. Quel honte...
Tous les autres drapeaux et autres chants nationalistes pouvaient le faire et ne s'en sont pas privés sur les champs Élysée un jour de 1998. Mais pas ceux de la Nation française. Entachés de suspicion qu'ils étaient par certains pourfendeurs internationalistes de gauche.
Alors, je remercie tous ceux qui ont permis que l'idée de la Nation soit de nouveau une idée neuve.
Je remercie tous ceux qui ont permis que la Marseillaise retrouve sa place dans la Nation.
Des remerciements particuliers à Nicolas Sarkozy et à Ségolène Royale (hé oui)  qui ont permis cette renaissance. 
Gérard Brazon


Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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