Politique: Ségolène Royal rêve d’un nouveau « Front populaire » !

Publié le 17 Novembre 2008

Faut-il rappeler, à cette femme politique qui a fait l’ENA, que le front populaire fût suivi de la deuxième guerre mondial.

En effet, pendant que le parti socialiste de l’époque et le parti communiste mettaient la France en ébullition d’autres s’armaient !
Certes, les époques ne sont pas les mêmes fort heureusement mais la guerre économique est là, bien présente !
Les dégâts ne se comptent pas en morts sur le terrain des combats idéologiques ou militaires. Les morts sont les entreprises qui ferment, les délocalisations, le chômage et la misère qui s’installent dans nos rues et sous les ponts.
Les ennemis sont des puissances qui nous envahissent de produits "bon marché" issus d’économies dynamiques qui ne sont pas alourdies par des charges sociales. Les armes ne sont pas des chars d’assauts, des avions puissamment armées, des troupes aguerris mais des consommateurs à la recherche du meilleur produit pour le prix le moins cher.
A qui la faute ?
Aux européens qui n’ont pas mis de barrières douanières efficaces ?
Aux choix politiques de tout laisser entrer sans contre partie ?
En fait, comment lutter contre un pays comme la Chine qui paye ses ouvriers avec un lance pierre et n’offre aucune couverture sociale ?
Le capitalisme le plus dur est en Chine en ce moment. Pays que Sainte Ségolène admirait il y a peu et particulièrement sa justice!
Le capitalisme violent est dans ces pays qui produisent à bas prix des produits de bonne qualité que nous nous arrachons dans nos magasins. Des pays qui ne répartissent pas la richesse vers les créateurs de ces produits : Les ouvriers, les techniciens, les ingénieurs, etc. Si un combat devait se faire c’est bien celui de la lutte contre ce nouveau capitalisme. Ce capitalisme féroce qui rappelle celui de Guizot !
Et s’il faut mettre en place un peu de protectionnisme  alors faisons-le comme les Etats–Unis savent le faire quand le besoin s'en fait sentir!!
Mais en France, tout est franco-français ! Nous sommes toujours sur le registre de la révolution. Les bourgeois ne sont pas toujours ceux que l’on imaginent.
Quand une entreprise comme Air France-KLM fait face à une grève qui lui coûte plus de 100 millions d’euros il ne faut pas s’attendre à ce qu’Air France-KLM  aille bien.
Une grève de pilotes gagnant 15000 €uros par mois. C’est la France d’aujourd’hui ! Ce n’est pas une critique mais un constat. Il ne faut pas perdre de vue que des personnes ne gagnent que 900€ par mois ! La lutte syndicale n’interdit pas la décence.
Pourquoi seulement 900€ par mois ? Est-ce parce que les salariés sont entre les mains d’un patronat suceur du sang de la classe ouvrière ?
Est-ce aussi parce que des PME-PMI n’arrivent plus à boucler les fins de mois ? Les deux sans doute !
Pourquoi des prix en hausse quand le pétrole, les céréales, les matières premières en générales sont en hausse et une baisse à pas comptés quand le prix de ses matières premières chutent. Comme l’essence actuellement ou le pain.
Alors faut-il un « Front populaire » ! Des luttes sociales pour obtenir de nouveaux droits sociaux ? Comment être contre ?
Mais comment accepter que l’idéologie prenne le pas sur le pragmatisme et la réalité économique. Faudra t’il  un choc économique  violent, des entreprises licenciant, délocalisant à tour de bras pour qu’enfin nos socialistes prennent conscience qu’ils se trompent de combat ! Que l’ennemi de classe n’est plus celui qu’ils s’imaginent.
L’heure n’est pas au front populaire surtout pas mais à la mobilisation générale des troupes pour faire face à une bataille économique jamais vu et qui va faire d’énormes dégâts sociaux.
Ce n’est pas d’exiger plus et toute suite et faire comme d’habitude, comme en 1940 pour les socialistes de l’époque. Lorsque la situation est devenue dramatique, ils laissèrent les rennes à Pétain. 
Le temps n’est plus seulement à la lutte contre les inégalités mais aussi à la protection des entreprises et des emplois qui vont avec. Au droit sociaux bien sûr mais surtout au pragmatisme et au réalisme.
Le terrain de bataille se situe sur le terrain économique et les socialistes seront toujours en retard d’une guerre.

