Rubrique Poésie: Sonnet à mon arrière grand mère. Fin 19em siècle

Publié le 13 Octobre 2008

Mon arrière grand-mère

 

Il était beau, il était si gentil,

Avait de jolis mots et tout promis.

Alors, c’est entre deux ballots de foin,

Fougueux, il démontra son Valentin.

 

Elle avait tant cru à un mariage,

Avant qu’elle ne cesse d’être sage.

Mais depuis les foins, elle n’est plus vierge.

Il lui a dit d’allumer un cierge.

 

Alors seule, elle a fait son petit.

Un mignon de tendresse. Que pour elle!

Puisque le beau gars, son père est parti.

 

Parti bien loin, laissant la pucelle.

De fille de ferme, en fille mère.

Pour aller courir les demoiselles.
Gérard Brazon 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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LIZOTCHKA 21/10/2008 10:11

D'accord avec le commentaire d'Elisabeth, mais notre époque, grâce à Dieu, accepte mieux une telle situation. Les femmes sont plus indépendantes.

elisabeth 17/10/2008 15:00

A notre époque, si elle avait vécu, elle aurait certainement trouvé le même gars. Car on change d'époque mais on ne change pas la nature de l'Homme. J'ai aimé ton poème, bien écrit. Bon week end.