2012 est déjà dans les esprits des danseurs masqués du Centre et d'ailleurs.

Publié le 17 Avril 2010

La droite est en émoi ? La droite se délite ? La droite implose ? Espérons plutôt que Nicolas Sarkozy s’offre le plaisir de compter ses fidèles! Les vrais, ceux qui n’ont pas d’état d’âme, ceux qui mettent en avant l’intérêt de la France, en lieu et place, de leurs conforts d’élus de la république. Nous assistons des gesticulations de politiciens qui s’inquiètent des résultats des dernières élections régionales. Ils se demandent si le Sarkozysme est mort. S’ils ne devraient pas envisager d’abandonner le bateau et se refaire une virginité sur le mode ce n’est pas moi c’est lui ! Alors certains annoncent une petite musique bien connue comme au Centre. Celle du meilleur placement pour un hypothétique futur !  Sait-on jamais semble être la devise du Nouveau Centre.

Ce parti n’a rien de nouveau hormis le fait d’avoir choisi le camp de la victoire  en 2007. Sinon, il reste fidèle à ses atermoiements habituels. Un pied à gauche, un pied à droite et des amis partout, y compris au MoDem et chez les Radicaux-Socialistes. Après tout, c’est bien au centre que François Mitterrand a trouvé ses supplétifs après les élections de 1988 pour le gouvernement de Michel Rocard.

Ces Centristes ne sont pas des nationalistes comme leurs ancêtres de la 3éme république, pour eux, contrairement aux pères fondateurs des radicaux et autres, le patriotisme est un gros mot.

Ils sont européens et la France, dans leur esprit, est déjà une province de l’Europe. Ils sont pour l’entrée de la Turquie dans cette Europe passoire et sans frontière.  Loin de l’idée que je me fais d’une Europe des états, des nations, basée sur des projets communs, une solidarité économique, sociale et culturelle commune et pourquoi pas une défense commune mais en aucun cas à un abaissement des Nations, de leurs lois, coutumes, identités et cultures en échange d’une pseudo identité européenne à qui l’on refuse même ses racines judéo-chrétienne. (Merci Jacques Chirac)

Revenons à ces petits relâchements des alliés de la majorité de droite. L’UMP leur semble être devenu trop pesant. Ils souhaitent s’en écarter, s'en dissocier. Non pas, disent-ils, pour divorcer (pas encore ?) mais pour mieux rassembler. Ce qui était donc formidable hier ne l’est plus aujourd’hui ! Les régionales sont passées par là et l’inquiétude pointe à l’horizon !

Aucune leçon n’est tirée de ces résultats électoraux, l’abstention est passé sous silence ou presque puisque désormais, c’est la gauche qui a gagné et la droite qui a perdu. Le FN n’est qu’un épiphénomène, une mauvaise humeur de passage, un vote protestataire de franchouillards. Que ce soit la victoire des abstentionnistes n’est plus qu’un mauvais souvenir ! Vite, mettons nous la tête dans le sable, l’orage finira bien par passer.

Les électeurs notent ces discours ! Les abstentionnistes prennent acte et constatent qu’ils avaient bien raison de ne pas se déplacer pour, de toute façon, assister à ces manèges, ces pantalonnades ! Beaucoup, autour de moi, me signifient cet état de chose.  La politique lasse de plus en plus.

Ce n’est pas des politiques comme Laurent Fabius qui les réconcilieront quand ce monsieur affirme, en parlant des retraites des parlementaires sur RMC, sur un ton badin, que ceux-ci ne font pas des fortunes. Lui qui, en tant que président de département, député, ancien ministre et ancien 1er ministre, aura des retraites à vie dont celle de ministre qui se transformera en rentes viagères pour ses héritiers, à sa mort. Songe-t-il, ce bon socialiste, à ces millions de retraités qui ne vivent qu’avec 500 ou 800 € par mois. Ce n’est sans doute qu’une partie de son argent de poche. Car, au-delà des retraites des parlementaires et dirigeants politiques il y a tous ces petits extras de cette nouvelle aristocratie. La voiture, le chauffeur, le logement, les repas, les voyages gratuits en 1er classe et prioritaires sur le tout venant, le téléphone, l’internet, etc.

