Politique: Un débat passionnant hier soir au Winston de Neuilly.

Publié le 28 Novembre 2008

Hier soir, eut lieu « un café politique » au Winston de Neuilly! 

 

Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, en était l’invité vedette.

Je suis arrivé à 18h30 comme prévu et déjà, la salle était bondée ! A se demander à quelle heure il faut arriver pour avoir une place assise !

   

Après les présentations d’Henri Guaino par Jean Sarkozy, ce Conseiller spécial entra dans le vif du sujet en nous donnant son sentiment sur la crise financière, sur l’Europe (pour laquelle il avait voté Non au référendum de Maastricht) et sur la politique comme "outil d’espérance" par rapport au « déterminisme » !

Jusqu’ici, le déterminisme était pour moi, une façon d’expliquer l’avancée différente des peuples, les uns par rapport aux autres, suivant en cela la logique de René Grousset auteur du « Bilan de l’Histoire ».

Avec Henri Guaino je découvre que le déterminisme, vu sous son angle, serait plutôt paralysante pour les acteurs souhaitant une vie politique active.

Il nous expliqua la politique réinvestissant les rouages grippés de l’état. Un état ou les hommes de l’ancien pouvoir pensaient que « l’état ne pouvait pas tout faire !» Que « les français sont ingouvernables ».

Je me suis souvenu de cette phrase de François Mitterrand disant à propos du chômage, presque en s’excusant, « Tout a été fait » ! Henri Guaino affirme: « Alors pourquoi vouloir gouverner ?  »

 

Il nous a dit tout l’enthousiasme qu’il avait de travailler avec un homme, un Président de la République comme Nicolas Sarkozy qui avait en quelque sorte redonné la parole « au peuple » et remis celui-ci au centre de l’intérêt politique par rapport aux tenants de « la pensée unique ».

Moi qui ais une sainte horreur de la pensée unique, je buvais du petit lait !

Redonner la parole à ces citoyens qui "travaillaient et se levaient tôt" mis en parallèle avec l’intelligentsia politique de l’état et des médias sclérosés dans le « déterminisme ». Comprendre : Il n’y a rien que l’on puisse faire hormis, l’accompagnement et encore, à la marge !

 

Donc, l’action politique fût au centre de son discours !

L’action politique comme moteur des réformes,

l’action politique comme propulseur de la volonté de changement !

 

Quelques exemples de cette action politique en mouvement.

- Action politique : La crise financière, un gouffre auprès duquel nous sommes passés et qui aura des répercussions dans les semaines qui viennent. Une crise dont les effets sont bien plus grave que celle de 1929. C’est par l’action politique de Nicolas Sarkozy, ses déplacements, ses rencontres au plus haut niveau, les décisions prisent pour limiter les dégâts, rassurer et engager l’état. Faire bouger la BCE (Banque Central Européenne), le G20 enfin pour que les pays les plus riches s’engagent vers des réformes du système financier, etc.

Le déterminisme n’aurait fait que constater l’échec et aurait abouti à l’implosion des banques et des conséquences pour tous les épargnants et les entreprises !

- Action politique : Sur l’Union méditerranéenne. Pour la première fois des pays arabes et du moyen orient accepte de travailler avec Israël.

- Action politique : La guerre Russo-géorgienne. Si la présidence européenne française avait respecté les règles en convoquant d’abord les instances avant de rencontrer les Russes à Moscou et les Géorgiens à Tbilissi, la Géorgie n’existerait plus !

 

Puis après ce monologue très passionnant il se prêta au jeu des questions-réponses.

A ce propos, je lui suis gré de n’avoir pas abondé dans le sens d’un militant de Neuilly prompte à contester les « conservatismes » syndicaux et les mouvements de défenses. Mieux, Henri Guaino a trouvé cela somme toutes très naturel ces mouvements pour des syndicats en charge de l’intérêt de leurs mandants ! Comme quoi les conservateurs sont partout y compris en nous-même!

Pour autant, ne doit-on pas faire de réformes ?

Déterminisme ou action politique ?

Nous connaissons désormais la réponse.

Ont suivi les questions sur les banques, les acteurs financiers, le devenir, etc.

Ce débat fût riche à titre personnel et fort intéressant ! Cette formule de « café politique » est une bonne formule qui malheureusement est victime de son succès car, il y avait foule dans ce café et même si le Winston de Neuilly est grand il ne peut contenir qu’un nombre forcement limité de personnes 

J'espère que cet homme d'exeption  aura le temps et l'occasion de passer par Puteaux et qu'un "café politique" pourra se faire.

 

Gérard Brazon

L'homme n'a pas sa langue dans la poche:

En tournée hyperpromotionnelle pour son dernier livre "Ce grand corps à la renverse" (Grasset), Bernard-Henri Lévy s'en est pris vertement, ce mardi matin sur France Inter, à Henri Guaino en le qualifiant à trois reprises de "raciste".

Interrogé par Rue89, le conseiller spécial du président de la République lui a toutefois rendu la pareille, en précisant "vous pouvez l'écrire" :
"Ce petit con prétentieux ne m'intéresse pas. Qui est-il donc ? Qu'a-t-il fait dans sa vie de si extraordinaire pour se permettre de juger comme ça ? Je n'ai jamais rencontré BHL. Il ne m'aime pas, moi non plus. Il n'aime pas la France, moi si. Il a la bave aux lèvres, avec la haine qui suinte de partout."

 

Principal reproche de BHL à Guaino : avoir écrit le discours que Nicolas Sarkozy a prononcé à Dakar le 26 juillet. Un discours dans lequel le Président accusait \"l'homme africain\" d'être un frein au développement du continent :

 

Un post scritum en forme d'hommage et coup de chapeau.

Henri Guaino, né le 11 mars 1957 à Arles, il n'a pas connu son père. Il est élevé par sa mère, femme de ménage, et par sa grand-mère. Il est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris.

source:   http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Guaino

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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