2012 : droite, année zéro, par J.F. Touzé - Préface Gérard Brazon

Publié le 20 Novembre 2012

Gérard-France Je viens d'entendre que Jean François Copé avait gagné à 98 voix de différence! Qui peut croire celà? Quel est le militant honnête qui peut avaler cette fable?

 

Lors du reportage sur FR3 d'hier à Nice,(Estrosi favorable à Fillon) le comptage fut arrêté du fait d'une trop grande différence entre les signatures et les enveloppes. C'est du bourrage d'urnes! Belle preuve de l'esprit de démocratie à l'UMP de Nice! Mais ailleurs qu'en est-il?

 

Alors comment ont-ils fait pour déterminer cette nuit le résultat annoncé ce matin! Qu'importe, l'UMP est devenu transparente pour ceux qui veulent bien la regarder telle qu'elle est au fond! Un système plus proche du centralisme démocratique communiste que de la sincère démocratie!

 

Je n'ai qu'un seul commentaire à faire d'autant plus facilement que je ne faisais pas partie à l'époque des militants: l'élection à la Présidence du FN fut moins laborieuse, plus claire et plus sincère!

 

Or aujourd'hui, on compare l'UMP au PS et bien entendu, aucun journaliste ne parle de l'élection à la Présidence du FN car la comparaison ne serait pas à la hauteur et 73% de journalistes seraient obligés d'avaler leur chapeau socialiste!

Puteaux Libre est adepte de la libre expression et Nancy Verdier vous propose l'avis de Jean François Touzé.

 

Gérard Brazon

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Proposé par Nancy Verdier


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Par Jean-François Touzé, Président des Nouveaux Républicains

Nul, si ce n'est la gauche, l'extrême gauche et le Front National, ne peut se réjouir devant le spectacle du gouffre dans lequel vient de glisser, non seulement l'UMP, mais l'ensemble de la droite française.

A vrai dire les ferments du psychodrame qui se déroule aujourd'hui étaient présents dès la constitution de l'UMP, pâté d'alouette chiraquien mêlé de cheval libéral bardé de couenne centriste.

L'existence du RPR et de l'UDF présentait certes l'inconvénient de la confrontation, mais les avantages conjugués de la clarté des appartenances, de l'animation produite par l'émulation et de l'efficacité par le large ratissage du spectre politique droitier compensaient heureusement l'atomisation des structures et les antagonismes contingents.

Il ne faut pas s'étonner dans ces conditions que l'UMP ait, depuis sa création, à peu près perdu toutes les élections, à l'exception notable de la présidentielle de 2007. Quand les convictions fortes ne constituent plus le ciment de l'ensemble, quand aucune cohérence solide n'est garante de l'action quand l'élan collectif est entravé par les divergences, quand aucune personnalité incontestée n'émerge capable comme ce fut le cas - et peut être sera?- avec Nicolas Sarkozy de fédérer et de diriger, seules demeurent alors les rivalités personnelles et les ambitions individuelles qui deviennent l'alpha et l'oméga de l'action partisane.

En ce sens, l'épisode potentiellement explosif de ce dimanche n'est que l'acmé d'un parcours mortifère qui n'a pas, à vrai dire, débuté en 2002.

Que personne, pour autant, ne se désespère. Que personne ne baisse les bras. Le chaos n'aura qu'un temps. L'opposition se reconstruira. Par nécessité autant que par élan vital.
Je forme le voeu que le nouveau président de l'UMP quand il aura été désigné par la commission de contrôle, sache, au plus vite, dépasser les affrontements et s'attelle à la tâche qu'il lui appartiendra alors de mener face au pouvoir socialiste. Ne faisons pas à ce dernier le cadeau de la démobilisation que des états d'âme au demeurant légitimes pourraient engendrer.

Mais cela ne suffira pas. cela ne peut plus suffire. Rien ne peut - rien ne doit- plus être "comme avant".
Loin de la cavalcade des égos, loin des artifices et de la politique spectacle, loin du jeu stérile des partis, c'est dans le rassemblement le plus large que doit se refonder la droite et se constituer un pôle de combat pour le relèvement de la France, de la République et de cette civilisation que porte notre pays au milieu des nations.
Chacun jugera de ce qu'il doit faire.

Il n'y a pas et il n'y aura jamais chez nous de tentation de la division ni de la manoeuvre partisane.
Chacun voit bien pourtant, en ce moment particulier qui relève, il ne faut pas le dissimuler, du désastre, que les conditions de la renaissance ne seront réunies que si ceux qui, dans le désintéressement et le courage, font passer l'amour de la France et l'intérêt supérieur de la Patrie avant toute chose, se regroupent au sein d'une structure commune . Que personne ne voit dans ces mots la volonté de quelle que récupération que ce soit. La danse des sept voiles vers les militants écoeurés, d'autres que nous ne se priveront pas de la faire sans vergogne: ceux là même qui, en mai dernier appelaient à voter blanc, c'est à dire rose, pour faire battre Nicolas Sarkozy.
Notre propos est tout autre. Pour les frontistes d'aujourd'hui, eux qui rient dans les cimetières politiques, il importe de voir la droite anéantie pour se substituer à elle, tout en imposant ses projets économiques aberrants décalqués de ceux de la gauche radicale; sa conception étriquée de la France et sa vision du monde fantasmée.
Il s'agit pour nous bien au contraire d'apporter enfin à la droite la valeur ajoutée programmatique et militante que seuls les patriotes que nous sommes peuvent développer dans une perspective non seulement de reconquête mais de retour durable aux responsabilités et de restauration de l'Etat dans son autorité pleine et entière.
Dans ces conditions, les Nouveaux Républicains vous attendent pour qu'existe et se développe, en partenariat avec l'ensemble de la droite républicaine et en synergie totale avec elle, un grand mouvement intransigeant sur l'essentiel - sens de l'Etat, autorité de la loi, retour à l'esprit des institutions de la Cinquième République, respect de nos modes de vie, de nos valeurs et de nos traditions, fermeté face aux flux migratoires, à la délinquance et au terrorisme, libertés économiques, maintien de notre outil de Défense à un haut niveau, respect de nos alliances occidentales, place de la France dans le monde et constitution d'une Europe politique des Nations continentales-, un mouvement politique indépendant mais indéfectiblement ancré dans le camp des droites, capable de mobiliser les énergies civiques autour d'un axe de stabilité politique et d'affirmer ses convictions dans une volonté d'union nationale pour la France.

Au fond de sa conscience nationale et militante, chacun doit maintenant se poser la question de savoir si il est possible ou non de continuer comme si rien ne s'était passé. Si la réponse est que les choses ne peuvent pas demeurer en l'état sauf à sombrer dans les pires dérives politiciennes et à subir sans fin la loi de l'échec, alors la porte des Nouveaux Républicains est ouverte.

Franchissez la! Et ensemble nous travaillerons au bien commun qui est, au final, l'arrivée d'un des nôtres aux commandes avec la volonté, cette fois, de ne pas fléchir.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Marie-claire Muller 20/11/2012 16:25


Juppé le chiraquien qui a fondé l'UMP ne pouvais transmettre que cette politique de centre gauche,lui et Chirac étant de gauche DES ARRIVISTES COMME MITTERAND!cette fausse droite a trompé le
peuple depuis toujours et entraine avec leurs complices du ps le Pays dans le mur!VIVE MARINE!!!!!!!!!