1er mai : bleu-blanc-rouge, amour de la France, de son histoire et de son peuple…

Publié le 4 Mai 2013

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Après mon défilé initiatique du 1er mai frontiste de l’an dernier, j’avoue sans complexe y avoir pris un certain goût, savourant dès le saut du lit le plaisir joyeux de pouvoir côtoyer quelques heures durant des gens parlant la même langue que moi, de retrouver mes compatriotes, malgré un ciel bien peu engageant.

Caroline Par Caroline Alamachère

La place du Palais Royal à 9 h du matin est clairsemée de petits groupes aux allures patriotiques, le gros de la troupe se trouvant principalement réuni sous les arcades de la rue de Rivoli. Il est émouvant de voir sous la banderole de la Côte d’Azur les Provençaux s’époumoner d’une même voix que leurs voisins immédiats du Nord-Pas de Calais pour entonner une vibrante Marseillaise.

Serge Moati, le ventre débordant de son long manteau marron joue le réalisateur du film du jour tandis qu’un cordon sécuritaire viril se forme autour de la tête du cortège où se tiennent entre autres Marine, son père, Marion, Valérie Laupies, Gilbert Collard, Fabien Engelmann et Florian Philippot.

Une perceptible cohue règne autour de ce début de cortège avec des bousculades de caméramans et de photographes, professionnels ou amateurs, mon portable valsant même dans les airs à un moment donné tandis qu’une mêlée de match de rugby laisse craindre un instant un début de bastonnade d’objectifs, immédiatement calmée.

Un peu plus tard, la place de l’Opéra est à nous. Ayant abandonné un peu plus tôt le cortège pour récupérer des bonnes places devant la tribune, je suis campée avec mes amis sur un bout de trottoir surélevé, attendant le début des réjouissances devant un gigantesque panneau annonçant la couleur « Le peuple d’abord ». Peu à peu une foule bleu-blanc-rouge se masse et envahit la place, scandant « Mariiiine, on t’aaaaiiime ! ».

Après que les pontes du FN aient pris place devant un parterre enthousiaste, le soleil perce au moment même où la vedette Marine entame un discours nous transportant  dès les premiers mots dans toute sa fougue patriote, agite nos tripes en évoquant la France éternelle, à laquelle le peuple répond en communion « on est chez nous ! ».

Sous les yeux admiratifs et attentifs de sa nièce Marion, elle évoque tour à tour le nombre spectaculaire d’adhésions depuis un an, la nécessité de rassembler sous une même bannière tous les Français, qu’ils soient de métropole, d’outremer ou adoptés mais amoureux sincères de notre terre, le refus de la repentance et la renaissance de la fierté de la nation. Elle est applaudie lorsqu’elle évoque l’immigration de masse en lien avec l’insécurité, le refus du communautarisme, le respect de la laïcité.

Avec un talent d’oratrice inégalable et diablement efficace, elle se lance ensuite dans une longue diatribe contre le système UMPS, condamnant principalement le quinquennat du « crocodile de marigot » Sarkozy, mais plus généralement l’ensemble de l’UMP contre lequel elle garde une dent acérée et rancunière pour lui avoir préféré les voix socialistes à celles de sa propre famille droitière. Elle n’oublie pas d’écorner aussi le quinquennat entamé par Hollande, oubliant cependant de condamner nommément ses ministres les plus détestables, mais également les financiers, la mondialisation esclavagiste et Bruxelles qui par sa politique méprisante emporte les peuples européens dans les « ténèbres ».

A l’évocation de cette première année hollandaise et de ses dérives, le peuple se met à scander en choeur « Hollande démission ! », ce qu’il fera d’ailleurs à plusieurs reprises durant toute cette matinée. Tour à tour sont évoquées les délocalisations, la baisse du pouvoir d’achat, les retraites, l’immigration et l’austérité non pour tous mais seulement pour les pauvres et les classes moyennes.

A la moitié de son discours enfin Marine aborde le communautarisme, le choc des civilisations, les « idéologies fondamentalistes extrémistes ». Je retiens mon souffle. Va-t-elle prononcer le nom de la communauté à laquelle je pense ? J’ai bientôt la réponse… « l’islamisme fondamentaliste »… Certes ce n’est pas encore tout-à-fait l’islam qui est dénoncé mais au moins elle en désigne les fidèles les moins intégrés, les plus intégristes. Applaudissements rassurants dans la foule.

Elle se rappelle une fois encore au bon souvenir de notre fibre patriote, nous rappelle l’indivisibilité et la souveraineté de notre peuple soudé par notre histoire et nos valeurs communes face aux chimères européistes, tandis que décidément en forme la foule scande « on est chez nous ! ». Elle dénonce l’inégalité et l’injustice de droits plus volontiers octroyés aux néo-arrivants prioritairement aux Français, des droits vérifiables et constatables chaque jour pour qui ouvre les yeux. Ne remettant pas en cause la générosité et la solidarité qui sont les nôtres, Marine réclame pourtant le bon sens élémentaire qui veut que la France prenne d’abord soin des Français avant de prendre soin des étrangers. Nourrit-on ses propres enfants en dernier ?

L’absence de déontologie n’est pas en reste dans son discours, d’abord dans les médias réduisant la liberté d’opinion et d’expression à une peau de chagrin, avec ensuite celle de la justice en berne, partialement rendue, faisant dangereusement pencher la balance de la Justice du seul côté gauche au risque de la faire tomber. Le mur de la honte du Syndicat de la Magistrature est hué.

Anticipant une prochaine arrivée au pouvoir, elle promet une justice mieux rendue, plus juste, une liberté garantie sur internet et ailleurs, au contraire des lois liberticides qu’entendent nous imposer les socialistes au pouvoir.

L’émotion m’étreint lorsqu’elle évoque le peuple qui se lève et la « longue cohorte » ininterrompue de nos aïeux partis depuis longtemps, morts pour défendre notre terre et trahis depuis par tant de leurs descendants, et dont la présence en ce jour grossirait à coup sûr nos rangs.

« Tenez bon ! » nous répète-elle, nous enjoignant de ne pas céder au désespoir, de nous rappeler que nous devons être fiers de nous, que nous devons nous relever et qu’ensemble les patriotes finiront par trouver la voie de la victoire.

Après près d’une heure d’un discours revigorant, le public en liesse hurle en conclusion ce mantra « Marine présidente ! » avant d’entamer la Marseillaise.

Au moment où les chefs du parti se lèvent pour quitter la tribune au milieu des ovations, c’est cette fois un spontané et émouvant hommage à la plus jeune et talentueuse de nos députés, la décoiffante et rafraichissante Marion, qui s’exprime avec ferveur et espoir joyeux, tous drapeaux dehors.

En repassant sur la place de l’Opéra une heure et demie plus tard, les affiches de Marine ont été arrachées par des passants. « Le peuple d’abord » est un concept qui, semble-t-il, ne fait plus l’unanimité.

Caroline Alamachère

http://www.youtube.com/watch?v=MK5OTtElT14&feature=player_embedded

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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marco 04/05/2013 17:27


Il ne faut pas s'étonner que des affiches de Marine soient arrachées,la France est encore pleine de ses détracteurs et traitres a la petite semaine qui s'imaginent que leurs petits soucis
prendraient des allures de cata si Le FN venait au pouvoir.Moi,je souhaite qu'il viennent vite et que Marine sache s'entourer de gens compétents,c'est la clé de la réussite de son gouvernement et
la satisfaction du peuple qui n'en peut plus.Quand aux peaux d'harengs anti français,qu'ils prennent garde,la colère du peuple ne saurait les épargner.