Joli moi de Mai ?

Publié le 12 Mai 2008

En ce moment, partout l'on nous rebat les oreilles du mois de Mai. Celui de 1968. Un mois libérateur paraît-il!
Le mois d'un combat contre la morale, la pudeur, les flics (CRS = SS : Prouvant en cela qu'ils ignoraient ce qu'étaient la SS ) etc.
Mais quel débâcle dans les esprits.
40 ans après, chacun peu se rendre compte combien ce mois de Mai fût dévastateur pour l'âme française, son histoire en tant que peuple, sa culture et ses valeurs. L'autorité de l'état, des profs, des parents, si détestés autrefois est regrettée désormais par beaucoup y compris par nos bobos des beaux quartiers. (Vous savez, ceux qui s'habillent en pauvres pour faire peuple, qui font la morale à tout le monde surtout si c'est une autorité. Se portent au secours de l'indigent entres deux voyages d'affaires ou autres tournages de films et qui ne mangent que du bio. Surtout le caviar)
Bref, la morale, la discipline, la responsabilité si détestées sont demandées y compris et surtout dans les écoles.
Alors, que s'est-il donc passé? 
Le laxisme, la compréhension, la protestation, la contestation systématique ont finit par paralyser les esprits, annihiler les efforts, saper les devoirs au nom des droits. Ces fameux devoirs qui, au nom de mai 68, ne sont plus les pendants des droits. Car depuis 68, chacun désormais, n'a plus que des droits dans ce pays. C'est bien connu.

Les miens de souvenirs de Mai 68:
La place Saint Paul avait été dévastée pas les étudiants. Les arbres coupés, les bancs arrachés. Le soir j'allais me balader sur les restes des barricades.
Je n'ai rien compris de ces manifs hormis que ces "étudiants étaient des petits salauds de fainéants qui voulaient rien foutre".
C'est à cette époque que j'ai appris que si je voulais perdre mon pucelage il fallait que j'aille à la Sorbonne parque les étudiantes n'étaient pas farouches avec les mômes de 16 ans. Mais j'étais trop crevé le soir pour y aller à moins que ce ne soit la trouille des filles. (Il est vrai que je ne savais même pas comment c'était fait une fille)
Mai 68 c'est aussi la marche de Saint Paul jusqu'au pont de Saint Cloud. Faire du stop pour aller à Chartres voir mes parents. Eux, ils semblaient content de me voir. Enfin je crois.
Mai 68, c'est aussi la marée humaine sur les Champs elysée. J'en faisais partie. Un car passait rue de Rivoli et, au haut parleur, un quidam demandait aux gens s'ils voulaient monter pour aller manifester leur soutien à de Gaulle. Je suis monté dedans... pour voir.
Après la manif, il m'a fallu me taper la route du retour à pieds. A l'époque j'avais la pèche... les kilomètres à pinces ne me faisait pas peur.
J'ai attendu 69 pour me faire dépuceler vraiment. A 17 ans j'en avais marre de me faire plaisir tout seul. Elle en avait 36. Je lui suis encore reconnaissant. Elle doit avoir 75 ans maintenant. Mais c'est une autre histoire... (sourire)
Gérard Brazon  

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Gérard Brazon 18/05/2008 17:27

Oui tout à fait Elisabeth! J'avais trouvé ton idée bonne. A te lire.
Gérard

elisabeth 18/05/2008 16:19

C'est ce que tu avais en commentaire sur ma note "Mon mai 68". Bonne idée !

Gérard Brazon 23/05/2008 08:32



Oui tout à fait Elisabeth! J'avais trouvé ton idée bonne. A te lire. Gérard




Gérard Brazon 13/05/2008 11:07

Cher Frédéric.
J'approuve à 100%. Merci du côté humain. (sourire)

Frédéric Chevalier 12/05/2008 23:41

Cher Gérard,
J'aime bien cette évocation de mai 68. Dommage que vous n'ayez pas profité de la libération sexuelle de cette période :-) Je plaisante, cela ne doit surement pas manquer à votre expérience et vous auriez peut-être goûté prématurément à la pénicilline :-) !

Cet facette de vos souvenirs a au moins l'avantage de mettre un peu d'humain dans votre billet.

Trève de plaisanterie, je crois sincèrement que mai 68 a plombé la France, jusque très récemment. Je l'ai d'ailleurs évoqué dans le plaidoyer en faveur de la politique de Nicolas Sarkozy, publié sur mon blog : "L'autre mérite de Nicolas Sarkozy est d'avoir su faire bouger les lignes avec l'ouverture et d'avoir contribué au renouvellement de la classe politique. C'est lui qui a nommé une jeune femme issue de l'immigration au prestigieux poste de garde des Sceaux. En matière de parité, c'est encore lui qui a choisi des femmes pour la place Beauveau ou Bercy. Avec Laurent Wauquiez, Luc Chatel, Valérie Pécresse, Nathalie Koscisuco-Morizet, Rama Yade ou Fadela Amara, il a fait émerger une nouvelle génération politique qui n'est pas issue de mai 68. Elle comprend assurément mieux les enjeux de la France actuelle à l'intérieur comme à l'international, dans un contexte de mondialisation où les rapports de force ont changé." http://www.fchevalier.fr/2008/05/nicolas-sarkozy.html