Pourquoi pas d’ailleurs car leurs fonctions peut nécessiter, voire justifier ces aménagements. Mais pas après qu’ils les aient quitté. Je songe à Monsieur Jack Lang, (l’une des personnalités préférée des français ?) qui, de Suède (en visite ?) se plaint qu’il va lui falloir faire 1200 km en voiture du fait de l’interdiction des vols pour rentrer dans son appartement huppé place des Vosges à Paris. Qu’il ne se plaigne pas trop, il aura probablement un chauffeur et la voiture sera confortable ! Ce ne sera pas le cas de bien d’autres français !

Mais je m’égare encore. Revenons au sujet des amis de l’UMP qui ont du vague à l’âme. Certains nous proposent une candidature pour les présidentielles.

Parmi eux, Monsieur Alain Juppé qui n’a peur de rien nous dit qu’il sera un bon candidat. L’homme le plus intelligent de France, le fils politique préféré de Jacques Chirac, (autre personnalité préférée des français ?), celui qui fût condamné par la justice française se déclare candidat sans rougir.

Monsieur Philippe de Villepin qui dit avoir le regard fixé sur le cul des vaches et non sur celui des courbes des sondages se déclare également. C’est amusant, lui qui n’a jamais été élu nulle part. Il est le produit du chiraquisme le plus absolu. Il a, à son palmarès, le mérite affligeant d’avoir convaincu Jacques Chirac de dissoudre l’assemblée nationale en 1997 avec le résultat que l’on sait. Quel beau candidat nous aurions là !

Et puis les fameux centristes avec Monsieur Hervé Morin, un homme qui doit tout à Nicolas Sarkozy. C’est le bal des amis de toujours. C’est à pleurer.

Le Président Nicolas Sarkozy assiste à ce bal et observe. Nul doute qu’il en tirera des leçons. Espérons qu’elles lui permettront de comprendre qu’il lui faut revenir à ses fondamentaux, à l’homme qu’il était en 2007.

Les élections futures se feront sur l’immigration, l’islamisation rampante, la sécurité des citoyens et des biens, le chômage, la réduction des déficits bien plus que sur le bouclier fiscal ou les taux d’imposition. Ce ne sera certainement pas en faisant des clins d’œil à la gauche et en essayant d’en dévoyer quelques uns.

Je fais partie de ces militants qui n’en peuvent plus d’avoir voté pour un président faisant assauts d’amabilités envers cette gauche qui, en échange, l’incendie partout sur les ondes de radios et de télévision en utilisant parfois, des méthodes plus que limites, liées aux physiques où à sa vie privé par l’intermédiaire de ses affidés habituels du show-biz.  

Je souhaite un véritable retour aux sources, aux valeurs de la droite, à la déculpabilisation de celle-ci. J’aimerai que Nicolas Sarkozy retrouve ses accents premiers et regarde plus à droite afin, justement, de ne pas délaisser son flanc droit.

Sans doute aussi, devrait-il laisser plus de marge de manœuvre au MPF de Philippe de Villiers et s’interroger sur les changements profonds qu’il y aura au Front National à la suite du départ de Jean Marie le Pen. Ce n’est pas en modifiant les règles électorales en interdisant les triangulaires que l’on réhabilitera la politique. A moins que l’on souhaite rester entre soi et mettre le peuple de côté ! Dans ce cas, gare aux retours de bâtons dans la rue.

L’élection de 2012 sera pour la droite une élection des valeurs et non une élection de consensus mou et d’atermoiement permanent. S’il doit y avoir alternance ce que je ne souhaite pas pour la France,  il faudra que les français sachent faire la différence entre la gauche qui applique sa politique jusqu’à l’absurde (voir les 35heures) et une vraien droite. Non pas celle qui s’excuse dès qu’elle gouverne et n’arrive pas à se libérer de ses complexes. J'ai une certitude, l’humanisme n’est pas une valeur uniquement de gauche. Cela se saurait au vu de l’histoire passé et récente.

Gérard Brazon  

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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