Histoire d'une libération, celle de la France!

Publié le 20 Août 2008

Paris martyrisée,
Paris humiliée mais
Paris libérée.

Un homme immense descend l’avenue. Immense par la taille mais aussi par son prestige. Chacun se presse pour le voir, le toucher peut-être ! Si c’est possible.
C’est ainsi, les Parisiens aiment admirer.

L’homme est entouré de ses adjoints. Il semble calme mais surtout satisfait. Il est sur le point de gagner sa bataille. Celle qu’il avait entamée Presque 5 ans auparavant.
A cette époque, le Général de Gaulle était presque seul ! Peu avaient cru en lui.

Il savait qu’il serait la victime expiatoire de beaucoup. Qu’il serait le traître à la patrie ! Il le devint, il fût jugé par contumace et condamné. 

A cette époque, certains décidérent de collaborer comme le Parti communiste Français jusqu’en juin 1941 aprés l'invasion de la Russie soviètique. Maurice Thorez a déserté l’armée en 1939 et se réfugie à Moscou. Il sera condamné à mort pour celà. Jacques Duclos a négocié à la Kommandantur allemande la réapparition du journal l’Humanité interdit par la troisième république du fait de ses prises de positions favorables au pacte de non-agression et de collaboration Staline-Hitler de 1939.
Il y avait aussi les nostalgiques d’une droite nationale qui voyaient en la présence des allemands, la possibilité de mettre en place un régime de type fasciste pour combattre l’internationale socialiste de Staline.
Mais la plupart des Français, abasourdis par la défaite inattendue, attendaient pour voir!


Mais le Général de Gaulle a cette force de caractère gigantesque qui lui assure la certitude qu’il a raison.
André Malraux
disait de lui "il portait en lui le besoin de transformer la confusion en ordre comme tous les hommes de l’Histoire qui ne sont pas des hommes de théâtres ".
Lui disait simplement : " Le caractère c’est d’abord de négliger d’être outragé ou abandonné par les siens. "
Le Général de Gaulle avance sur cette immense avenue. La plus belle du monde disait-on. Il avait négligé d’être outragé car il savait que " La fin de l’espoir est le commencement de la mort ".

Pourtant, rien ne lui fût facile. La France politique acceptait sa nouvelle condition de pays soumis à son occupant. Cette France avait élu un Maréchal de France pour la diriger ou plutôt, le reste des députés et les socialistes du " glorieux " front populaire. Il ne l’acceptait pas ! Il refusait cette allégeance à l’ennemi.  " La France a perdu une bataille mais n’a pas perdu la guerre " disait-il !
Fort de cet immense caractère, il fît appel à tous les Français, de toutes confessions et de tous les partis politiques. La France est occupée ! La France doit être libérée, la France doit retrouver son rang parmi les Nations libres et indépendantes.

Rien ne lui fût épargné non plus.
Il fallait que la France ne cédât jamais sur la question de son indépendance, en quelque occasion qu’elle fût posée. Un pays qui fait la moindre concession sur ce point est perdu. C’est pourquoi, aussi cher que cela nous ait coûté, aussi pénible que cela m’eût été, j’ai toujours répondu par une gifle aux gifles que me donnaient Roosevelt et Churchill ".

Aujourd’hui, le voilà qui salue la foule. Cette France humiliée, cette France libérée. Son message à la radio fût entendu. Les Français écoutèrent et comprirent son message ! " 
Une porte a livré passage à tous les malheurs qui frappèrent la France à travers son histoire ; C’est la porte où avaient fui les enseignements du passé ! "

C’est donc la France, la vraie qui défile en ce grand jour de la Libération de Paris ! Paris redevenue la Capital de la France,

Paris martyrisée
, humiliée qui a pris les armes pour accélérer sa libération.
Paris qui s’offre à ses libérateurs et au premier d’entre eux ; Le général Charles de Gaulle.
C’est à cet homme et à tous ceux qui l’ont suivi dans cette bataille que sont réservés les plus grandes acclamations.
Demain, les temps seront difficiles ! Qu’importe, nous sommes libres aujourd’hui !
Nous le devons à ces hommes qui se sont battus et sont morts pour que France soit de nouveau forte, puissante et rayonnante aux yeux du monde.
Merci à vous compagnons de bonnes et de mauvaises fortunes.
Merci à tous ceux qui ont rejoint le général dans son combat.
A tous ceux qui peu à peu se sont rendus compte qu’il fallait résister et se sont sacrifiés pour la France.
Merci aux morts sur tous les champs de batailles. Français d’outre-mer et Nationaux !
Un grand merci au Général Leclerc qui bravant dans un premier temps les ordres de l'état major américain se porte au secours des émeutiers parisiens.
Merci à vous Général de Gaulle
. Vous avez été grand ! Mieux, vous avez été immense. Vous nous avez évité d'être sous la coupe de l'AMGOT un organisme américain chargé de régler et organiser les affaires françaises après l'armistice. C'est à dire d'être mis sous tutelle étrangère.
Paris s’est libérée par elle-même certes, mais sans ces deux généraux, rien n’aurait pu se faire !

Un mot tout de même pour saluer le geste d'honneur du Général Dietrich von Choltitz gouverneur militaire allemand de la garnison de Paris.
Les Allemands sont encore 20 000 à défendre la capitale. Équipés de chars alors que l'insurrection n'a aucune arme à leur opposer, ils se replient pourtant.
Le gouverneur accepte le cessez-le-feu dans l'après-midi du 19 août. Conscient que la destruction des infrastructures de Paris serait inutile.
Il refusa l'ordre fou de Hitler de détruire Paris.
Un dernier mot pour saluer la détermination de Raoul Nordling diplomate, consul général de Suède. Par ses nombreuses interventions, il a évité de nombreuses exécutions de résistants. En usant de tout son poid auprès de Von Choltitz, il a pu éviter la destruction de Paris. Il fût fait citoyen d'honneur de Paris. 
Gérard Brazon


Il y a des hommes qui traversent l'Histoire comme des comètes et laissent des traces profondes. Le général de Gaulle fût l'un de ses hommes.
On peut dire et médire sur l'homme de 1958, le Président de la République qu'il fût par la suite mais, cet homme a aimé la France. Il l'a aimé bien plus que lui-même. (Pour l'anecdote, Il refusa sa retraite de Président de la République arguant que celle de Général lui suffisait). Ses successeurs n'ont pas eu cette élégance loin s'en faut.
Il est regrettable que ceux qui en parlent aujourd'hui avec nostalgie ne soient pas en capacité de suivre son enseignement, d'avoir sa vision de la France.
Il n'aurait sûrement pas abandonné des pans entiers de notre souveraineté. "
Il n'était pas un homme de théatre"
La France libre et indépendante voulait dire quelque chose pour lui! C'est cet homme que je veux encore saluer bien bas aujourd'hui.
G.B
En savoir plus: http://www.gaullisme.biz/article-22026365-6.html

Rédigé par Gérard Brazon

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