Gérard Brazon. 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Gérard Brazon 18/11/2008 19:56

Qui vous parle de Léon Blum?
Quel rapport avec les attaques antisémites?
Vous venez de faire la preuve que l'histoire récité depuis 1945 est à vos yeux intouchable.
Pourquoi ne répondez-vous pas sur l'insconcience du "Front populaire"?
Pourquoi ne dites-vous rien sur le fait que ce sont les Socialistes qui donnèrent le pouvoir au Maréchal Pétain.
A cette époque, il y avait des gouvernements qui ne duraient que quelques semaines! Une troisième république déliquescente ou les radicaux-socialistes faisaient la pluie et le beau temps au détriment de la France. Ce n'étaient pas les mêmes hommes mais les mêmes partis. Un jeu de rôle de quelques jours à quelques semaines. Pitoyable.
Qui vous dit que je hais la gauche? le mot est trop fort. Je considère qu'ils refusent leurs responsabilité historiques. Ce n'est pas la même chose!
Pourquoi parler de la violence de la Droite en occultant la violence de la Gauche.
Pourquoi donc le mal serait-il donc exclusivement à Droite et le bien définitevement à Gauche.
Innocents les communistes? Lénine, Trosky, Staline et les "idiots utiles français de gauche comme les appelait Lénine?
Je n'ai pas de devancier à Droite! Je ne me reconnais pas dans Charles Maurras comme François Mitterrand à cette époque! Lui qui fût décoré de la francisque par Pétain fût le premier président de la république socialiste! Ni dans la cagoule!
Je suis de mon époque pas des années trente.
Pour autant, l'histoire doit-être pour nous une bougie pour éclairer notre chemin. Toute l'histoire y compris Doriot qui fût un élu communiste et créa le premier parti fasciste français. Les chiens ne font pas des chats.
Pourquoi ce silence sur Thorez déserteur, condamné à mort et grâcié par de Gaulle
Pourquoi ne rien dire sur la collaboration du parti communiste avec l'allemagne nazie.
Silence toujours!
Mais grand bruit et agitation pour parler d'un homme que je n'avais pas cité: Léon Blum.
Alors je me répète:
C'est le Front Populaire" évoqué par Ségolène Royal qui m'interpelle. La situation économique ne s'y prète pas.
La France aurait dû être plus exigeante, plus forte envers Hitler. Au lieu de ça, les troupes sociales défilaient dans les rues de Paris!
A Nuremberg, c'était les troupes militaire. Au yeux de tous.
C'est ce paralléle que je soulignais. Une situation! Pas Léon Blum pour mieux éteindre comme vous le faîte la réalité historique!
Le pouvoir a été donné à Pétain par un parlement de gauche! C'est un fait...

J. F. Launay 18/11/2008 18:21

Avant de donner des leçons d'histoire, il faudrait lé réviser : le gouvernement Blum a duré un peu plus d'un an (mai 36 à juin 37), donc lui imputer la guerre est quelque peu tendancieux et affirmer qu'il a passé le relai à Pétain est une contre-vérité.
En revanche il a été une véritable embellie pour la classe ouvrière, ne serait-ce que par l'instauration des congés payés. Et pour la gauche - que vous haïssez comme vos devanciers des années trente - il représente un symbole ne serait-ce que parce que c'était la première fois qu'un gouvernement était présidé par un socialiste, Léon Blum qui fut victime d'attaques antisémites inouïes. La violence de cette droite était telle qu'elle ferait passer Frédéric Lefebvre, le pitbull de l'UMP, pour un gentil toutou.